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22/06/2010

Quel est votre gâteau préféré ? (plaisir gourmand du 21 juin)

Lundi soir, à l'écart de la Fête de la Musique, j'animais une conférence-cocktail sur le thème "La gourmandise ne fait pas grossir !". Cela se passait à l'initiative de "Bamboo au féminin" , club de femmes créé par Axèle Lofficial, coach-formatrice, directrice de Bamboo Conseil, qui aide les femmes à "réussir professionnellement tout en s'épanouissant personnellement". Une vingtaine de femmes cadres, avocates, ...  étaient réunies. Je crois qu'elles ont apprécié d'entendre un discours différent du courant dominant sur l'alimentation, la minceur, les régimes, ... Elles ont déploré notamment le poids de cet environnement sur les jeunes ados qui se soucient de plus en plus tôt de leur poids alors que tout va bien. Je les ai encouragées à se faire plaisir au cours des repas et à manger avec plus d'attention, ce qui est possible même quand on a un emploi du temps très chargé. Un cocktail était ensuite proposé, où certaines ont tout de suite mis à profit ce qu'elles avaient entendu.

J'ai finalement assez peu profité moi-même des petits fours salés car j'ai été prise par de nombreuses conversations très intéressantes. Mais au dessert, je me suis régalée de trois petits éclairs au café. C'est sans doute un de mes gâteaux préférés, avec la tarte aux pommes ou aux prunes, le Paris-Brest, ... Et ce n'est pas si simple de trouver de bons éclairs au café car il faut une équilibre subtil entre le sucre du glacage, l'amertume de la crème au café, une pâte à choux moelleuse mais pas trop ramollie, ... Sur ce sujet, j'attends avec impatience l'avis des très gourmands Raids Patissiers pour dénicher les meilleurs de Paris ! D'autres préfèrent le mille-feuilles, la tarte au chocolat, le baba au rhum, ... Et vous, avez-vous un gâteau préféré ?

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.

 

19/06/2010

Stop à l'affichage des calories !

Je viens de lire avec un certain effarement, dans le journal professionnel l'Hôtellerie-Restauration, qu'un des points clés du plan d'action anti-obésité aux Etats-Unis allait passer par l'affichage des calories sur les menus des restaurants. L'affichage obligatoire des calories s'appliquera aux fast-foods, aux chaînes possédant au moins vingt restaurants  et aux distributeurs automatiques. Avant peut-être une prochaine étape plus globale. Les pouvoirs publics pensent sans doute que cela va participer à l'éducation nutritionnelle des Américains. Pour ma part, je ne pense vraiment pas que cela va faire progresser la lutte contre l'obésité. Comme si les Américains ignoraient que des frites sont plus caloriques que des carottes bouillies !

Se mettre à compter les calories de tout ce qu'on mange est un très gros travail. Du coup, les voir ponctuellement sur un menu n'est pas d'une grande utilité, sauf à vouloir comparer des plats entre eux. Ce qui pourrait en diaboliser certains. Pourquoi ? Imaginons que je sois devant un menu. J'hésite entre deux plats, l'un me tente davantage mais il est plus riche en caloriees :

- soit je prends le plat le plus calorique. Il est possible que j'ai une certaine culpabilité en arrière-plan, qui m'empêchera de le savourer pleinement. 

- soit je choisis le plat le moins calorique. Je suis frustré(e), je me situe dans une logique de restriction et je risque fort de craquer à un autre moment.

Fotolia_2873732_XS_© Alexandra Thompson.jpg
Serait-elle vraiment plus avancée si elle connaissait leur apport calorique ?

De plus, les calories sont une notion simpliste qui ne tient pas compte de la composition nutritionnelle des aliments : compter les calories ne garantit en aucun cas d'avoir une alimentation variée et équilibrée.

Un peu agacée par cet article, je suis allée faire un tour sur le web. Quelques études ont été menées notamment dans des villes comme New York où cette règlementation est en place depuis 2008. Les études sont assez hétérogènes mais les bénéfices ne semblent pas évidents. Il semble qu'une minorité de personnes fasse attention aux calories et il ne semble pas flagrant que l'affichage des calories ait vraiment changé les habitudes des consommateurs.

Compter les calories, c'est avoir une alimentation guidée par la tête, des choix rationalisés et non par le goût, les envies, les préférences. C'est avoir une alimentation fonctionnelle et non une alimentation de plaisir et de convivialité. C'est le modèle américain et britannique d'alimentation versus le modèle français ou italien. Or, comme l'avait montré le livre "Manger" des sociologues Claude Fischler et Estelle Masson (éditions Odile Jacob, 2008), notre modèle génère nettement moins de problèmes de surpoids que le leur.

Alors, laissons les Américains avec leur modèle et luttons pour ne pas l'adopter ! Je suis pour une éducation alimentaire et gustative qui permette de découvrir les aliments, de les apprécier dans leur diversité et de former son goût et ses préférences, et non pour une éducation nutritionnelle qui fasse surtout connaître les nutriments et les calories.

Je suis donc plutôt en accord avec une enseigne comme Cojean qui refuse l'affichage des calories (cf mon billet sur Cojean). A l'inverse, je viens de voir un nouvel espace de restauration rapide s'installer à proximité de mon cabinet et il croit bien faire en affichant non seulement les calories mais aussi les besoins caloriques des personnes (H/F) comme si nous étions tous identiques !

ON NE MANGE PAS DES CALORIES, ON MANGE DES ALIMENTS !

Illustration © Alexandra Thompson - Fotolia.com

15/06/2010

Le poids de la minceur, ce soir sur LCP

creme2.jpgA voir sur LCP (La Chaine Parlementaire, sur la TNT) ce soir à 21h30, une émission sur le "Poids de la Minceur". Cela ne dure qu'une 1/2 h, donc cela restera probablement assez superficiel, mais cela semble être une émission qui dénonce le culte de la minceur, avec deux sujets :

- le développement du culte de la minceur chez les garçons aussi,

- le rôle de la mode,

et Gérard Apfeldorfer, Président d'honneur du G.R.O.S. en plateau.

Malheureusement, je crains que LCP n'ait pas les taux d'audience de TF1 !

 

09:35 Publié dans Livres & medias | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : régime, minceur, maigrir, culte du corps, femme, surpoids, obésité | |  Facebook | |  Imprimer

12/06/2010

Les consultations vues par... Claire

Après Hortense et Yaël, Claire, qui m'a consultée, répond à trois questions pour témoigner sur mon approche du comportement alimentaire, pas tout à fait traditionnelle.

Trois questions à Claire, 25 ans, chef de projet dans la musique

Q. Comment avez-vous vécu cet accompagnement ?

"Parfaitement. Ariane n'a rien à voir avec une diététicienne "classique", dans le sens où elle n'impose aucun régime, ne pèse pas et ne diabolise aucun aliment. Un vrai bonheur ! J'ai beaucoup aimé sa démarche d'accompagnement avec toujours une vision positive dans tous les comportements. J'ai aussi beaucoup apprécié qu'Ariane ne porte jamais de jugement de valeurs sur mes excès alimentaires. Ariane est aussi très à l'écoute et s'intéresse au rapport à la nourriture plutôt qu'à la nourriture elle-même. Elle s'intéresse au fond du problème et cela permet donc de le régler de manière durable."

Q. Qu'est-ce que cela vous a apporté aujourd'hui ?

"Cela a changé beaucoup de choses dans mon quotidien : adieu culpabilisation, bonjour plaisir ! Un vrai soulagement donc. Je suis ravie d'être devenue une "Inconsciemment Compétente"* qui a un rapport sain à la nourriture. La perte de poids s'est faite en douceur et sans aucune frustration. Si la perte de poids était mon objectif en entrant chez Ariane, il est vrai qu'aujourd'hui, je la remercie surtout pour avoir assaini mon rapport à la nourriture."

Q. Pourriez-vous donner un exemple de changement concret dans votre façon de manger ?

"Avant, je mangeais une barre de chocolat tous les soirs par "récompense" de ma dure journée de labeur. Ce n'était presque plus un plaisir, mais plutôt une habitude. Aujourd'hui, je mange un carré de chocolat quand j'en ai vraiment envie et quand cela me fait vraiment plaisir. Je le déguste d'autant plus."

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Les femmes et le chocolat, une relation compliquée !

*NB : Claire a retrouvé une régulation naturelle : son corps et ses sensations lui indiquent quand manger et s'arrêter de manger sans qu'elle ait trop à y penser consciemment.

08/06/2010

Nouvel atelier : je mange quand je suis stressé(e), que faire ?

Fotolia_chocolat.jpgAlors que l'été approche, je vous propose le mardi 15 juin un nouvel atelier utile en toute saison :

Stress et alimentation - Je mange quand je suis stressé(e), que faire ?

Nous vivons dans un monde stressant : le travail, la famille, les amis, les contraintes de la vie quotidienne : on veut tout faire, on court, on s'énerve, on vit sous pression. Et souvent, on trouve de la détente et du réconfort dans l'alimentation. Il s'agira de comprendre ce qui nous stresse, d'apprendre à mieux gérer son stress et ses émotions sans que cela se transforme en grignotage de compensation au bureau ou le soir en rentrant, de trouver des moyens de ne pas ajouter le stress d'un repas pris à toute vitesse à la tension du travail, ...
 
Cet atelier se déroulera de 19h00 à 21h00, dans le 9ème arrondissement de Paris.
La participation s'élève à 20 euros.
Inscription impérative, en écrivant à ariane.grumbach@bbox.fr.

06/06/2010

Oui, on peut maigrir en mangeant des pâtes ! (plaisir gourmand du 5 juin)

Samedi soir, pâtes tout à fait délicieuses au menu : des spaghetti avec des courgettes, du basilic, des dés de mozzarella, quelques copeaux de fromage de brebis. Un mélange de goûts fort harmonieux. Les courgettes étaient elles-mêmes taillées en spaghetti (grâce à un ustensile qui ressemble à une sorte de taille-crayon à légumes) : ce peut être un moyen amusant de renouveler la façon de manger certains légumes.

Les pâtes se prêtent à toutes sortes d'apport, il suffit de suivre les saisons et son imagination. J'ai parfois du mal à convaincre mes patients que cela peut constituer un plat unique et pas seulement un accompagnement. On n'a pas besoin de manger de la viande à tous les repas. Par ailleurs, contrairement à une idée qui est encore assez répandue, les pâtes ne font pas grossir ! Comme tout aliment, cela dépend de la quantité, de notre faim, de l'accompagnement. On peut maigrir en mangeant des pâtes. C'est même recommandé. Car quand on limite trop les féculents, notamment au déjeuner, on risque fort d'avoir un coup de barre dans l'après-midi car on ne peut pas se passer de féculents (pâtes,riz, pain, pommes de terre), sources d'énergie. Outre l'inconfort que cela peut amener, c'est alors qu'on craque pour ce qu'on a sous la main, sans forcément beaucoup de plaisir. Alors, mangeons des pâtes (si on aime ça)!

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NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, clé d'une relation sereine à la nourriture, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, donner vos propres plaisirs gourmands, faire une suggestion. 

05/06/2010

Les ados et la minceur : apparence, urgence, souffrance

Fotolia_regime2.jpgJ'ai été très triste il y a quelques jours de ne pouvoir aider une jeune fille venue avec sa souffrance. Elle était vraiment charmante. Elle avait quelques rondeurs sans excès et celles-ci étaient surtout dues à une alternance de régimes stricts et de lâchages. Elle rêvait de revenir au poids le plus bas qu'elle avait connu, soit une perte de poids de 6 kg mais n'y arrivait pas car elle craquait sans cesse sur des aliments "interdits", enfermée dans le cercle vicieux privation/craquage/culpabilité/mal-être/re-craquage.

Je lui ai proposé de travailler sur une pacification de son comportement alimentaire, qui lui permettrait de revenir à son poids d'équilibre. Je ne pouvais prédire combien de temps cela prendrait. Or, l'urgence était pour elle de perdre ces kilos en à peine un mois pour enfiler ses maillots de bain taille 36 pour les vacances. L'éventualité d'aller à la plage avec ces rondeurs lui était insupportable. Cela peut paraître futile mais elle était vraiment très mal. L'adolescence est le moment où l'on est le plus sensible émotionnellement à son environnement. Et où l'on a du mal à se convaincre que l'apparence extérieure peut être différente de la norme. Elle avait quand même une dose de bon sens et d'écoute des besoins de son corps car elle avait tenté le fameux régime du Dr D dont j'ai parlé récemment et elle avait arrêté après 2 jours !

Finalement, nous nous sommes séparées car je n'apportais pas la solution miracle attendue. Je vois trop les dégâts des régimes après un certain nombre d'années pour pouvoir en prescrire. Mon petit espoir serait qu'il lui reste peut-être dans un coin de sa tête l'idée d'écouter sa faim et de manger avec plaisir. Comment en arrive-t-on là ? J'y ai vu une triple responsabilité : celle de son père qui l'avait mise au régime à 8-9 ans, celle de la société qui nous impose la minceur à tout prix, la sienne quand même un peu pour ne pas vouloir entamer un travail pour rehausser son estime d'elle-même qui lui permettrait de voir sa valeur au-delà du seul physique.

Je poursuivrai à la rentrée mes ateliers, notamment celui pour les ados, que j'appelle "Boycottez le premier régime !" pour les inciter à ne pas entrer dans cette spirale sans fin.

 

 

26/05/2010

Michel Guérard veut former les cuisiniers à la cuisine santé

Le chef Michel Guérard veut diffuser la cuisine minceur/santé parmi les cuisiniers et les former. C'est visiblement ce qu'il a déclaré à 'AFP cette semaine. J'en ai lu un compte-rendu et cela m'a inspiré quelques réflexions. D'abord je suis bien sûrd'accord avec lui quand il dit qu'il faut parler de goût et de plaisir de manger et  surtout pas de régime.

Je suis d'accord aussi sur le fait qu'il ne faut pas seulement s'occuper des personnes/clients mais aussi faire évoluer l'offre alimentaire. je me suis intéressée au sujet lors de mes études de diététique car j'avais fait mon mémoire sur "Restauration et diététique".

Mais je m'inquiète quand il parle de recettes "hypocaloriques", de "ne pas tout supprimer, garder un peu de chocolat", de crème "assassine" ! C'est bien de cuisine allégée dont il semble s'agir, comme on parle de produits allégés. A mon avis, il va trop loin : il veut enlever la crème du Paris-Brest alors qu'on ne mange pas un Paris-Brest tous les jours ! On peut en manger un vrai, un très bon de temps en temps. Avec de la crème. Celui de Philippe Conticini par exemple !

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Je ne suis pas contre le fait qu'on introduise un peu de variété et de légèreté
dans les brasseries qui tournent souvent un peu trop autour de l'entrecôte-frites !

Par ailleurs, Michel Guérard n'innove pas tout à fait me semble-t-il avec cette idée de formation. Il est vrai que la nutrition est peu présente dans la formation de base mais Thierry Galais travaille depuis environ 20 ans (au lycée de Pontivy) sur la cuisine diététique et forme des cuisiniers à cela : il avait été il y a 3-4 ans un des artisans de la création d'une formation professionnelle complémentaire "Art de la cuisine allégée". Mais il m'avait dit que les restaurants traditionnels étaient un peu réticents à embaucher ses élèves qui se retrouvent surtout en thalasso. Ne devrait-on pas plutôt faire évoluer l'enseignement de base ?

Je ne crois pas qu'il faille mettre de la cuisine "santé" partout mais il est clair que l'on peut faire évoluer l'offre et les modes de préparation de certains restaurants, surtout ceux du quotidien, les bistrots, les brasseries : pourquoi doit-on très fréquemment payer un supplément pour avoir des légumes ? pourquoi un seul choix de légume très souvent ? pourquoi le poisson ou le viande sont-ils presque toujours noyés sous la sauce ? Mais aussi pourquoi pas plus de respect des saisons dans les menus ? J'avais fait quelques propositions raisonnables dans mon mémoire suite à une enquête auprès des restaurants parisiens et à un stage au sein de la cuisine diététique (très stricte !) du Sofitel Diététique de Quiberon. J'avais le projet de sensibiliser les cuisiniers mais je n'ai pas donné de suite pour l'instant. Je suis à la disposition de Michel Guérard s'il veut qu'on en parle !

16/05/2010

Je ne donne pas de régime, je fais quoi alors ?!

Une petite clarification car certaines personnes que je croise se demandent ce que fait une diététicienne qui ne donne pas de régime ! Car dans l'inconscient collectif, le mot diététicienne renvoie tout de suite à la privation, la tristesse, le régime, la restriction. Je le vois bien quand je me présente à des gens qui ne me connaissent pas : dès que je dis "diététicienne", il y a une petite crispation... et dès que j'ajoute "du plaisir de manger" ou "anti-régime", la personne se détend. Mais du coup, cela la rend perplexe. Pourquoi aller voir une diététicienne alors ?

La plupart des personnes qui viennent me voir ont bien le souhait de maigrir. Et nous allons travailler vers cet objectif si c'est bien leur demande. Mais sans régime. Car, on l'a vérifié, les régimes, cela ne marche pas (je l'ai déja dit mais il est bon de le répéter encore et encore vu les succès colossaux de certains régimes actuellement, dans le style hyper-protéiné notamment) : on reprend les kilos perdus, voire plus. 

Très souvent, une personne a pris du poids car elle mange trop, du fait de tentations multiples autour d'elle, d'habitudes bien installées, d'émotions diverses qui la font grignoter, ... En revenant à l'écoute de sa faim et de son rassasiement, en mangeant varié, en apprenant à ne pas gérer ses émotions par l'alimentation, elle va peu à peu revenir vers son poids d'équilibre. Cela peut demander un peu de temps et cela se fait à travers des expériences à vivre, et non des conseils à écouter. Tout cela sans se priver : aucun aliment n'est interdit, il s'agit de faire la paix avec tous les aliments, de réapprendre à les savourer. Pour avoir durablement une relation sereine avec tous les aliments. D'ailleurs, parfois, on se rend compte qu'on n'a pas du tout les goûts qu'on imaginait. Ces petits gâteaux qu'on désirait ardemment, finalement, on les mangeant avec attention, on ne les aime plus tant que ça.

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Ce n'est pas moi !

Pourquoi je parle autant du plaisir de manger sur ce blog ? Car c'est selon moi une des clés d'un comportement alimentaire serein : avoir du plaisir à manger, donc prendre un peu de temps pour cuisiner (simplement), se soucier un peu des aliments qu''on absorbe (sans que cela devienne obsessionnel), manger avec attention, prendre le temps pour cela en fonction de ses contraintes. Prendre conscience de ses préférences et de ses envies. Manger de tout, avoir une alimentation variée. Mais sans se focaliser exagérément sur son impact sur la santé. Faut-il vraiment mettre du curcuma partout pour se protéger du cancer ou boire du thé vert si on n'aime pas ça ?! Je vous rappelle une phrase de Sénèque que j'aime bien :

"Personne ne se soucie de bien vivre, mais de vivre longtemps alors que tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps"

 A méditer !

10/05/2010

Sirène ou baleine ?

Fotolia_2068777_XS_© Alexey Bannykh.jpgJe reprends ici le message envoyé par une amie, qui m'a amusée. Cela circule partout sur internet, donc vous l'avez peut-être déjà vu.

"Il y a quelques jours, dans une ville en France, une affiche, avec une jeune fille spectaculaire, sur la vitrine d'un gymnase, disait : CET ÉTÉ VEUX-TU ÊTRE SIRÈNE OU BALEINE?

Il paraît qu'une femme d' âge moyen, dont les caractéristiques physiques ne sont pas connues, a répondu à la question publicitaire en ces termes:

Chers Messieurs ,

Les baleines sont toujours entourées d'amis (dauphins, lions marins, humains curieux). Elles ont une vie sexuelle très active, elles ont des baleineaux très câlins qu'elles allaitent tendrement. Elles s'amusent comme des folles avec les dauphins et s'empiffrent de crevettes grises. Elles jouent et nagent en sillonnant les mers, en découvrant des lieux aussi admirables que la Patagonie, la mer de Barens ou les récifs de Corail de Polynésie. Les baleines chantent très bien et enregistrent même des cd's. Elles sont impressionnantes et n'ont d'autres prédateurs que l'homme. Elles sont aimées, défendues et admirées par presque tout le monde.

Les sirènes n'existent pas ! ET si elles existaient elles feraient la file dans les consultations des psychanalystes argentins parce qu'elles auraient un grave problème de personnalité / femme ou poisson?

Elles n'ont pas de vie sexuelle parce qu'elles tuent les hommes qui s'approchent d'elles. Ils feraient comment d'ailleurs?! Donc, elles n'ont pas d'enfants non plus. Elles sont jolies, c'est vrai, mais isolées et tristes. En outre, qui voudrait s'approcher d'une fille qui sent le poisson? Moi c'est clair, je veux être une baleine !"

Encore une occasion de méditer sur l'obsession de la minceur !

Dessin © Alexey Bannykh - Fotolia.com