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20/06/2010

Le vrai goût du Japon chez Juan (plaisir gourmand du 19 juin)

P1010876.JPGSamedi midi, invitation surprise, pour un quartier que je fréquente assez peu, la rue de la Pompe dans le 16ème arrondissement. Cela s'avère être un départ pour une terre lointaine, une petite enclave japonaise, Juan (à prononcer Dju-an, et pas comme le prénom espagnol !). C'est un tout petit restaurant d'une quinzaine de couverts, à la belle et sobre décoration toute nipponne, avec service attentif en tenue traditionnelle.

Et le festival de saveurs vraiment japonaises commence. Nous allons déguster avec délice les 11 petites assiettes du menu "Sushi-dégustation" : cela commence par un peu de tofu onctueux,

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puis une salade d'algues hijiki, une salade konnyuaku-épinards, un fabuleux inarizushi tout sucré (poche de tofu frit farcie de riz),

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du sashimi avec des poissons goûteux et fondants, une salade concombre-algues wakame qui réveille nos papilles avec son acidité, des légumes mijotés,

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quelques petites tranches fines de boeuf fondant sauce ponzu, une assiette de sushis, une soupe miso, et enfin une mousse aux fruits et des petites friandises. Le tout accompagné de thé sencha Tamayura.

Tout est plein de finesse, délicieux, joliment présenté. Il s'agit de petites assiettes et l'ensemble est copieux juste comme il faut, si on a une bonne faim. C'est un plaisir de goûter autant de plats différents dans un repas et cela manque souvent dans les repas traditionnels français entrée/plat/dessert. Un excellent moment de sérénité et de gourmandise, qui a vraiment le goût de la cuisine japonaise authentique.

Le service est efficace mais vu le nombre de plats, il vaut mieux prévoir 2 heures pour ce menu (menu à 34 euros au déjeuner et cela les vaut vraiment. Nettement plus cher au dîner).

Juan, 144 rue de la Pompe, Paris 16ème, 01 47 27 43 51, fermé dimanche et lundi.

19/06/2010

Cojean : j'aime / j'aime pas

Cojean fait partie des principaux acteurs qui ont totalement renouvelé l'image de la restauration rapide à Paris en quelques années. Depuis leurs débuts en 2001, ils ont été beaucoup copiés mais selon moi jamais égalés. J'ai connu le tout premier Cojean à la Madeleine peu après l'ouverture (le décor clean, les herbes en vitrine et les jus originaux m'avaient attirée). Depuis, ils ont beaucoup grandi mais sans se renier. J'y vais beaucoup moins souvent que quand j'étais salariée car je privilégie aujourd'hui des repas maison quand c'est possible mais j'y retourne de temps en temps.

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Les herbes en vitrine sont là pour la déco, on ne les utilise plus pour fabriquer le jus d'herbes

J'aime :
- avant tout la qualité des produits : c'est très bon au goût, plein de saveurs, frais, 
- l'originalité des recettes, et le renouvellement fréquent, à côté du maintien de leurs classiques,
- une offre très large et variée adaptée à tous les appétits,
- le fait de suivre grosso modo le rythme des saisons,
- le service presque toujours souriant, disponible, efficace, avec des serveurs en nombre suffisant, ce qui fait qu'on attend assez peu même aux heures de pointe,
- le fait que Cojean malgré les demandes de certains clients, se refuse absolument à afficher les calories de ses plats (je l'ai lu dans leur newsletter) : en effet, cela n'aurait aucun sens, on a tous des besoins différents, l'important est de manger varié, à sa faim et de se faire plaisir. Cela conduirait les obsédées de la ligne à comparer les calories des plats plutôt que de choisir selon leur envie,
- le fait qu'il n'y a pas de formules imposées. Si on en a envie, on prend juste un plat ou 2 desserts, ... Dans de nombreux endroits, les formules nous font souvent dépenser autant d'argent, manger plus et pas forcément ce dont on aurait le plus envie, prendre une boisson dont on n'a pas besoin, 
- les plats chauds apportés à la place, donc qui n'ont pas le temps de refroidir pendant qu'on paie, qu'on s'installe, ...
- une innovation récente : certaines salades servies en petite taille, ce qui permet d'en goûter deux différentes dans le même repas.

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Un large choix de salades originales

J'aime pas :
- évidemment, le prix, c'est franchement pas donné mais c'est le prix de la qualité et de la fraîcheur,
- l'incohérence consistant à proposer du fromage blanc 0% quand on prêche la gourmandise et qu'il est par ailleurs proposé avec un coulis très sucré,
- certains produits pas tout à fait à la hauteur, cf mon test sandwich,
- bien sûr, comme dans la plupart de ces lieux de restauration rapide, le fait de manger dans des récipients en plastique qui enlèvent une partie du plaisir des yeux et du toucher.

Pour moi, un bilan globalement positif. Et vous, allez-vous parfois chez Cojean ? Et si vous fréquentez des lieux de restauration rapide, quels sont vos critères de choix ?

18/06/2010

Raretés chocolatées chez Chocolatitudes (plaisir gourmand du 17 juin)

Jeudi soir, participation à une conférence-dégustation chez Chocolatitudes. Connaissez-vous cette boutique gourmande de la rue Daguerre, qui regorge de trésors et fantaisies chocolatés, réunis par Laurence la passionnée ? En guise d'apéritif, un peu de chocolat chaud au lait d'amande et à la cannelle. Velouté et savoureux. P1010863.JPGPuis c'était une conférence sur la culture, les espèces, l'histoire du cacao, instructive et prétexte a la dégustation de multiples raretés. Parmi elles, j'ai particulièrement apprécié de goûter des étonnants grains de maïs enrobés de chocolat et pimentés (Moctezuma, voir photo), du rare chocolat Chuao aux arômes de noisette grillée de la marque Pralus, des éclats de fèves de cacao enrobés de chocolat d'Equateur.P1010864.JPG

M'ont intéressée aussi, plutôt au titre de curiosités, du chocolat rugueux au piment venant de Catalogne ; un étrange jus de cupuaçu, arbre national du Brésil ; du chocolat d'Equateur à 95% bien amer ; un chocolat parfumé à l'Ishpink, une épice amazonienne qui semble avoir une certaine proximité avec l'arôme d'une célèbre boisson au cola.

Une soirée qui nous a transportés au coeur des plantations et de la diversité des goûts du chocolat et fait faire de multiples découvertes. Merci Laurence !

Chocolatitudes, 57 rue Daguerrre, Paris 14eme, propose régulièrement des ateliers et conférences autour du chocolat.

17/06/2010

Le plaisir fait partie du rassasiement (plaisir gourmand du 16 juin)

P1010856.JPGAu menu mercredi, une assiette multi-saveurs. C'est bien agréable et finalement pas très compliqué ni très long à à préparer. C'était un peu de cuisine simple due à l'inspiration et aux envies du jour. Soit un steak haché bien moelleux et goûteux, des courgettes sautées relevées d'un peu d'ail et de tomates cerise, des champignons parfumés de persil plat. Tout cela avait beaucoup de saveur et m'a fait plaisir. Et il est important d'avoir ce plaisir gustatif avec le repas : cela fait partie du rassasiement, qui permet de s'arrêter de manger et d'attendre le retour de la faim. Si on mange quelque chose de triste, sans goût, qu'on n'aime pas trop, on ne sera pas rassasié en terme de plaisir et on ira chercher ce plaisir gustatif ailleurs, en grignotant, en mangeant divers aliments sans faim jusqu'à trouver celui qui fait plaisir. Et cela peut faire manger beaucoup trop ! Alors prenez le temps de penser à vos envies.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.

Retour sur l'atelier "Je mange quand je suis stressée" : un beau moment

P1010854.JPGPetit retour sur l'atelier de mardi soir "Je mange quand je suis stressée...que faire ?". Les règles étant posées dès le départ (écoute, non jugement, confidentialité des échanges), les discussions ont été très franches et personnelles. Les participantes (que des femmes, les hommes étant un peu moins enclins à ces pratiques) ont donné des exemples concrets de leurs comportements alimentaires liés au stress : grignotage sans faim et sans fin, aliments salés ou sucrés, besoin de remplissage, .... On a décortiqué le processus qui menait là, on a échangé autour de pistes pour gérer autrement son stress et écouter ses émotions, on a fait quelques petites expérimentations pratiques. Puis chacune a réfléchi à des pistes très concrètes à mettre en place à court terme pour améliorer son bien-être, prendre davantage en compte son état émotionnel, avoir du temps pour elle, ...et ainsi être moins sujette au "manger émotionnel". Mes sincères remerciements aux participantes pour leur implication.

NB : étant donné le nombre de personnes qui m'ont manifesté leur intérêt pour cette thématique, un atelier sera à nouveau programmé à la rentrée.

 

15/06/2010

Pratiquez-vous la cuisine des restes ? (plaisir gourmand du 14 juin)

Lundi, je me suis dit que j'allais me débrouiller avec ce que j'avais et même uniquement avec des ingrédients qui me restaient des repas précédents. Histoire de ne pas les retrouver oubliés, en piteux état, à la fin de la semaine. Soit des carottes, de la ricotta, un oeuf, de la coriandre. Cela ne m'est pas apparu du tout mission impossible : mélanger tout cela devait permettre d'obtenir une sorte de flan de carottes. Pas besoin d'une recette, je me suis lancée. Cuisson des carottes en rondelles dans une sauteuse, passage au moulin à légumes, mélange avec l'oeuf et la ricotta battus, sel, poivre, épices, coriandre et hop, au four. Voilà le résultat !

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C'est joli à regarder et, à déguster, c'était une merveille de moelleux parfumé. Auto-congratulation !

Il ne s'agissait pas tout à fait de ce qu'on appelle la cuisine des restes dans la mesure où il s'agit de restes d'ingrédients et non de plats, mais l'idée est la même : finir ce qu'on a sous la main plutôt que d'aller faire des courses.

La cuisine des restes a plusieurs intérêts :

- elle évite le gaspillage (et du coup, on a plus de facilité à s'arrêter quand on n'a plus faim plutôt que de finir le plat pour ne pas jeter),

- elle permet de cuisiner pour pas cher,

- elle stimule la créativité,

- elle permet de faire des découvertes gustatives.

Et vous, avez-vous des expériences à partager en la matière ?

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.

14/06/2010

Aimez-vous la polenta ? (plaisir gourmand du 13 juin)

P1010844.JPGJ'ai déjà raconté ici que la polenta, j'avais commencé par la détester puis fini par beaucoup l'apprécier. Comme quoi, il ne faut vraiment pas rester "scotché" sur ses dégoûts d'enfance et goûter à nouveau les aliments qu'on n'avait pas aimés. Surtout quand on les a goûtés à la cantine, qui est rarement le lieu privilégié de découvertes délicieuses. On pourra avoir des bonnes surprises. J'ai ainsi au fil des ans redécouvert par exemple les navets, les lentilles, les calamars et même les salsifis !

La polenta est un plat très facile à préparer : on cuit la semoule de maïs dans de l'eau, on remue jusqu'à la consistance adéquate (un peu ferme). Ensuite, on peut la compléter avec des légumes ou de la viande. L'important, c'est qu'il y ait une sauce car sinon, la polenta sera un peu sèche.  

Dimanche, il s'agissait d'une polenta végétarienne, associée avec de la tomate, des aubergines, de la mozzarella et du basilic. Des saveurs d'Italie bien agréables.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.