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28/09/2009

Folie bento suite (et sans doute pas fin !)

La folie bento continue de plus belle !

- La blogosphère bentophile m'a signalé que 100% Mag sur M6 aujourd'hui proposait un reportage sur les bentos. A revoir sur M6 replay.
- Aujourd'hui encore, LCI m'a contactée car ils voulaient filmer un/une bento-addict en train de manger son bento préparé avec amour à midi. Je n'avais pas ce genre d'énergumène sous la main dans le délai imparti, je ne sais pas s'ils ont trouvé !

- Et le site de consommation responsable http://www.mescoursespourlaplanete.com/ vient de relayer mon blog sur le sujet, bien sûr sous l'angle un peu écolo de la chose.

Toutefois, je me demande si cela ne tient pas un peu de l'emballement médiatique. Quand je me promène dans les quartiers de bureaux parisiens ou à la Défense, je vois encore beaucoup beaucoup d'adeptes des sandwiches, salades toutes prêtes et cie des lieux de restauration rapide !

Et vous, où en êtes-vous pour vos déjeuners ?

Expérimenter pour trouver comment manger

J'ai entendu hier une phrase d'Albert Einstein qui m'a intéressée : "La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information". Cela peut s'appliquer à de nombreux domaines certainement. De mon côté, je l'ai rapprochée de ce que je propose souvent à mes patients, c'est-à-dire d'expérimenter eux-mêmes plutôt que d'écouter tel ou tel discours nutritionnel. En effet, ils sont les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour eux, en l'expérimentant avec leur corps, leurs sensations, leur goût, et cela sera une connaissance plus utile pour trouver un comportement alimentaire qui leur convient, que les informations recueillies à droite à gauche mais non testées sur soi-même et qui de plus changent tout le temps ! Manger donc en écoutant ses sensations et en faisant des expériences pour trouver ce qu'on aime, la quantité dont on a besoin, les aliments qui rassasient, etc. 

Mousse au chocolat pour chocolatomaniaques

Comme je viens de donner une recette de mousse au chocolat à quelques amies, j'en profite pour vous la livrer également. Elle n'a rien de révolutionnaire et on la présente parfois comme une mousse au chocolat minceur, cela sans doute parce qu'elle ne comprend pas de crème, de beurre, de sucre. Mais cela me parait assez inapproprié vu qu'elle contient quand même une demi-tablette de chocolat par personne ! Et comme je l'ai déjà dit souvent, la minceur n'est pas une question de recette allégée mais de quantités adaptées à ses besoins !

Revenons à cette mousse, son intérêt me semble-t-il est surtout qu'elle plait aux vrais amateurs de chocolat car elle a un goût fort en chocolat, du fait qu'on n'y ajoute pas de sucre (mais il y a bien sûr le sucre contenu dans le chocolat).Fotolia_chocolat.jpg

Pour deux gourmands qui ont faim (je rappelle qu'il est hautement préférable de manger un bon dessert quand on a faim, on l'appréciera beaucoup plus, et donc pas nécessairement à la fin d'un repas) ou trois-quatre plus petits mangeurs :

100g de chocolat à 70% de cacao (par exemple une tablette de l'excellent chocolat Bonnat), 3 blancs d'oeuf (soit 100g de blancs d'oeuf) (c'est tout !)

Faire fondre le chocolat en petits morceaux au bain-marie, le laisser tiédir.
Battre les blancs en neige ferme, les incorporer délicatement au chocolat fondu avec une spatule.
Mettre au frais plusieurs heures. Déguster en prenant le temps de savourer !

 

19/09/2009

La folie Bento !

Encore un signe qui confirme que c'est la folie autour des Bento en cette rentrée : tous les ateliers de cuisine s'y mettent ! Donc, si vous voulez vous perfectionner dans la convivialité et profiter sans doute de petites astuces, vous avez l'embarras du choix (mais ce n'est pas toujours donné) :

Côté cours de cuisine convivial qui surfe sur la vague : l'Atelier des Sens (Paris 11eme), pour préparer un déjeuner-bento avec une touche japonaise : Soboro-gohan (riz au pavé d'omelette et de viande) ; Saba miso-ni (confit de maquereau au miso) ; Salade de concombre et d'algue wakame). Durée : 2 heures

Côté cuisine japonaise naturelle et savoureuse, l'Association Jipango accueille en novembre Marie Fujii, venue tout droit du Japon. Parmi plusieurs ateliers de cuisine végétarienne, il y en aura autour des bento : comment préparer des bento pour enfants et adultes, principes à respecter pour cuisiner un repas qui se conserve dans une boîte-repas, comment présenter différents styles de mets. Durée : 3h30

Côté Japon traditionnel : La Maison de la culture du Japon à Paris organise un cours de bento en octobre mais il s'agit plus d'une démonstration par un chef que d'un atelier véritable. Durée : 1h30

Japon_2009_Tohoku 328.jpg

Côté "usine" à cours de cuisine, citons l'Atelier des chefs, qui ne peut pas rater une tendance et propose des nouveaux cours autour de la Lunchbox : Asiatique, Basque, Rose ou Marocaine. A la lecture des menus, on n'est plus trop tôt dans l'esprit du bento, on dirait des repas normaux.

Si vous avez l'occasion de participer à l'un de ces ateliers, revenez ici partager votre expérience, cela sera très intéressant. 

NB : photo d'un bento plutôt sophistiqué (mais on ne l'emporte pas !), celui du Park Hyatt de Tokyo, l'hôtel rendu célèbre par "Lost in Translation". Copyright : Ariane Grumbach

 

14/09/2009

Le NIA pour se sentir bien dans son corps

Connaissez-vous le NIA ? Une discipline arrivée des USA, inspirée de la danse, des arts martiaux et de la prise de conscience du corps. On bouge et on se sent bien !

Le NIA (pour "Now I am") est né aux Etats-Unis il y a 20 ans. Après s'être implanté dans de nombreux pays, il est arrivé en France en 2003, sous l'impulsion en particulier de Régine Petit, qui s'est formée aux Etats-Unis et qui donne aujourd'hui des cours dans plusieurs lieux à Paris. Le NIA se présente comme une discipline qui en a assimilé 9 autres. Les mouvements sont en effet issus à la fois de la danse jazz, de la danse moderne et de celle d'Isadora Duncan, du tai-chi-chuan, du taekwondo et de l'aïkido, et de plusieurs techniques visant à prendre conscience de son corps et de ses mouvements, la technique Alexander, la méthode Feldenkrais et le yoga.NIA1_tplf.jpg

Quel mélange, direz-vous ! En effet, mais c'est tout l'intérêt et l'équilibre du NIA. Peut-être, ne voulez-vous pas de la discipline et des chorégraphies parfois compliquées de la danse, de la maîtrise exigée par les arts martiaux, ou recherchez-vous une détente plus tonique et plus amusante que celle du yoga. Eh bien, vous devriez essayer le NIA. Il apporte à la fois détente, énergie, bien-être : on danse en musique, pieds nus, on se dépense, on se lâche, on improvise, on se relaxe. On bouge pour le plaisir et pas pour la performance.

C'est une activité qui est ouverte à toute personne, quel que soit son niveau. Les pas sont très simples, accessibles à tous. On peut se lancer et s'amuser même si on n'a pas fait de sport depuis longtemps. Chacun réalise les mouvements avec l'ampleur qu''il souhaite et petit à petit, avec la répétition des mêmes mouvements de base, on se sent de plus en plus à l'aise. Et, étonnamment, on ressort d'un cours complètement détendu(e) et plein(e) d'énergie à la fois. Il y a une alternance de moments toniques avec des musiques entrainantes et de moments de calme et de relaxation. On ne force pas, pas de risque de courbature ! Et, dans chaque séance, il y a des moments où l'on s'inspire de la musique pour improviser librement.NIA2_tplf.jpg De quoi se lâcher et prendre davantage confiance en soi sans s'en rendre compte.

Le NIA a été créé par deux professeurs issus de l'aerobic, Carlos et Debbie Rosas. Ils cherchaient à travers la joie du mouvement à retrouver une harmonie entre le corps et l'esprit. Et, en effet, les cours de NIA aident à se libérer de tensions physiques, du stress, à se sentir bien dans son corps et à reprendre conscience de ses sensations. C'est donc typiquement le type d'activité que je peux recommander à mes patients qui se sont éloignés de leur corps, pour les aider à reprendre contact avec lui. Il ne s'agit pas de faire du sport pour maigrir, mais de bouger pour se sentir bien et se détendre, ce qui peut finalement conduire à de biens meilleurs résultats si ce bien-être permet d'éviter certaines prises alimentaires liées au stress.

Il y a de nombreux cours à Paris et de plus en plus dans des villes de province. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site du NIA en France : www.nianow.fr.

Photos : copyright Nianow

 

22:32 Publié dans Nutrition & Santé | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : sport, danse, activité physique, corps, bien-être | |  Facebook | |  Imprimer

13/09/2009

Michalak ou Conticini, tout est permis !

Du 21 au 29 septembre, pour célébrer St Michel, le saint patron des pâtissiers, 5 300 artisans pâtissiers dans toute la France vont proposer la Reine Capucine, un entremets créé par Christophe Michalak, le Chef Pâtissier du Plaza Athénée. Chaque pâtissier reçoit le moule et la recette pour réaliser lui-même le gâteau. La Reine Capucine mêle des arômes de noix de coco, de noisette et de cassis autour d'un biscuit moelleux.

reine capucine.jpgN'appelons pas cela un dessert car justement, manger une pâtisserie en dessert n'est bien souvent pas la meilleure idée ! En effet, on apprécie beaucoup plus une pâtisserie (comme tout aliment) quand on a faim et que les papilles et les récepteurs olfactifs sont disponibles pour de nouvelles saveurs. Or, à la fin d'un repas, c'est rarement le cas.

Donc, si vous voulez goûter cet entremets ou tout autre pâtisserie qui vous tente, prévoyez de les manger au goûter, en ayant fait un déjeuner léger qui vous permettra d'avoir faim en cours d'après-midi, ou à la fin du repas à condition d'avoir gardé une part de votre appétit suffisante pour ce dessert. Si vous faites cela, vous aurez un maximum de plaisir gustatif et vous n'aurez pas dépassé votre besoin calorique. Ou pourquoi pas avant le repas, comme le préconise le chocolatier Patrick Roger (voir ma note à ce sujet).

Les artisans pâtissiers comptent profiter de cette opération pour valoriser la pâtisserie artisanale, le savoir-faire des artisans qui utilisent de bons produits et sans doute donner envie de consommer des gâteaux, catégorie d'aliment parfois évitée par une partie de la population, notamment féminine. Or, sauf si vous n'aimez sincèrement pas les gâteaux, il n'y a aucune raison de vous priver de ce plaisir de temps en temps car cette privation entraînera de la frustration qui vous fera craquer tôt ou tard, et sans doute sur des quantités plus importantes.patisserie_des_reves_2.jpg

Je ne suis pas sûre d'avoir envie de goûter cet entremets, je trouve qu'on est assez souvent déçus par ces gâteaux modernes à la texture mousseuse.  Je préfère largement les pâtisseries traditionnelles, tartes, éclairs, etc. A ce sujet, comme beaucoup de monde, vu l'énome buzz suscité en quelques jours, j'ai bien envie d'aller plutôt à la Pâtisserie des Rêves que vient d'ouvrir Philippe Conticini à Paris : il a réinterprété le Paris-Brest, la tarte Tatin, les éclairs, le mille-feuille, etc., et ça n'a pas l'air triste !

Et ne croyez pas que manger de temps en temps un bon gâteau vous donnera le gabarit généreux de Philippe Conticini. Les artisans pâtissiers insistent sur l'importance de privilégier la qualité plutôt que la quantité : quand vous mangez un gâteau, choisi chez un bon pâtissier, faites une vraie pause, savourez-le tranquillement et consciemment, et vous verrez que vous n'aurez pas besoin qu'il soit copieux pour être agréablement rassasié(e).

Et au fait, quel est votre gâteau préféré ? 

Bentos, lunchbox & co

Vous avez lu ma note précédente, vous êtes décidé(e) à à vous lancer dans la réalisation de repas à emporter mais vous aimeriez qu'on vous souffle quelques idées. Voilà une petite sélection pour vous aider.

Les livres ont commencé à fleurir depuis un an environ.

livres bento.jpg

"Mes petites gamelles", de Clea, la célèbre bloggueuse bio et nippophile, aux éditions de La Plage. Recettes très appétissantes mais il faut s'équiper de quelques ingrédients bio.

"Mes petits bentos", de la franco-japonaise Laure Kié, chez Marabout : les bentos traditionnels occidentalisés avec des idées par saison, des recettes très faciles à réaliser et de jolies présentations.

"Moi, je lunch box toute l'année !", de Stéphanie de Turckeim, aux éditions Tana : plein d'idées sympa avec des suggestions pour faire un repas complet autour d'une recette.

Parmi les blogs, j'ai notamment repéré :

French Bento : http://frenchbento.canalblog.com/ , très complet et intéressant.

Bento Concept : http://bento-concept.blogspot.com/

Bento, lunchbox, pique-nique, etc. : http://bentolunchbox.canalblog.com/

Mes p'tis bentos, by Audrey : http://audreybento.canalblog.com/

et il en fleurit de nouveaux en permanence.

Mais ne vous compliquez pas trop la vie, partez aussi de vos recettes habituelles et déclinez-les en version à emporter.

A vos bentos !

On l'avait un peu perdue de vue, elle était plutôt réservée aux ouvriers du bâtiment qu'aux cadrettes mais ça commence à devenir le dernier chic : la gamelle ! D'après le cabinet GIRA, spécialisé dans les études sur la restauration, c'est depuis 2008 son grand retour, avec environ 12% de personnes qui apportent leur repas sur leur lieu de travail. Mais on n'utilise plus forcément ce terme, on a modernisé la pratique et c'est la grande vogue des « boites à lunch » comme au Canada et surtout des bentos japonisants. Cette nouvelle mode a bien sûr envahi les livres de cuisine, les magazines féminins, les blogs, ... 

Vous êtes peut-être concerné(e) si vous commencer à en avoir vraiment assez de la brasserie du coin, de la cantine ou des sandwichs. En fait, l'intérêt est triple.

1. Il est économique, et c'est peut-être la première motivation, en période de crise : un repas que l'on prépare, même en utilisant de très bons ingrédients, reviendra nettement moins cher qu'un repas pris à l'extérieur. A Paris et dans les grandes villes, manger à l'extérieur chaque midi peut vite constituer un budget très significatif.

2. Il est gustatif, et ce n'est pas son moindre intérêt : vous préparez quelque chose qui vous plait, avec des ingrédients de qualité, plutôt qu'être obligé(e), par exemple, de vous soumettre au choix pas toujours tentant, du restaurant d'entreprise.

3. Il est enfin nutritionnel : vous savez ce qu'il y a dans votre bento, vous pouvez éviter les assaisonnements excessifs, les ingrédients mystérieux ou peu recommandables. Cela vous permet aussi de varier et d'équilibrer ce que vous mangez entre le déjeuner et le dîner et selon les jours.

Cela parait donc une bonne idée sur le papier mais comment faire pour que cela soit un plaisir et pas une corvée ? 

bento.jpgLe bento, traditionnellement en bambou ou  en laque et désormais en plastique, est un incontournable de la vie japonaise : la mère de famille le prépare chaque matin, il est présent en infinies déclinaisons dans les gares, dans les grands magasins et même dans certains restaurants, c'est le moyen d'avoir une série de petits plats variés et il est en général très joliment décoré. Mais ne vous fixez pas de faire la même chose. Il est difficile d'imaginer préparer un repas supplémentaire, avec tous ceux que vous devez déjà gérer. L'idéal est de pouvoir utiliser des restes du dîner de la veille, en ayant prévu les quantités en conséquence, ou des    aliments conservés au congélateur. Et allez plutôt vers un ensemble de plats limité : un plat unique ou un plat et un accompagnement et éventuellement un dessert selon votre appétit.

Par exemple, si vous cuisinez des pâtes, prélevez-en une partie avant de les accomoder avec une sauce : vous pourrez en faire une salade en complétant avec des ingrédients frais : légumes divers, thon, olives, herbes, ....Vous pouvez aussi utiliser le reste d'un rôti, d'une omelette, d'une terrine de poisson.  De la semoule ou du quinoa cuits le soir pourront être la base d'une salade en les complétant de dés de légumes de saison.

L'équipement dont vous disposez doit guider votre choix : y a-t-il un micro-ondes pour réchauffer votre plat ? Est-il possible de le conserver au frais ou un emballage isotherme sera-t-il suffisant ? Disposez-vous d'un endroit agréable pour vous installer, distinct de votre bureau ?

Ensuite, il ne s'agit pas de perdre en convivialité. Donc, recrutez ami(e)s ou collègues pour partager l'heure du déjeuner, chacun apportant son repas. Dehors si le temps le permet ou dans une salle de réunion, en général libre à l'heure du déjeuner. Vous pouvez aussi rejoindre d'autres personnes au restaurant d'entreprise et en profiter, si nécessaire, pour utiliser un micro-ondes. Cela vous permet de ne pas vous isoler et les mets appétissants que vous aurez préparés feront peut-être des émules !  Si vous déjeunez seul(e) à votre bureau, éloignez-vous de l'ordinateur pour savourer pleinement votre repas.

Alors, cela vous tente ? Fixez-vous des objectifs raisonnables, un ou deux repas par semaine par exemple. Lancez-vous et venez ici racontez vos expériences ! 

A suivre : quelques références de livres et blogs sur le sujet.

17:35 Publié dans Pistes pour bien manger | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bento, gamelle, lunchbox, pique-nique, nutrition, cantine | |  Facebook | |  Imprimer