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19/06/2011

OhmyFood, je me suis régalée... d'échanges !

Samedi et dimanche, j'animais une conférence au salon OhmyFood : "Peut-on maigrir sans faire de régime ?" Sans fausse modestie, elle a pas mal "cartonné" en faisant le plein aussi bien samedi que dimanche, avec un public nombreux et intéressé, posant des questions très diverses sur ma pratique. Et semblant assez convaincu par mon approche. J'ai notamment expliqué qu'il n'y avait pas de réponse unique à la question posée, que cela dépend de son histoire alimentaire, de ses régimes passés, des raisons qui font manger en excès, du fait d'être à son poids naturel ou pas. Mais que, quelque soit la situation, un régime ne ferait de toute façon qu'aggraver les choses.

A part cela, je me suis baladée dans le salon et j'ai eu le plaisir de revoir la Fée Diet, de rencontrer en vrai la bento-girl (mais pas que) noldenol, d'écouter (trop brièvement) Mlle Thé, de découvrir en vrai la belle vaisselle japonaise de Sucre Glace, de discuter avec les personnes de l'ANDES qui font du beau travail pour les populations précaires et ont publié le super Manuel de cuisine populaire, de revoir quelques collègues diététiciennes, d'écouter une conférence de l'agence Prunelle sur la communication nutritionnelle depuis un siècle, qui a bien changé et est de plus en plus savante, ...

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Mademoiselle Thé, passionnée et accessible (sous sa veste, on devine un T-shirt "Make tea not war" évoqué sur son blog)

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La vaisselle japonaise proposée par Sucre Glace

Bref, un salon plaisant et intéressant, plus sur le plan des échanges que sur le plan de la gourmandise car je n'ai pas vraiment été tentée de goûter aux spécialités proposées.

18/06/2011

Des hommes pour un buffet !

Cette semaine, c'était la quatrième occasion d'animer un atelier "Un homme au fourneau", ces ateliers destinés à donner des bases de cuisine du quotidien à des hommes en réinsertion. Il avait une forme particulière cette fois, la préparation d'un buffet, car nous devions recevoir quelques invités. Les participants ont été nombreux et se sont mis au travail avec bonne humeur et beaucoup d'application et de minutie. Le principe était toujours le même : faire simple, bon, pas cher.
Simplicité certes mais le résultat était vraiment impressionnant et a donné un superbe buffet plein de couleurs.

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Nous avons réalisé :
- des rillettes de sardine,
- des canapés poivron-anchois,
- des brochettes tomate-basilic-mozzarella,
- des bouchées concombre-chèvre-menthe,
- une omelette froide courgette-oignon,
- des rouleaux de jambon à la ricotta,
- du guacamole,
- des brochettes de fruits,
- de la mousse au chocolat.

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C'était non seulement beau à regarder mais délicieux pour les papilles : guacamole parfaitement pimenté, tortilla moelleuse, rillettes onctueuses, ... ont ravi les participants. Bravo et merci aux organisatrices, aux bénévoles et aux hommes en cuisine. Et rendez-vous en septembre !

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16/06/2011

Rappel : OhmyFood, c'est ce week end !

Comme je vous l'ai déjà dit, je serai au salon OhmyFood  ce week end, samedi et dimanche. Le salon se tient à Paris, Porte de Versailles, Pavillon 5.2 (entrée piétons par la porte A).

Fotolia_regime2.jpgJ'interviendrai et répondrai aux questions sur le thème "Peut-on maigrir sans faire de régime ?". Quelle est la réponse à votre avis ?! Ce sera samedi 18 juin de 17h45 à 18h30 / dimanche 19 juin de 16h45 à 17h30 (à l'Agora 2). Deux fois la même thématique mais ce n'est pas le même public, donc ce n'est jamais tout à fait pareil.... Il y a bien sûr d'autres conférences et ateliers qui paraissent intéressants. J'ai repéré par exemple :

- samedi, de 11h à 12h, une démonstration avec le chef Lionel Lévy (Une Table au Sud, à Marseille): "Comment manger sainement avec un petit budget ?" (ce que je fais moi-même avec les ateliers "Un homme au fourneau", sûrement avec beaucoup de moins de talent que lui !).

- samedi, de 15h45 à 16h45, un atelier d'analyse sensorielle et de dégustation autour du fromage au lait cru, avec Slowfood.

- samedi, de 16h45 à 17h45, une conférence de Mademoiselle Thé autour des "Rituels du thé, apprendre à bien préparer son thé".

- dimanche, de 10h45 à 11h30, une conférence pour "apprendre à cuisiner avec peu de moyens", avec l'ANDES, le réseau des épiceries solidaires, qui a édité ce petit bouquin tellement sympa, le Manuel de cuisine populaire.

- dimanche, de 11h45 à 12h30, une conférence sur "la cuisine des solos" (la cuisine, c'est du partage, donc c'est souvent difficile de trouver du plaisir à cuisiner quand on est seul, voir mon billet à ce sujet).

- dimanche, de 14h45 à 15h45, un atelier d'analyse sensorielle et de dégustation autour du pain, avec Slowfood.

Bonne visite gourmande !

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15/06/2011

Le bonheur selon Christophe André : savourer...

christophe andré,bonheur,pleine conscience,ici et maintenant,hec au féminin,savourerIl y a quelques jours, j'ai assisté grâce à HEC au Féminin à une conférence du psychiatre Christophe André au thème ambitieux : le bonheur. Il respire lui-même la tranquillité et la simplicité et montre un tempérament positif, avec un humour bien présent. Il exerce son métier de psychiatre à l'Hôpital Ste Anne et est devenu au fil du temps et des spécialisations "Monsieur Prévention de l'anxiété et de la dépression".

D'abord, le psychiatre a donné sa définition : le bonheur, c'est le bien-être + la conscience. Car souvent, cette dernière manque et rend le bonheur compliqué : beaucoup sont préoccupés et ne se rendent pas compte qu'ils sont bien. "Bonheur, je ne t'ai reconnu qu'au bruit que tu as fait en partant" notait l'écrivain Raymond Radiguet. Ou ils ont du mal à en profiter, tout à la peur que cela ne s'arrête. Ceux-là craignent les pics de bonheur car ils ont trop peur de la redescente.

L'intervention de Christophe André a ensuite abordé plusieurs thèmes :

Il s'est demandé ce qui rend heureux. Comme le dit le proverbe, ce n'est pas l'argent (sauf quand il s'agit de sortir de la misère). En revanche, jouent un rôle le lien social et les interactions répétées avec d'autres personnes, l'estime de soi, le lien à la nature. Et aussi l'âge : ainsi, c'est vers 67-68 ans qu'on serait le plus heureux (en tout cas, dans les études sur la génération actuelle).

Y a-t-il des avantages au bonheur, à la bonne humeur ? Christophe André indique, études à l'appui, que cela nous rend plus créatifs, facilite la concentration, donne une perception plus globale, permet de mieux récupérer face au stress. Qu'attendent alors les entreprises pour se préoccuper du bonheur de leurs salariés ?! Et cela fait vivre plus vieux, cela augmente la disposition à aider les autres.

christophe andré,bonheur,pleine conscience,ici et maintenant,hec au féminin,savourer,dépression,bien-êtreComment cheminer vers le bonheur ? Il s'agira d'abord d'être heureux quand tout va bien ou pas trop mal. Il a utilisé l'expression "démocratie et douche chaude" pour nous faire comprendre qu'on s'était habitués à un certain bien-être dans les pays développés et qu'on n'en est même plus conscients. Alors, réouvrons les yeux sur ce qui nous entoure, sur tous les gisements de petits bonheurs disponibles. Ensuite, on pourra atteindre une autre capacité : ne jamais oublier le bonheur même dans le malheur. Certaines personnes ont ainsi une capacité à être heureux malgré l'adversité, comme ces veuves qui sourient au souvenir de moments heureux avec leur conjoint qui est mort quelques mois auparavant. Plus simplement, on peut profiter de bons moments le soir en rentrant chez soi même si la journée a été difficile.

L'aptitude au bonheur n'est pas la même pour tous au départ. Elle dépend un peu de notre éducation aussi. Mais, pour une large part, on peut la développer, l'enrichir.  Pour cela, cultivons les liens avec les autres et surtout, vivons l'instant présent, augmentons notre niveau de conscience. Pour cela, on peut mettre en pratique plusieurs moments de pleine conscience dans la journée, avec une attention à notre respiration, notre corps, les sons environnants, nos pensées. Il ne suffit pas de savoir ce qui rend heureux mais de le pratiquer concrètement. Et sachez que cette capacité à savourer l'instant présent progresse en vieillissant tout en devenant plus subtile. Donc, il n'est pas trop tard pour commencer...

Christophe André a beaucoup employé le verbe savourer et évidemment, cela résonne pour moi. Savourons un bon repas, du chocolat, un rayon de soleil, un bon moment avec des proches, la vie....

Dessin copyright Fotolia_blandine_bureau

 

14/06/2011

Tardif et revigorant petit déjeuner chez Claus

P1030613.JPGGrâce à Esterelle, j'ai découvert Claus, un nouveau lieu pour les petits déjeuners et autres envies sucré-salé du même style (jusqu'à 18h, quand même !). Sur le coup de midi, n'ayant pas petit déjeuné, j'ai faim et je m'y rends en une belle promenade avec l'idée que je ferai une sorte de brunch. Le lieu est clair et agréable, il y a une salle à l'étage. Premier point sympathique (qui n'est pas toujours présent), il y a des formules tout compris ET un choix à la carte. Cela permet de manger selon son appétit et ses envies, ce qui m'importe beaucoup. Temps de réflexion sur mes envies (aucune raison de se précipiter, c'est important de prendre ces quelques instants pour ensuite manger avec plaisir ce qu'on aura choisi), hésitations et je prends finalement le "menu" Claus.

Les éléments arrivent successivement : café, smoothie (proposé parmi le choix de jus de fruits : ce jour-là, c'était fraise-framboise-banane-goyave, plaisant), pain (3 variétés, pas tout goûté), beurre, confiture, oeuf à la coque (on me demande le temps de cuisson souhaité, ce sera 4 minutes), et enfin le "muesli de Claus préparé la veille". Derrière cette formule se cache un muesli qui a "mariné" toute la nuit dans du jus d'orange et a été agrémenté de fruits secs et fruits frais : excellent et sûrement à copier !

P1030614.JPGL'accueil est sympathique, tout est bon, cela fait un ensemble nourrissant, je suis bien rassasiée.  Mais il y a quelques bizarreries (mesquineries ?) : l'oeuf à la coque à la carte est servi avec des mouillettes, pas celui du menu. Dans le même esprit, ma voisine a mangé ses oeufs au plat sans l'ombre d'un morceau de pain. Etrange, non ? Par ailleurs, ce n'est quand même pas donné par rapport à un déjeuner.

Mais, au global, cela me plait plutôt et je reviendrai sûrement : étant très prise à l'heure du déjeuner (il est logique que les personnes viennent me voir en consultation sur leur temps libre !), il m'arrive de donner des rendez-vous professionnels ou amicaux en début de matinée et ceal me parait être une alternative intéressante au banal bistrot, qui n'a même pas toujours des tartines dignes de ce nom.

Claus, 14 rue Jean-Jacques Rousseau, Paris Ier. Ouvert tous les jours. Formule Claus, 18 euros.

13/06/2011

Diététicienne ou nutritionniste ?

Un peu de repos aujourd'hui, après une semaine où j'ai travaillé même le dimanche ! Je reprends un billet paru il y a 3 ans mais toujours d'actualité, légèrement amendé, car on me pose souvent la question. 

Diététicienne ou nutritionniste ?

a46aa33b804e15530210b15e3b162994.jpgSouvent, quand je dis que je suis diététicienne, on me demande quelle est la différence avec les nutritionnistes. Je vais essayer d'éclaircir un peu le sujet ici.

La diététicienne (désolée, Messieurs, j'emploierai le féminin car nous sommes vraiment très très majoritaires dans cette profession) a obtenu un dîplôme de diététique, et cela par le biais d'un BTS ou d'un DUT. C'est une profession paramédicale dont la pratique est strictement réglementée. Personne ne peut pratiquer ce métier sans ce diplôme et tout exercice illégal doit être poursuivi et sanctionné. C'est donc assez simple.

C'est nettement plus compliqué du côté des nutritionnistes.

D'abord, il y a des médecins nutritionnistes. Certains ont suivi des études dans ce domaine, acquis une grande expérience, ils sont donc tout à fait compétents, mais d'autres, avec le même titre, ont seulement un vernis assez léger. La nutrition n'est pas une spécialité de médecine et la consultation d'un médecin-nutritionniste est prise en charge comme celle d'un généraliste (mais coûte rarement 22 euros !).

Il y a par ailleurs des personnes qui s'appellent nutritionnistes car elles ont suivi des études universitaires dans ce domaine. Elles connaissent la nutrition mais en revanche, n'ont rien à voir avec le domaine médical ou paramédical.

Et enfin, il y a toutes sortes de personnes qui n'ont aucune formation particulière dans le domaine de la nutrition mais qui surfent sur une vague très à la mode.

En effet, l'appellation n'est pas du tout réglementée. Donc, si vous voyez un nutritionniste, creusez un peu pour savoir à qui vous avez affaire.

NB / complément

Nutritionniste est donc un adjectif non réglementé, les diététiciennes ont décidé depuis de s'appeler diététiciennes-nutritionnistes puisqu'elles s'occupent beaucoup de nutrition !