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05/12/2010

Vive la simplicité !

P1020957.JPGAprès un bon dîner au restaurant, on a souvent envie de simplicité au repas suivant. Cela a été notre cas samedi midi. De plus, la neige qui tombait sur Paris incitait à rester au chaud chez soi. Alors, envie de simplicité + tour du placard nous a conduits à préparer une assiette de pâtes. La plus simple possible : des pâtes fraîches que nous avait concoctées la mamma  + un bon Grana Padano (un cousin du parmesan) + une savoureuse huile d'olive. On s'est régalés. Tans pis pour ceux qui sont contre les féculents !

04/12/2010

Vive la diversité !

Chaque femme (les hommes aussi bien sûr) a son corps naturel, génétique, qui lui donne,  :
- sa morphologie, sa silhouette : grande, petite, menue, carrée, ... Et, de même qu'on a une certaine taille, des yeux bleus, marrons, ..., on a un certain poids naturel.
- son métabolisme : notre propension à "consommer" l'énergie plus ou moins vite que nous absorbons.

Si on mange une alimentation variée, en fonction de sa faim, on maintient ce poids naturel. Notre corps est une mécanique très bien régulée qui sait très bien ce dont elle a besoin. Le problème, c'est que beaucoup de femmes n'acceptent pas ce poids et cette silhouette et elles pensent qu'elles peuvent faire ce qu'elles veulent de leur corps. Cela notamment pour être aussi minces (pour ne pas dire maigres) que les filles des magazines.

Si on n'accepte pas son corps, on peut :
- le modifier en partie par la pratique du sport ce qui représente beaucoup d'efforts (voyez par exemple comment Madonna a façonné son corps avec des milliers d'heures de gym). On peut le faire à condition que ce soit aussi pour le plaisir et sans que cela devienne une obsession.
- le rendre plus mince qu'il n'est naturellement, par des régimes restrictifs. Comme cela n'est pas naturel, cela nécessite un contrôle strict, le fait de ne pas manger à sa faim, de se priver de certains aliments. On peut y parvenir mais on n'arrivera à maintenir ce sous-poids qu'au prix d'efforts permanents, de frustrations et parfois d'une attention obsessionnelle à ce qu'on mange. Cela peut notamment faire perdre le plaisir de la convivialité familiale ou amicale.

Aujourd'hui, on sait par des études scientifiques que les régimes ne marchent pas durablement. A chaque régime, on prend un peu plus de poids. Et on développe mal-être, culpabilité, baisse de l'estime de soi, obsessions alimentaires, tout cela nécessitant beaucoup d'énergie mentale qui pourrait être mieux utilisée ailleurs.

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Une campagne pour la diversité des corps an Québec en 2009

Cela en vaut-il vraiment la peine ? Pourquoi vouloir être toutes pareilles, comme formatées ? Combien de patientes me disent aujourd'hui : "Si seulement je pouvais retrouver le poids que j'avais quand j'ai commencé mon premier régime car je me trouvais trop grosse alors". Quand elles revoient les photos d'alors, elles réalisent qu'elles étaient seulement "normales". Mais les images de minceur omniprésentes, ou parfois des commentaires déplacés de l'entourage, les avaient convaincues du contraire. Alors, si vous avez des filles adolescentes, si vous êtes une jeune adulte, ne commencez pas le premier régime ! Réconciliez-vous avec votre corps, chouchoutez-le, soignez-le, habillez-le joliment sans le cacher. Et vous ne vous en porterez que mieux !

02/12/2010

Rencontre singulière avec André de Chateauvieux

Je rencontre beaucoup de coachs (vous savez, ce métier tellement répandu aujourd'hui) car je me trouve une certaine proximité avec leur travail d'accompagnement. André de Chateauvieux est l'un d'entre eux. Il anime un blog qui s'appelle l'Art de Changer. Quand je l'ai découvert, la proximité de nom avec mon propre blog m'avait amusée. Je l'ai lu avec plaisir car c'est un coach sensible, poète, curieux.

Ayant ressenti le besoin de me faire accompagner dans la transition entre vingt ans de salariat et une vie d'indépendante, je l'ai rencontré. Et depuis quelque mois, il m'accompagne dans mon avancée dans cette nouvelle vie professionnelle de diététicienne gourmande. Car j'ai parfois des interrogations, des hésitations, des idées pour lesquelles le retour et l'aide à la réflexion d'une personne extérieure sont bien utiles.

Gourmand des autres, il m'a interviewée pour une Rencontre singulière, un processus qu'il affectionne, où il pose des questions inhabituelles, qui font réfléchir. Vous pouvez aller lire cette Rencontre singulière et par ailleurs vous promener au gré de ses notations personnelles.

30/11/2010

Réveillon sans aliments obligés

Lundi matin, mon emploi du temps m'a permis d'écouter l'émission Service Public sur France Inter, à laquelle participaient deux bloggueuses que j'apprécie beaucoup, Esterelle et Clotilde, à propos des repas de fête. Je me souviens de ce que j'avais écrit l'année dernière à propos du réveillon. Je suis tout à fait d'accord avec Esterelle Payani, qui disait de réfléchir à se vraies envies, qui ne sont pas forcément conformes aux stéréotypes : foie gras, saumon fumé, dinde, ... Elle parlait ainsi d'un Noël en famille autour d'une flamiche aux poireaux ! Car là était leur envie ce jour-là. Il est essentiel de se faire plaisir et cela peut se faire avec des ingrédients plus simples. Toutefois, on peut prendre le temps de les préparer dans des recettes un peu sophistiquées, qui changent du quotidien, en prenant un peu de temps pour cuisiner (surtout, sans se bloquer en cuisine à l'heure du dîner).

L'année dernière, fidèles aux traditions, nous avions notamment dégusté foie gras, langoustines,… mais aussi des plats préparés à base de légumes, d'ingrédients simples. Je m'étais demandé pourquoi on choisissait toujours les mêmes mets pour ces dîners de fête, sans que ce soit peut-être nos mets favoris. On se contente en fait de suivre la tradition, année après année, et de sélectionner des plats coûteux qu’on ne peut pas s'offrir régulièrement.

Bien sûr, j’avais apprécié ces plats mais j’avais réalisé que :
- je m'étais davantage régalée avec des plats que j’avais préparés, notamment un délicieux soufflé au chocolat (très simple à faire) et une soupe de mandarines,
- ces produits très coûteux ne figurent finalement pas forcément parmi le palmarès de mes plats préférés. Et peut-être est-ce le cas pour vous aussi.

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Pourquoi pas un risotto pour les fêtes ?

De plus, après une année de plaisirs gourmands, je persiste à penser qu'on peut se faire plaisir tous les jours et qu'il ne faut pas réserver cela aux jours de fête. Et manger du foie gras ou des huitres à un autre moment permet aussi de les payer moins cher.

Vous êtes-vous déjà demandé quels sont réellement vos plats favoris ? Ceux qui vous font particulièrement plaisir. Faites donc l’exercice et vous réaliserez sans doute qu’ils ne sont pas forcément très coûteux.

Alors, cette année, pourquoi ne pas inviter quelques-uns de vos « intrus » préférés à vos tables de fête, sous réserve qu’ils soient de saison ? Vous êtes prêts à tenter le coup ?

29/11/2010

Osons des accords inédits

Lors d'un des ateliers que j'animais il y a quelques jours, il y avait un peu deux profils de femmes : celles qui suivent pas à pas une recette, ne se font pas trop confiance, ne savent pas quels accords de saveurs faire. Et celles qui sont décomplexées, osent tout, se débrouillent avec ce qu'il y dans le frigo, aiment tester de nouveaux mélanges. Aux premières, je dis de faire confiance à leur goût, de ne pas se limiter aux accords ultra-connus de type saumon-aneth ou tomate-basilic. Pour leur donner quelques repères quand même, je leur ai parlé d'un livre de Julie Andrieu, "Carnet de correspondances, mes accords de goûts". Dans ce livre, elle passe en revue quelque 200 aliments courants et elle propose des tas de correspondances avec d'autres aliments. Plus quelques recettes. Je dois avouer que je l'ai mais que je ne pense pas souvent à m'y référer malheureusement !

Pour ma part, je suis tantôt l'une, quand je suis une nouvelle recette pas à pas, tantôt l'autre, quand je fonctionne à l'inspiration avec ce que j'ai sous la main.

P1020941.JPGCette fois, j'étais dans le deuxième cas. Pas envie d'une soupe malgré le froid. Des haricots verts al dente restaient du repas précédent. Avec quoi les assembler ? Je fais le tour du frigo et je décide de tenter un accord inédit : haricots verts-bresaola-roquefort. Cela me parait tentant malgré une petite crainte que ce soit un peu salé (surtout ne pas rajouter de sel) et je me lance.

C'est très vite fait juste à découper le fromage et la bresaola. Un filet d'huile d'olive et le tour est joué. Qu'en disent les papilles ? C'est tout à fait fameux, pas trop salé, les haricots verts étant en quantité suffisante pour atténuer cela. Voilà un délicieux repas improvisé. Alors, n'hésitons pas à pratiquer la cuisine du frigo en osant des mélanges qui nous font envie.

PS : j'aurais pu ajouter des amandes, accord vu a posteriori chez Julie Andrieu, cela aurait apporté une texture croquante. A noter pour une autre fois

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne de temps en temps un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.