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13/04/2012

La vie à toute vitesse : réflexion autour des feux de signalisation...

Avez-vous remarqué à quel point, depuis quelques années, les piétons ne respectent plus les feux (est-ce seulement à Paris ?) ? A tout moment, alors que le feu est clairement vert pour les voitures, je vois de nombreux piétons s'engager pour traverser la rue, même un large boulevard... Et même des personnes âgées avec canne, des adultes avec une poussette... Alors que des voitures sont en train d'approcher rapidement. Comme si plus personne ne songeait à attendre que le feu passe au rouge... (et je ne parle pas de la quasi-totalité des vélos qui pratiquent depuis longtemps un non-respect des feux !). Moi-même, je n'ai jamais eu la discipline des Japonais qui sont capables d'attendre un feu rouge en plein soleil sur une route totalement déserte : je traverse parfois en dehors des passages piétons ou du feu rouge mais seulement s'il n'y a clairement aucune voiture loin à l'horizon.

Alors, ces comportements m'irritent et me questionnent. Car cette petite chose me parait grandement parlante.

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Et cette personne, elle a respecté le feu ?

- De nombreuses personnes sont de plus en plus pressées, leur temps est minuté ou elles le vivent comme tel, au point que même ces quelques secondes d'attente deviennent insupportables. Est-il vraiment nécessaire de courir autant ?

- Une règle, tel que le fonctionnement feu rouge/feu vert, a beau avoir été établie depuis longtemps en vue d'une vie en commun harmonieuse, on ne la respecte plus et on est prêt à supporter le désordre que cela engendre. Jusqu'où cela ira-t-il ?

- Ce comportement crée une tension chez l'automobiliste en ville : auparavant, il observait le feu ; désormais, il peut à tout moment voir surgir un piéton alors que le feu est vert. Il doit  alors réagir en urgence et freiner brutalement. Son attention doit être toujours en éveil, il ne peut plus se fier à la signalisation, et c'est une source de stress évidente.

- Et peut-être ce comportement peut-il plus globalement dégrader les relations entre les personnes : on s'agace, on s'énerve car on a dû freiner brusquement et peu à peu, on devient plus méfiant ...

Quel rapport avec l'alimentation, me direz-vous ?

D'abord, la vitesse, le fait de ne plus prendre son temps a une claire influence sur la façon de manger. Beaucoup ne prennent pas le temps d'une vraie pause pour leur déjeuner, jugent que ce serait du temps perdu. C'est tellement tentant d'utiliser ce temps à autre chose... Alors, on mange de plus en plus vite, souvent en faisant autre chose en même temps, on ne prend plus le temps de se poser, d'apprécier son repas, de ressentir le moment où l'on est rassassié.

Ensuite le stress que l'on accumule en passant ses journées sous tension se retrouve souvent dans le comportement alimentaire. Cela entraîne souvent une tendance à se lâcher sur la nourriture, à grignoter, à décompresser en mangeant quand on rentre chez soi, ...

Alors, pourquoi ne pas recommencer à respecter les feux et profiter de cette pause pour lever les yeux et observer le monde qui nous entoure ... ?

 

Photo © SVLuma - Fotolia.com

12/04/2012

En matière d'aliments, soyons curieux...

Mes patientes sont sympas, certaines lisent mon blog, y postent des commentaires, d'autres essaient mes recettes ou m'en proposent. Et il y a même qui me font parfois des petits cadeaux ! Ainsi, l'une d'elles, m'ayant parlé d'un fruit que je ne connaissais pas, m'en a apporté un exemplaire peu après. Il s'agit d'un anone, un fruit originaire d'Amérique du Sud ou d'Espagne, vert-brun, avec une peau qui a une apparence comme des sortes d'écailles.

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Je l'ai coupé en deux, la chair est blanche, avec des pépins noirs (que l'on recrache). Et je l'ai savouré avec délice : il était bien mûr, la chair blanche est onctueuse, la saveur très douce, aux arômes vanillés, avec des parfums un peu au carrefour de la fraise et de la banane. Miam, voilà une jolie découverte.

L'anone est aussi appelé corossol et il semble qu'il fasse partie d'une famille comportant de nombreuses variétés aux aspects et goûs variés. Le mieux, c'est de goûter !

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Et vous, quel est le dernier aliment que vous avez découvert ?

09/04/2012

Les pâtes, ça se mange à toutes les sauces...

P1050333.JPGQuand on parle de pâtes, il y a, en simplifiant, deux types de personnes. Celles qui restent dans les basiques : sauce tomate, beurre, fromage râpé, voire carbonara plus ou moins authentiques. Ce sont souvent parmi celles-ci qu'on en trouve qui me parlent de "plâtrée de pâtes", une expression qui ne rend pas le meilleur hommage à cet aliment délicieux... Et il y a celles qui expérimentent, tentent des mélanges, utilisent les pâtes comme une base propice à toutes les variations. C'est plutôt ainsi que nous procédons, tout en restant majoritairement dans une certaine orthodoxie italianisante...

Ainsi, tombant sur une recette appétissante dans un excellent petit livre de pâtes dont je vous ai déjà parlé ("61 recettes de pâtes", de Monica Luciani), celle-ci a suscité l'envie du préposé au repas de ce jour-là, par ailleurs, fort amateur d'asperges. Cela a donné un plat coloré tout à fait délicieux : des pâtes aux asperges et lard de Colonnata. Je suis allée m'enquérir de ce dernier à l'excellente épicerie Rap, qui cumule une quantité impressionnante de trésors gourmands italiens au mètre carré. Dans la sauce, il y a aussi de la sauce tomate et du pecorino.

Et vous, vous avez des recettes de pâtes à partager ?

Rap, 15 rue Rodier (je n'ai pas testé le restaurant, juste en face), Paris 9ème