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30/11/2008

Obsession de la minceur, stop !

Au Canada, une étude récente vient de montrer que de nombreuses femmes souffrent d'une préoccupation excessive pour leur poids (source : www.passeportsante.net). Il apparaît ainsi, dans une étude réalisée par Ipsos Reid, que 50 % des femmes canadiennes de poids « normal » voudraient maigrir. Pourquoi ? Les raisons sont multiples et complexes mais il est certain que nous sommes trop influencées par le modèle de minceur que nous imposent partout la société et les médias. Alors qu'il s'agit à longueur de pages de magazines d'une image totalement artificielle (adolescentes prépubères et photos retouchées), ne correspondant en rien à la réalité du corps des femmes.

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Je n'ai pas connaissance d'une étude similaire en France mais il est très probable que beaucoup de femmes françaises confondent aussi bien-être et santé avec minceur excessive. Du coup, elles passent leur vie à se restreindre, à « faire attention », au prix de terribles frustrations. Il y a encore de trop nombreuses femmes persuadées qu'avec quelques kilos de moins, elles seraient tellement plus heureuses. Et si on commençait plutôt à profiter de la vie tout de suite, en oubliant balance, poids, privations ?

17:51 Publié dans Nutrition & Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : minceur, maigrir, régime, canada, poids, image du corps | |  Facebook | |  Imprimer

Médicaments anti-obésité : dur dur !

L'obésité représente un gigantesque marché, étant donné la progression permanente de cette "épidémie" dans le monde entier. Pas étonnant donc que cela aiguise les appétits des grands labos pharmaceutiques, tels que, par exemple, Pfizer, Merck, Sanofi. Ils dépensent des sommes gigantesques en espérant un jour décrocher le jackpot avec un médicament anti-obésité qui leur ouvrirait un marché de centaines de millions de consommateurs.
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Mais le médicament miracle ne semble pas être pour demain. Ainsi, Sanofi-Aventis vient de retirer de la vente l'Acomplia, dont la commercialisation avait été autorisée en 2006. Pourquoi ? Certes, des résultats ont été notés sur la perte de poids mais des effets secondaires plus qu'inquiétants ont été enregistrés : l'AFSSA a noté que des troubles dépressifs pouvaient survenir dans les 3 mois suivant le début du traitement dans plus de 80 % des cas !!!
Cela ne va pas mieux du côté des autres labos, qui travaillaient sur des médicaments du même type non encore commercialisés.
L'obésité est un problème très complexe et visiblement, le médicament miracle n'est pas pour demain.

A ce sujet, il est bon de rappeler que la France reste moins touchée que la plupart des autres pays d'Europe (hors Italie) par le phénomène de l'obésité. livre_fischler.gif
Le très intéressant livre de Claude Fischler et Estelle Masson, "Manger", basé sur une vaste étude comparative entre pays sur les attitudes vis-à-vis de l’alimentation, du corps et de la santé, montre que c'est notre culture alimentaire, fondée sur le plaisir de manger, la convivialité, la gastronomie, des repas structurés, qui nous préserve (relativement) de cela. Donc, travaillons à maintenir cette culture et ne nous inspirons surtout pas de la conception nutritionnelle de l'alimentation qui prévaut aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne.
On mange des aliments et non des nutriments !

06/11/2008

Obama, l'alimentation et l'obésité

Etant donné l'actualité de ces derniers jours, je vous recite des extraits d'une note d'il y a quelques semaines :

Dans ce pays tellement touché par l'obésité et la malbouffe, quel était l'intérêt de Barack Obama pour l'alimentation, en tant que candidat ? J'ai fait un petit tour du web à ce sujet.
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Barack Obama a des goûts assez américains, au moins dans ses déclarations. Il aime la pizza de Chicago, le poulet frit avec des pommes de terre sautées, et il aime aussi cuisiner. Sa spécialité serait le chili con carne. Le candidat a mis sa propre recette à disposition des internautes. Il n’aime pas trop ce qui est sucré, et préfère l’eau aux sodas.
Concernant la politique à mettre en œuvre pour s’attaquer au problème d’obésité du pays, Obama s'est dit très soucieux de s’attaquer en particulier à l’obésité des enfants, en faisant notamment de la prévention. Il voudrait prendre le problème globalement en intégrant une incitation des parents à s’occuper davantage de l’alimentation de leurs enfants, une incitation à l’éducation physique, des actions sur les repas dans les écoles, ... Conscient des difficultés, il n’hésiterait pas à faire intervenir le gouvernement fédéral pour impulser la politique d’incitation, notamment vis-à-vis des industriels de l’agro-alimentaire.

02/11/2008

Pourquoi faire du sport ?

De nombreuses personnes pensent que le sport est essentiel pour maigrir ou éliminer quelques excès. Combien de fois ai-je entendu : je vais courir pour éliminer ce croissant, ces chocolats, ce gros repas, ... ?
Eh bien, en fait, pour maigrir avec le sport, il faut en faire beaucoup, vraiment beaucoup.
Je vous livre quelques chiffres donnés par Jean-Pierre Mondenard, médecin du sport : pour éliminer un kg de graisse, il faudrait, à un rythme de loisir :
15 h de footing
ou 17 h de natation
ou 30 h de vélo, c’est-à-dire beaucoup d’efforts !
Il est donc clair qu’il ne faut pas trop compter sur le sport pour expier de soi-disants péchés de gourmandise.

Alors pourquoi bouger ?
Tout d’abord, j’aime beaucoup un proverbe africain qui m’a été appris par Pierre Dalarun, psychomotricien :
« Si l’être humain a deux pieds, c’est pour aller dire bonjour à son voisin » !

Ensuite, faire du sport ou avoir une activité physique, c’est :
- d'abord pour se faire plaisir,
- pour se détendre, s’amuser, partager un bon moment avec des proches,
- pour avoir conscience de son corps et de sa place dans l’espace,
- pour développer sa masse musculaire. Et c’est à ce titre qu’on recommande souvent le sport en complément d'être attentif à son alimentation : en effet, un corps musclé consomme a priori davantage d’énergie qu’un corps non musclé, donc se dépense plus, à activité égale.
marche_en foret.jpgDonc bougez comme vous en avez envie mais par pas obligation et ne négligez pas toutes les occasions : faire les courses, accompagner les enfants à l’école, faire une balade en forêt ou une virée shopping, ...

Et soyez attentifs aux quantités que vous mangez et à vous arrêter quand vous sentez que vous êtes rassasié afin de ne pas manger plus que vos besoins.

22:29 Publié dans Fondamentaux, Nutrition & Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sport, activité physique, corps, bien-être, bouger | |  Facebook | |  Imprimer

Locavore, c'est quoi ça ?

Avez-vous déjà entendu parler des locavores ? Ceux qui ont quelques souvenirs d'étymologie latine traduiront : ceux qui mangent local. En effet. Il s'agit d'une mode venue des Etats-Unis, apparue à San Francisco en 2005. Elle est basée sur le principe du "100-mile diet" : on ne mange que ce qui est produit à moins de 100 miles (160 km environ) de chez soi. A New York, de multiples épiceries ont fleuri sur ce thème, on s’adapte toujours aux tendances !
L’intérêt est d'économiser le transport de denrées venues de l'autre bout du monde et la consommation d’énergie qui va avec. Effectivement, je commence à culpabiliser quand je vois que parfois mes kiwis viennent de Nouvelle Zélande ! En France, il y a quelques adeptes mais c’est quand même assez compliqué à mettre en œuvre. Et cela implique de se priver de beaucoup de bonnes choses. D’ailleurs, pour ne pas décourager les bonnes volontés, elles ont le droit à cinq « jokers » ou exceptions : cinq aliments qui ne sont pas produits dans le périmètre mais dont on ne peut absolument pas se passer. Effectivement, comment se passer de thé, café, chocolat, épices ("l’exception Marco Polo"), parmesan...? Et un farouche opposant a fait remarquer à juste titre que la cuisine est aussi un moyen d’ouverture sur le monde et de partage de cultures.
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Cette démarche assez farfelue, qui agace beaucoup de monde, présente quand même un intérêt : elle devrait nous amener à réfléchir sur nos propres habitudes de consommation. Et notamment ce serait plutôt bien de nous remettre à respecter vraiment les saisons et à manger les aliments dont c'est le moment en ayant ainsi le plaisir de les retrouver après les avoir quittés quelques mois.

Au fait, attention, manger bio et être locavore, ce n’est pas du tout la même chose : j’ai vu récemment des paniers bio avec des fruits et légumes venant des 4 coins du monde !