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20/02/2012

Le jeûne serait la solution ? (A propos de crevettes...)

Hier, on a mangé de délicieuses crevettes, en compagnie de légumes et de semoule. Je prévoyais éventuellement d'écrire un billet à ce sujet et puis je tombe justement sur un article dénonçant les gigantesques dégâts pour l'environnement dont ces petites bêtes (enfin, leur production...) seraient responsables. Du coup, je me suis dit encore une fois que si on était une personne raisonnable, soucieuse de sa santé et de celle de la planète, très à l'écoute des divers messages nutritionnels, il ne restait sans doute plus qu'à jeûner !

Car cette personne se dit peut-être :

- les crevettes sont un sommet d'empreinte carbone,

- la viande aussi pollue beaucoup et pour la santé, il ne faut pas trop en manger,

- le poisson, il est plein de métaux lourds et on vide les océans,

- les fruits et légumes ne peuvent pas vraiment échapper aux pesticides,

- le pain et les pâtes, on oublie, des fois qu'on serait allergique au gluten, et puis ça fait grossir,

- le lait, c'est mauvais pour la santé, difficile à digérer, et le fromage c'est trop gras !

- le sucre, c'est un poison, les scientifiques le disent. etc.

Bon, il y a peut-être le riz et encore, on n'est pas sûrs, il y a sûrement un problème ! 

Alors, il reste seulement à ne plus rien manger. Mais vous êtes vraiment sûrs que jeûner, c'est la meilleure chose à faire pour sa santé ?!

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Moi, je n'ai pas envie d'arrêter les crevettes mais je les choisis...

Mais non bien sûr, mangeons de tout, mais pas n'importe quoi, du bon ! Soyons attentifs à la qualité, plutôt que rechercher la quantité ou le prix le plus bas. Ne serait-il pas temps que le budget alimentation reprenne un peu plus de place dans notre porte-monnaie ?! Et si on cuisine, pas sûr qu'on dépense plus d'argent en fait. Même avec des bons produits, on peut s'en sortir peut-être pour moins cher moins qu'en achetant du tout prêt, du livré, d'aller dans un restaurant sans intérêt... Ainsi, acheter par exemple des crevettes surgelées, cela ne veut pas dire acheter n'importe quoi. On préfère en manger moins et des bonnes. Chez notre ami Mr P. par exemple, il y a bien sûr du choix mais là, il s'agissait de belles crevettes "Black Tiger" de Madagascar qui certes viennent de loin mais sont respectueuses de l'environnement : comme cela est écrit sur le paquet, et cela semble une réalité, elles sont produites à travers "une aquaculture de mer dans le respect des hommes, des ressources et du milieu".

Alors, pas de malbouffe mais pas non plus de terrorisme alimentaire qui nous empêche de manger dans la sérénité !

 

02/11/2008

Locavore, c'est quoi ça ?

Avez-vous déjà entendu parler des locavores ? Ceux qui ont quelques souvenirs d'étymologie latine traduiront : ceux qui mangent local. En effet. Il s'agit d'une mode venue des Etats-Unis, apparue à San Francisco en 2005. Elle est basée sur le principe du "100-mile diet" : on ne mange que ce qui est produit à moins de 100 miles (160 km environ) de chez soi. A New York, de multiples épiceries ont fleuri sur ce thème, on s’adapte toujours aux tendances !
L’intérêt est d'économiser le transport de denrées venues de l'autre bout du monde et la consommation d’énergie qui va avec. Effectivement, je commence à culpabiliser quand je vois que parfois mes kiwis viennent de Nouvelle Zélande ! En France, il y a quelques adeptes mais c’est quand même assez compliqué à mettre en œuvre. Et cela implique de se priver de beaucoup de bonnes choses. D’ailleurs, pour ne pas décourager les bonnes volontés, elles ont le droit à cinq « jokers » ou exceptions : cinq aliments qui ne sont pas produits dans le périmètre mais dont on ne peut absolument pas se passer. Effectivement, comment se passer de thé, café, chocolat, épices ("l’exception Marco Polo"), parmesan...? Et un farouche opposant a fait remarquer à juste titre que la cuisine est aussi un moyen d’ouverture sur le monde et de partage de cultures.
legums_locavore.jpg
Cette démarche assez farfelue, qui agace beaucoup de monde, présente quand même un intérêt : elle devrait nous amener à réfléchir sur nos propres habitudes de consommation. Et notamment ce serait plutôt bien de nous remettre à respecter vraiment les saisons et à manger les aliments dont c'est le moment en ayant ainsi le plaisir de les retrouver après les avoir quittés quelques mois.

Au fait, attention, manger bio et être locavore, ce n’est pas du tout la même chose : j’ai vu récemment des paniers bio avec des fruits et légumes venant des 4 coins du monde !