Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/12/2012

Stop à la diabolisation du sucre ! (et balade en terre sucrée au SugarNweb)

Dimanche dernier, écoutant en différé la dernière émission de Francois-Régis Gaudry "On va déguster" avec le "pape" de la cuisine minceur, Michel Guérard, comme invité principal, j'ai noté que ce dernier parlait (je l'avais déjà entendu sur ce sujet) d'un Paris-Brest "light". Quelle tristesse ! Je préfère que l'on s'offre de temps en temps un vrai bon Paris-Brest avec une crème non allégée que de se tourner vers des ersatz de pâtisseries... Et j'ai été attristée et agacée d'entendre le maître des lieux, sans doute pour se mettre au diapason de l'invité, parler de "ces deux démons que sont le gras et le sucre". Faut-il rappeler que ces deux éléments, notre corps en a besoin, notre tête et nos papilles s'en réjouissent, ils ne nuisent en rien à notre santé si on les consomme sans excès au sein d'une alimentation variée.

Pour ne pas être dans l'excès, en pâtisserie ou dans les desserts, on peut souvent réduire la quantité de sucre prévue dans une recette, en fonction de son goût, on peut se déshabituer de la saveur sucrée si on se rend compte qu'on en a besoin trop souvent ou en trop grande quantité, on peut varier les types d'ingrédients sucrants pour ne pas se limiter au sucre blanc raffiné. Mais cela ne veut pas dire oublier les plaisirs sucrés !

Ces plaisirs étaient justement célébrés de facon très sympathique mardi dernier lors de la première édition du SugarNweb, une déclinaison parisienne et sucrée du Salon du blog culinaire de Soissons, organisée par 750g et CookNweb à destination des blogueurs. Ce n'est pas un hasard si la Collective du Sucre parraine un tel événement, c'est justement pour tenter de redresser une image assez dégradée.

Cela se passait dans un lieu très sympa, genre bazar bohème, le Comptoir Général.

P1060651_bis.jpg

P1060652.JPG

Cela a été l'occasion de dégustations en aveugle organisées par Louise, l'exploratrice de saveurs sucrées, d'ateliers pâtisserie et desserts, de démos par les marques sponsors de l'événement. Notamment Bonne Maman qui mettait en avant et faisait reproduire les recettes aux bons ingrédients réellement utilisées pour réaliser ses produits, ce que ne pourraient certainement pas faire toutes les marques... Il y avait aussi des tests d'arômes avec la sympathique petite société d'épices Ethic Valley, des dégustations du Palais des Thés, ... Et, n'étant pas sectaires, les organisateurs avaient prévu un buffet déjeuner salé tout à fait correct !

P1060648_recap.jpg

Et surtout pour moi qui n'avais pu libérer que 2 heures à l'heure du déjeuner et une partie de la soirée, l'occasion était belle de revoir des personnes gourmandes que j'avais déjà croisé ou d'en rencontrer certaines que je ne connaissais que par internet interposé : Annika PanikaCamilleCarine, Chef Damien, DorianEva, JuliaLouise, Lucie et son acolyteMamina, Marie, Marion, Pascale, Rose, Virginie.

Philippe Conticini était le parrain de l'opération et, quand il est arrivé, il a vite eu une foule de foodigroupies autour de lui. J'ai quand même pu lui glisser un mot de mon enthousiasme sur le mélange sésame noir-praliné et lui m'a dit avoir été touché par le billet que je lui avais consacré, ce qui était vraiment gentil. Le soir, il y avait ateliers cupcakes et choux avec les adorables Dorian et Pascale (qui m'a presque réconciliée avec ces cupcakes tant honnis !) mais je me suis contentée de manger sans créer (paresseuse !) en ayant auparavant débuté par du salé avec la dégustation de 3 Fourmes d'Ambert de forces différentes.

P1060663.JPG

Bref, de chouettes moments, merci beaucoup aux organisateurs et merci aux sponsors car on repartait avec un sac cadeau pas du tout ridicule...

Si vous êtes "allergique" au sucré, sachez que le prochain rassemblement, ce sera un AperoNweb, prévu le samedi 1er juin 2013.

26/05/2010

Michel Guérard veut former les cuisiniers à la cuisine santé

Le chef Michel Guérard veut diffuser la cuisine minceur/santé parmi les cuisiniers et les former. C'est visiblement ce qu'il a déclaré à 'AFP cette semaine. J'en ai lu un compte-rendu et cela m'a inspiré quelques réflexions. D'abord je suis bien sûrd'accord avec lui quand il dit qu'il faut parler de goût et de plaisir de manger et  surtout pas de régime.

Je suis d'accord aussi sur le fait qu'il ne faut pas seulement s'occuper des personnes/clients mais aussi faire évoluer l'offre alimentaire. je me suis intéressée au sujet lors de mes études de diététique car j'avais fait mon mémoire sur "Restauration et diététique".

Mais je m'inquiète quand il parle de recettes "hypocaloriques", de "ne pas tout supprimer, garder un peu de chocolat", de crème "assassine" ! C'est bien de cuisine allégée dont il semble s'agir, comme on parle de produits allégés. A mon avis, il va trop loin : il veut enlever la crème du Paris-Brest alors qu'on ne mange pas un Paris-Brest tous les jours ! On peut en manger un vrai, un très bon de temps en temps. Avec de la crème. Celui de Philippe Conticini par exemple !

Fotolia_4787730_XS_monregard.JPG
Je ne suis pas contre le fait qu'on introduise un peu de variété et de légèreté
dans les brasseries qui tournent souvent un peu trop autour de l'entrecôte-frites !

Par ailleurs, Michel Guérard n'innove pas tout à fait me semble-t-il avec cette idée de formation. Il est vrai que la nutrition est peu présente dans la formation de base mais Thierry Galais travaille depuis environ 20 ans (au lycée de Pontivy) sur la cuisine diététique et forme des cuisiniers à cela : il avait été il y a 3-4 ans un des artisans de la création d'une formation professionnelle complémentaire "Art de la cuisine allégée". Mais il m'avait dit que les restaurants traditionnels étaient un peu réticents à embaucher ses élèves qui se retrouvent surtout en thalasso. Ne devrait-on pas plutôt faire évoluer l'enseignement de base ?

Je ne crois pas qu'il faille mettre de la cuisine "santé" partout mais il est clair que l'on peut faire évoluer l'offre et les modes de préparation de certains restaurants, surtout ceux du quotidien, les bistrots, les brasseries : pourquoi doit-on très fréquemment payer un supplément pour avoir des légumes ? pourquoi un seul choix de légume très souvent ? pourquoi le poisson ou le viande sont-ils presque toujours noyés sous la sauce ? Mais aussi pourquoi pas plus de respect des saisons dans les menus ? J'avais fait quelques propositions raisonnables dans mon mémoire suite à une enquête auprès des restaurants parisiens et à un stage au sein de la cuisine diététique (très stricte !) du Sofitel Diététique de Quiberon. J'avais le projet de sensibiliser les cuisiniers mais je n'ai pas donné de suite pour l'instant. Je suis à la disposition de Michel Guérard s'il veut qu'on en parle !