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31/08/2013

Comment se reconvertit-on comme diététicienne ?

PREAMBULE

JE SUIS CONTACTEE PLUSIEURS FOIS PAR SEMAINE A PROPOS DE RECONVERSION DIETETIQUE :

- JE SUIS DESOLEE MAIS JE N'AI PLUS LE TEMPS DE TRAITER CES DEMANDES. TOUT CE QUE J'AI A DIRE SUR CE SUJET EST DANS CE BILLET ET DANS LES ARTICLES QUI ONT PARLE DE MOI DONT LES LIENS FIGURENT EN BAS.

- POUR DES QUESTIONS SUR LE METIER DE DIETETICIEN(NE), CONTACTER L'AFDN (TOUS SECTEURS) OU L'ADL (LIBERAL).

- IL FAUT SAVOIR QUE BEAUCOUP DE PERSONNES S'ORIENTENT OU SE REORIENTENT VERS CE METIER, SANS DOUTE TROP AU REGARD DES BESOINS FINANCABLES DES PARTICULIERS OU INSTITUTIONS (IL SEMBLE QU'IL Y AIT TRES PEU DE DEBOUCHES HOSPITALIERS), ET IL EST TRES DIFFICILE D'EN DEGAGER UN REVENU CORRECT. MEME AVEC UNE ACTIVITE BIEN REMPLIE, LA GRANDE MAJORITE DES DIETETICIEN(NE)S ONT DES REVENUS MODESTES C'EST EVIDEMMENT UN ELEMENT A PRENDRE EN COMPTE AU REGARD DES CONTRAINTES DE CHACUN.

 

Depuis que je suis devenue diététicienne, je ne compte plus les personnes qui m'ont contactée parce qu'elles envisageaient, de façon plus ou moins avancée, une semblable reconversion. Plusieurs dizaines sans doute. Alors que je suis loin d'être la seule à avoir suivi ce parcours. Probablement car je suis assez visible sur internet.

J'ai toujours accepté de répondre à leurs questions de visu, au téléphone, par mail. Cela me paraît normal de les éclairer sur la réalité des études et du métier. Sauf à une occasion récente car je n'étais vraiment pas disponible. Cela pourrait se reproduire, alors je me suis dit qu'un billet sur ce sujet pourrait être utile d'autant que j'ai souvent l'impression de me répéter un peu ! Désolée pour les lecteurs/lectrices que cela n'intéresse pas.

En 2005, j'étais consultante au sein d'un cabinet de conseil. Voulant évoluer vers autre chose, j'ai fait un bilan de compétences financé en bonne partie par le Fongecif (temps pris sur mes jours RTT)  : rien de bien passionnant ne semblait devoir en sortir quand, étant en quête plutôt d'un métier d'accompagnement des personnes, je suis tombée sur celui de diététicienne et cela a fait tilt : voilà une activité qui répondrait à ce souhait tout en le conciliant avec ma passion gourmande pour l'alimentation. Je me suis lancée dans les études (un BTS) sans hésitation, convaincue que c'était la bonne voie : je me suis inscrite au Cned (Centre national d'études à distance), les études par correspondance étant la seule possibilité pour continuer à travailler en parallèle. Je n'ai pas cédé à la panique en recevant la haute pile de documents du Cned ni en découvrant la teneur fortement scientifique des matières mais j'avoue que j'ai bien ramé ! Certes, j'avais eu un bac C (scientifique) mais il y a fort longtemps et je promets aux titulaires d'un bac littéraire qui voudraient se lancer que j'avais tout oublié et ne me retrouvais pas plus avancée qu'eux/elles ! Alors qu'avoir des connaissances de maths, chimie, biologie aurait été bien utile. Si j'avais eu le temps, une bonne option aurait sans doute été de prendre quelques cours particuliers de biochimie.

Le programme est très lourd, d'ailleurs les études vont passer à trois ans au lieu de deux et il est vraiment préférable d'avoir beaucoup de temps à y consacrer. Pour ma part, je travaillais et ce n'est pas le contexte idéal. Et quand on fait des études à distance, on se sent un peu seul(e), il faut savoir s'organiser, ne jamais se décourager. il est parfois difficile de garder le cap, de gérer les priorités. A l'époque, il y avait un super forum sur internet, géré bénévolement par des étudiantes, qui donnait des tas d'infos concrètes et pouvait compenser la solitude. On avait même fini par se rencontrer à quelques-unes à Paris.

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J'ai fait tous les stages demandés (6 semaines la première année, 14 semaines la deuxième année) sur mes congés annuels ou en prenant des congés sans solde. Je conseille vivement de s'y prendre très longtemps à l'avance car les places sont difficiles à trouver, notamment en milieu hospitalier (surtout quand, comme moi, on n'a pas le moindre contact dans le milieu médical...). La première année, j'ai fait un stage dans la cuisine d'un lycée parisien et un autre dans une cuisine centrale de restauration collective. La deuxième année, j'ai fait deux stages en hôpital, où j'ai participé à différents service (diabétologie, chirurgie digestive et orl, cancérologie) et un stage mi-diététique mi-restauration à Quiberon (c'est un stage dit "optionnel" dont on choisit librement la teneur).

On pourrait se dire qu'on va consacrer tout son temps à potasser des cours et faire des devoirs et s'en remettre à autrui pour les contingences quotidiennes mais il y a une épreuve de "techniques culinaires" qui nécessite de passer pas mal de temps dans sa cuisine pour réviser (ou souvent découvrir en ce qui me concerne) les classiques de la cuisine française (ce furent mes premiers riz au lait, blanquette ou boeuf-carottes....)  ou leur adaptation à diverses pathologies. J'ai d'ailleurs fait un stage d'une semaine avec le Cned fort utile pour cette matière.

En octobre 2007, j'ai passé les épreuves et je m'étais clairement préparée à ne pas avoir le diplôme du premier coup et à repasser certaines épreuves l'année suivante (on peut garder les notes au-dessus de la moyenne et ne repasser que les épreuves où l'on a obtenu une note inférieure à 10). Mais, chance fantastique, j'ai eu mon diplôme du premier coup, j'ai sauté de joie, j'avais du mal à y croire !

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Je n'ai jamais voulu être diététicienne prescriptrice de pommes comme unique collation...

Ceci dit, je trouve que ces études sont clairement insuffisantes pour exercer, notamment en libéral. Ainsi, elles n'intègrent pas du tout la dimension relationnelle et psychologique, pourtant fondamentale. Pour ma part, j'ai tout de suite enchaîné sur la formation dispensée par le GROS (Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids) dont j'avais identifié qu'il correspondant à la pratique que je souhaitais. Et je n'ai pas été déçue, c'était passionnant !

Quelques mois après le diplôme, je me suis lancée, je suis passée à mi-temps dans mon travail de consultante (avec un temps partiel pour création d'entreprise). Et un an et demi après, j'ai sauté le pas et je me suis installée à plein temps. Pour mon plus grand bonheur car ce métier me passionne, m'enrichit, me transforme, me fait avancer.

Mise à jour 2014

Suite à ce billet, je ne cesse d'être sollicitée sur cette reconversion. Je manque de temps pour répondre à toutes les demandes. Sur ma propre reconversion, j'ai dit tout ce que j'avais à dire, ici et sur quelques autres blogs : 

 
 
Mise à jour 2017
 
J'ai été invitée à témoigner de mon parcours au salon ProfessionL à Bordeaux et le podcast intégral de cet échange est disponible ici

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Par ailleurs, je n'ai pas toutes les réponses. Si vous avez des questions sur les études, le métier, les débouchés, les salaires, .... vous pouvez consulter ou contacter l'AFDN (Association Française des Diététiciens Nutritionnistes) ou consulter leur site AFDN ou toute autre diététicienne en exercice dans le domaine qui vous intéresse. 

 

29/08/2013

Sortir de ma zone de confort, je l'ai fait... en nageant !

Dans le courant du mois de juillet, je suis tombée sur un billet du très riche blog de la coach Sylvaine Pascual, incitant à sortir de sa zone de confort pendant l'été. Kezaco ? Il s'agit de sortir de ses habitudes, de sa routine pour faire quelque chose de différent, d'inhabituel. Tenter quelque chose qu'on n'a jamais fait, dormir dans des endroits improbables, ... Ce thème a fait écho en moi mais l'idée qui a germé soudain n'avait pas grand chose à voir avec les exemples suggérés. Il ne s'agissait pas de quelque chose de risqué, d'original, d'inédit. Puisque cela concerne la natation, déjà bien présente dans ma vie !

Je vais en général deux (ou parfois seulement une) fois par semaine à la piscine, en début de matinée. J'adore nager mais les contraintes d'horaire, le travail, l'affluence limitent ma fréquentation.

Or, cette fois, j'ai décidé qu'à partir de cette date (le 22 juillet), j'irai à la piscine TOUS LES JOURS PENDANT UN MOIS (sauf vraie impossibilité). Ce devait être possible : je travaillais jusqu'à fin juillet puis j'avais prévu une petite escapade dans le Sud puis des vacances principalement parisiennes avec et une reprise du boulot.

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Me voilà donc partie dans ce petit "défi" à mes habitudes. Une étape essentielle a consisté à vérifier les horaires des piscines : de nombreuses piscines parisiennes étaient fermées pour entretien et les autres ont pendant l'été des horaires divers : 7h-17h, 9h-19h, 11h-21h.

Ainsi, outre le changement de rythme d'aller à la piscine tous les jours, il a fallu jongler avec :
- les horaires : je vais d'habitude à la piscine à 7h (eh oui !) mais, malheureusement, cet été, ma piscine habituelle ouvrait à 9h. Donc, j'ai dû m'adapter à ses horaires quand je pouvais, ou (plus souvent) aller nager à 7h dans une des rares piscines ouvertes si matinalement ;
- les piscines : pour avoir donc le choix des horaires et rechercher une certaine tranquillité, j'ai varié les piscines et j'ai alterné entre trois différentes.
- la circulation et le mode de fonctionnement: toutes ces piscines ont beau dépendre de la Ville de Paris, elles gardent quelques spécificités : portillon automatique ou pas, code ou pièce de monnaie pour fermer le casier, code avant ou après avoir fermé la porte, lignes d'eau par vitesse ou pas : on ne peut pas procéder par pur automatisme !

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J'ai aussi revu mon organisation personnelle, selon les jours où je travaillais ou pas, selon l'heure où je commençais mes consultations, ... Tout cela a donc clairement bousculé mes habitudes mais j'ai tenu bon. Et cela n'a pas finalement été trop difficile, tant j'aime nager.

Il y a eu aussi bien sûr mon escapade dans le Sud, où j'ai beaucoup nagé sous le soleil, un bonheur tout autre !

Qu'est-ce que cela m'a appris ?

- Que j'ai été capable de sortir de mes habitudes sans trop de difficulté (c'est plus facile si c'est pour faire quelque chose qu'on aime !)
- Que je ne suis pas scotchée à ma "routine" de deux visites à la piscine par semaine  : je sais désormais que je peux décider d'y aller trois fois, quatre fois quand cela me dit et que j'ai le temps, puisque j'ai fait davantage.
- Que c'est compatible avec mes autres activités.
- Que je ne suis pas plus fatiguée en nageant tous les jours, et peut-être même plutôt plus en forme ! (euh, enfin, c'était en bonne partie les vacances aussi...).

Et vous, avez-vous fait quelque chose cet été pour sortir de votre "zone de confort" ?

26/08/2013

Replongeons-nous dans nos "vieux" livres de cuisine (épisode 1 : Chocolat & Zucchini)

Je me souviens du plaisir que j'avais eu il y a quelques années à la découverte et la lecture du livre de Clotilde Dusoulier, Chocolat & Zucchini. J'avais aimé le ton, les recettes, les conseils, la gourmandise. J'avais envie de quasiment tout goûter ! J'en ai réalisé beaucoup de plats au fil du temps.

Mais ces dernières semaines, plongeant dans ma bibliothèque culinaire, je me suis rendue compte que je l'ouvrais moins souvent ces derniers temps. Peut-être parce que, comme beaucoup, j'ai de multiples sources de recettes, papier ou numériques.

Peut-être aussi parce que je sens qu'il ne correspond plus tout à fait à la cuisine que pratique Clotilde aujourd'hui : il me semble qu'elle est devenue nettement plus bio-flexitarienne. Du coup, son blog propose un peu un autre type de plats. Ce que semble confirmer son dernier livre en anglais (dont on verra j'espère bientôt la traduction : il paraît que c'est en bonne voie) : il propose des recettes végétariennes (je l'ai juste feuilleté, je suis paresseuse, je préfère les recettes en français !).

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Toujours est-il que j'ai profité de la saison pour :

- découvrir une recette quasiment du placard que je n'avais jamais faite : du pain perdu aux tomates et parmesan, qui nous a ravis pour un dîner dominical.

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- me préparer un délicieux sandwich sardine-tomate (cette fois conforme à la recette) que j'ai savouré pour un tranquille déjeuner ensoleillé ;

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- refaire pour un autre déjeuner une salade que j'adore : poulet-pêches-noisettes ;

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Et vous, replongez-vous parfois dans vos livres de cuisine plus ou moins anciens ?

PS : décidément, beaucoup de recettes de Clotilde au programme ces derniers jours, j'ai aussi fait et adoré sa recette de chakchoukaultra-parfumée publiée sur son blog il y a quelques jours.

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