17/05/2013
Le printemps, c'est vert, alors pourquoi pas un menu tout vert !
Le jaune, l'orange, le rouge sont des couleurs bien présentes dans les aliments. Et pourtant, c'est le vert que je vois revenir le plus souvent, par hasard, quand j'imagine des menus monocolores.
Et c'est possible presque en toute saison. Il y a déjà eu ainsi :
- un repas récent vide-congélo,
- un repas de début de printemps tout légume,
- un repas de fin d'été,
- une sorte de mini-buffet estival,
- un repas d'automne,
- un bento.
Cette fois, c'était totalement imprévu. Je me suis retrouvée avec quelques fines asperges, une courgette, un demi-concombre. Réfléchissant à une salade de céréales et asperges, je tombe sur une recette toute verte de la délicieuse blogueuse Pascale Weeks : du quinoa vert aux asperges. Il n'en fallut pas davantage pour me donner envie d'un menu vert car j'aime ce type de contrainte amusante qui permet souvent de sortir de ses habitudes.
- Mais je n'avais plus assez de quinoa, alors j'ai utilisé un mélange de céréales que j'avais rapporté du Japon. Comme Pascale le conseille, on le "verdit" en le faisant cuire avec un bouillon de feuilles vertes, ici épinards et roquette.
- Puis, saison oblige, j'ai pensé à une sorte de tapenade de petits pois. J'ai fait cuire un peu les petits pois puis mixé avec un peu d'ail, citron, St Moret, persil plat.
- Avec la courgette, le concombre + un peu d'épinards et de petits pois, j'ai fait une soupe froide toute verte.
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- Il restait à faire le dessert. Pour la couleur, il y a le choix entre la pistache et le matcha. C'était jour de congé, pas envie de me mettre en quête de pistache, donc j'ai opté pour le matcha, auquel je suis habituée. J'ai songé à des muffins et puis finalement, j'ai trouvé une recette de crêpes au matcha dans un livre auquel je ne pense pas assez, "La Cuisine japonaise de Kimiko", que j'ai servies avec des fraises.
Tout cela a bien sûr pris un peu de temps mais il n'y avait rien de compliqué et le résultat était joli (autant bleu que vert !) et vraiment délicieux.
08:20 Publié dans Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : repas monocolore, menu vert, printemps, asperges, soupe verte, tapenade de petits pois, crepes au matcha, cuisine simple |
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16/05/2013
Le sandwich au homard, le buzz et nous...
Il y a quelques semaines a ouvert à Paris le Lobster Bar, un lieu spécialisé dans le sandwich au homard inspiré par le Nord-Est américain. La blogosphère foodeuse a bruissé de cette nouveauté, qui ne m'a guère tentée. Monsieur est, quant à lui, fort amateur de ce mets de choix, qu'il a rarement l'occasion de déguster. Mais il n'est pas prêt à tout pour savourer cette luxueuse bestiole : de superbes expériences bretonnes chez Olivier Roellinger à Cancale ou à Portivy restent dans sa mémoire gustative et il ne veut pas les gâcher par des occasions plus banales. Et le fait de la mettre en sandwich ainsi que sa méfiance envers ce type d'ouverture branchée le dissuadaient clairement de fréquenter ce lieu. Je me sentais donc tranquille côté "lobster roll".
Ce fut le cas jusqu'à la lecture de l'hebdo de la RATP, A Nous Paris, la semaine dernière. Le journal s'est livré à un comparatif de cinq sandwiches au homard parisiens, de styles très variés. Et voilà que l'homme, à mon grand étonnement, se déclare intéressé... Avec une préférence pour le club sandwich de Dessirier, lieu chic et maritime appartenant à la galaxie des restaurants de la famille Rostang.
Cette envie conjuguée à la relative rareté des tables ouvertes en une semaine de vacances et de pont nous ont menés jeudi de l'Ascension dans le 17eme arrondissement, à l'Oyster Bar de Dessirier.
Avec un nom pareil, je m'imaginais un vaste comptoir de bar aménagé dans la brasserie. Point du tout ! L'Oyster Bar, ce sont en fait un petit comptoir et quatre sièges-tabourets devant le banc d'huitres à l'extérieur. Nous avons découvert ensuite que nous étions les premiers clients du club sandwich en ce lieu nouvellement installé. Le temps un peu frais et la précision qu'il faudrait attendre 20 minutes (plutôt bon signe...) ne nous ont pas découragés ! Après donc une bonne attente, les belles assiettes arrivent : un superbe club sandwich aux étages colorés et une salade rehaussée de pommes paille.
Le sanwich est délicieux, très riche en parfums (qui masquent quand même un peu le homard, pourtant bien présent...) et textures : pain aux céréales toasté, tomates, salade, sauce crustacée, oeufs de poisson au wasabi,... Les croustillantes pommes paille avec la salade craquante sont un très plaisant complément.
Bien sûr, ce n'est pas vraiment donné : 29 euros pour le club sandwich copieux et bien garni, un verre de vin et un café, plus un service attentionné. Mais c'est une belle pause déjeuner, à se ré-offrir peut-être même quand la chaleur sera plus présente.
Et vous, le buzz déjeunatoire, qu'est-ce que cela vous dit ?
Dessirier, 9 place du Maréchal Juin , Paris 17eme, 01 42 27 82 14
08:33 Publié dans Du côté des aliments, Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sandwich au homard, lobster roll, dessirier, lobster bar, homard breton, crustacés, oyster bar, paris 17eme, club sandwich |
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14/05/2013
La Minute Gourmande : non, non et non aux régimes !
Revoilà la Minute Gourmande, qui s'était un peu absentée. Aujourd'hui, je radote un peu pour dire non aux régimes, quels qu'ils soient !
Alors, si vous êtes d'accord pour dire non aux régimes :
- Soit vous êtes à votre poids d'équilibre et alors, il s'agit de l'accepter.
- Soit vous êtes au-dessus de ce poids et vous avez des kilos à perdre, et c'est possible de mincir sans régime.
Pour ce qui est de l'essayage de maillots de bain, exercice de saison, quelques conseils ici.
08:18 Publié dans Fondamentaux, Minute Gourmande | Lien permanent | Commentaires (3) |
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13/05/2013
Les amis, l'appétit, l'affirmation...
Souvent, les personnes qui viennent me voir, au début du travail que nous faisons ensemble, disent qu'elles parviennent à écouter leurs sensations alimentaires au calme, chez elles, à la cantine, au bureau... Mais que tout tombe à l'eau dès qu'il s'agit de repas en famille, avec des amis, festifs, ... Fatalité ? Bien sûr que non ! Mais le travail peut prendre une autre forme : savoir dire non, apprendre à faire des compliments, savoir s'affirmer, renoncer à goûter certains plats, .... Cela vient dans un deuxième temps puisqu'on ne peut dire "stop" à l'ami(e) qui vous sert que quand on cerne bien son rassasiement.
Ainsi, un dimanche midi récent, nous étions invités chez l'un de nos amis, fin cuisinier et gourmet. Il nous avait préparé un repas classique comme on fait quand on veut bien recevoir : apéritif, entrée, plat, fromage, dessert. Or vous êtes probablement nombreux(ses) à savoir que vous n'avez pas l'appétit pour manger copieusement de tout cela. Bien sûr, on peut manger un peu trop, cela arrive et on peut faire confiance à son corps qui ensuite manifestera durablement sa non-faim. Mais si possible, pas beaucoup trop, pour éviter un notable inconfort qui pourrait gâcher le souvenir du repas. Que faire donc ?
- d'abord, connaître son appétit afin de savoir doser la quantité de chaque plat pour profiter agréablement du repas jusqu'au bout. Ainsi, à l'apéritif, j'ai pris quelques petits canapés très bons (mini-blinis feta-poivron ou feta-aubergine) en quantité limitée car c'est assez nourrissant et on n'en est qu'à l'apéritif.
- ensuite, manger avec plaisir ce qu'on aime, en l'occurence de délicieuses asperges blanches : facile de modérer la quantité quand on se sert soi-même. On peut donc commencer par une petite quantité, quitte à se resservir si on apprécie vraiment beaucoup.
- de la même façon, chacun se servait le plat suivant, un fondant gigot d'agneau avec des pommes de terre. A ce stade du repas. on se doute qu'il y aura peut-être du fromage et bien sûr un dessert. Mieux vaut commencer avec une petite portion, quitte à y revenir. Si on est servi(e), c'est justement le moment de demander une portion raisonnable "pour garder une place pour le dessert". Et on n'a pas à se sentir obligé(e) de se resservir même si cela est proposé. On peut refuser poliment, montrer qu'on a vraiment apprécié le plat et ne pas se sentir responsable de finir si les quantités sont très copieuses (la cuisine des restes ou le congélateur, ça existe !).
- Ensuite le fromage : si on en mange régulièrement et qu'on n'a plus très faim, on peut zapper cette étape. J'ai pour ma part mangé une "lichette" d'un étonnant fromage que je ne connaissais pas, une tome à l'ail, mais pas plus car je sentais bien que je n'avais plus très faim.
- Enfin, les desserts, en provenance de Pierre Hermé (grâce à notre ami de Tokyo, de passage à Paris et assez amateur de ce pâtissier) et assez impressionnants par leur taille. J'insiste pour avoir seulement une petite part (1/3) de mille-feuille au praliné et un demi "chou" et je prends le temps de les apprécier sans ressentir le besoin d'en reprendre.
Bref, au global, je sens que j'ai mangé un peu au-delà de ma faim mais sans que cela soit inconfortable. Je régulerai le soir en ne mangeant quasiment pas et la faim reviendra le lendemain.
Et pour vous, cela se passe comment, les invitations amicales ou familiales ?
08:32 Publié dans Pistes pour bien manger, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cuisine, invitation à déjeuner, repas chez des amis, politesse, faim, être rassasié, gérer son appétit, affirmation de soi |
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