24/05/2012
Et une jolie assiette composée du dimanche !
Evidemment, je ne participe pas au concours de La Plus Belle Assiette Composée que j'ai lancé récemment. Mais cela ne m'empêche pas d'en faire moi-même, pour le plaisir des papilles qui aiment la variété. Ainsi, ce dimanche, il s'est agi d'une assiette un peu italienne avec :
- une omelette épinards-feta-basilic,
- des tomates, de la mozzarella di buffala, du basilic,
- des asperges vertes,
- une salade de fenouil aux pignons
- un petit toast de caviar d'aubergine,
- des artichauts à l'huile.
C'est ça une assiette composée : quelques mets déjà prêts, un peu de préparation, un peu de cuisson ou des restes, bref, rien de compliqué mais c'est savoureux !
Du bon pain pour accompagner cela : de la baguette et aussi de la délicieuse fougasse pignons-romarin de Gontran Cherrier, très parfumée. On s'est régalés !
Alors, vous aussi, pensez assiettes composées et participez au concours sans tarder ! Et vous pouvez proposer trois assiettes différentes pour augmenter vos chances...
07:50 Publié dans Pistes pour bien manger, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cuisine, repas facile, assiette composée, italie, légumes, crudités, omelette, concours |
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22/05/2012
Café de la Jatte : saveurs italiennes, préjugés oubliés !
Je ne vous parle pas très souvent de restaurants italiens, hormis pour de délicieuses pizzas ou quelques produits de choix. La raison : il y a vraiment un haut niveau de cuisine italienne à la maison (merci Monsieur !), notamment en matière de pâtes et de risotto, on se régale et, du coup, on est assez souvent déçus quand on tente l'aventure ailleurs, surtout quand on voit le prix d'un plat de pâtes.
Aussi, je ne me serais sûrement pas intéressée au Café de la Jatte, qui cumulait les handicaps : italien, situé dans un ancien repaire de gens de la pub, dans un lieu que je jugeais quasi inaccessible et très chic, restaurant d'une taille imposante pas forcément compatible avec une cuisine de qualité, ...
Mais le hasard fait parfois de drôles de choses... Quelques minutes de connexion sur twitter entre deux consultations, on cherche une bloggueuse pour participer à un dîner le soir même pour cause de défection, je suis disponible, je réponds sans trop y croire et bingo ! Je suis invitée, j'accepte, sans même savoir où.
Quand je reçois les informations, je n'ai pas vraiment d'idée de ce qu'est devenu le Café de la Jatte. Je vérifie tout d'abord que je peux y aller en transport. Finalement, ce n'est pas si compliqué, quelques minutes de métro jusqu'au Pont de Levallois, puis une marche fort agréable (quand il fait beau) pour arriver au coeur de l'Ile de la Jatte.

Le lieu est vaste, joliment aménagé, avec une terrasse qui doit être bien agréable.

Nous sommes quelques bloggueuses* et le chef Giovanni Perrone (qui fut le chef du restaurant Il Viaggio dans le 7eme) nous accueille et nous raconte son goût des bons produits qu'il fait venir de ses Pouilles natales (de la straciatella, des tomates San Marzano, de l'huile d'olive, ...). Il a l'air vraiment passionné et exigeant. Il souhaite proposer une cuisine saine, goûteuse, à base de produits de saison, "genuina" en italien (légère et authentique, dit-il).

On a de la chance, on nous a concocté un menu dégustation pour goûter le maximum de spécialités, j'adore !
Cela commence par l'apéritif avec une bonne focaccia tiède, de la crème d'artichauts, ... Puis une soupe à la tomate avec du crabe, rafraichissante, des asperges vertes (je n'ai pas raffolé de la chantilly au balsamique), une croquante salade d'artichauts délicieuse, tout un assortiment d'entrées très plaisantes, parmi lesquelles j'ai apprécié un carpaccio d'espadon traité comme un vitello tonnato, des sardines marinées avec de la tomate et du céleri, de la moelleuse burrata.

Ensuite, il y a eu de bonnes pâtes à l'encre de seiche aux langoustines et aux courgettes, des pâtes à la truffe, un risotto aux poivrons, au romarin et au chèvre (avec un peu trop de place pour le chèvre à mon goût).
Heureusement, tout est servi en mini-portions mais on zappe quand même le poisson pour garder une petite place pour les desserts. Délicieuse panacotta à la noix de coco légère et onctueuse, léger carpaccio d'ananas et grand plaisir citronné avec quelques bouchées de tiramisu au limoncello, à mi-chemin entre le tiramisu et la tarte au citron, miam ! Ouf, quelques gorgées d'excellent limoncello pour digérer mais finalement pas trop de sensation de lourdeur, j'ai bien géré les quantités.

Désolée pour la photo, la lumière avait sérieusement baissé... D'autres belles photos, c'est là
Tout cela était majoritairement plein de saveurs et avec le bon dosage de classicisme italien et de touches d'originalité. Bien sûr, une bonne cuisine dans un vaste restaurant, cela nécessite de bons produits et un personnel nombreux. Donc, ce n'est pas vraiment bon marché mais c'est le prix de la qualité et du lieu. En fait, c'est en quelque sorte de brasserie italienne, quelque chose d'assez inhabituel en fait.
Il y a aussi un brunch italien au menu plutôt appétissant, qui doit être sympa en famille.
Alors, la question habituelle qui me permet de synthétiser ma perception : ai-je envie d'y retourner ? Réponse : OUI ! Ne serait-ce que pour vérifier que la bonne impression n'était pas liée qu'à un traitement privilégié... Par ailleurs, il doit être particulièrement agréable de venir en été pour déjeuner d'une grande assiette d'antipasti et d'un dessert, et s'éterniser un peu en terrasse...
*j'ai été ravie de partager ce bon dîner avec Aurélie-Expressions d'Enfants, Marie-Agite tes Papilles , Romy-CdimancheaParis, Sandra-desenviesdecuisine .
Le Café de la Jatte, Ile de la Jatte; 60 boulevard Vital Bouhot, Neuilly sur Seine, 01 47 45 04 20.
08:00 Publié dans Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : café de la jatte, restaurant italien, brasserie, ile de la jatte, neuilly, giovanni perrone, antipasti, pâtes, pouilles |
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21/05/2012
Mange-t-on trop de viande ? ça dépend...
Jeunes femmes, mangez du fer !
Ah bon, ça se mange ? Bien sûr, pas tel quel ! Encore qu'un intervenant de la conférence organisée par le CIV (Centre d'Information des Viandes) à laquelle j'assistais il y a quelque temps rappelait une vieille coutume en la matière : elle consistait à faire boire de l'eau contenant un clou rouillé aux personnes en manque de cet oligo-élément. Nul n'a pu garantir l'intérêt scientifiquement prouvé d'une telle méthode...
Je parle bien sûr du fer contenu dans les aliments, notamment dans la viande de boucherie (1). Et le monde est mal fait... les femmes qui ont des besoins en fer deux fois plus élevés que les hommes (du fait de leur cycle menstruel) en absorbent moins qu'eux, et du coup en manquent souvent. En effet, d'après les données (2) présentées à cette conférence, 39% des femmes de 18 à 29 ans ont des réserves faibles en fer et 17 % présentent même une baisse des réserves. Et la carence en fer non traitée peut conduire à l'anémie. Mieux vaudrait intervenir avant !
Je sais que certaines femmes mangent peu de viande notamment du boeuf. Or, si certains éléments apportés par la viande (les protéines, certaines vitamines et minéraux) peuvent assez bien être fournis par d'autres aliments, pour le fer, c'est plus compliqué.
Où trouve-t-on le fer ? En résumé, d'abord dans la viande plutôt que dans les épinards ! Pour ceux-là, c'est une croyance erronée due à une erreur de virgule et perpétuée notamment par Popeye ! On trouve le fer à la fois dans des sources animales : en tête le boudin, le foie de volaille, puis le boeuf, l'agneau, le canard, et plus modestement le poisson, les oeufs, la charcuterie. Côté végétaux, il y a le germe de blé, les pistaches, le soja, les légumes secs, ... Mais le fer animal est mieux absorbé par l'organisme que le fer végétal.
La consommation moyenne de viande de boucherie en France est de 390 g/semaine soit 55 g/jour. Cette consommation est en baisse depuis plusieurs années, à l'inverse de la volaille et de la charcuterie qui progressent. Notamment pour des raisons économiques et de praticité culinaire, ...
Par ailleurs, cette moyenne cache d'importantes disparités, notamment entre les hommes et les femmes : 435 g pour les hommes, 330 g pour les femmes. Or, comme je le disais plus haut, elles ont un besoin deux fois plus important.
Souvent, quand mes patientes m'annoncent un projet plus ou moins proche de grossesse, j'attire entre autres leur attention sur leur consommation de viande. Pour nombre d'entre elles, cette consommation est assez limitée pour des tas de raisons (goût, coût, opportunité, tendance au végétarisme, ...). Alors, je leur recommande de demander à leur médecin une vérification de leur taux de ferritine (qui indique l'état des réserves de fer de l'organisme) pour être fixée sur la conduite à tenir. Un gynécologue présent a en effet insisté sur les sérieux dangers d'un manque de fer pendant la grossesse et en vue de l'accouchement, période où les besoins sont encore accrus. Bien sûr, on peut prendre un complément alimentaire, voire même recevoir des injections en urgence, mais n'est-ce pas plus simple de couvrir ses besoins par la nourriture ?
Evidemment, comme vous, je me dis qu'un colloque organisé par le Centre d'Information sur les Viandes n'a sûrement pas pour but de nous dissuader d'en manger. Et mon idée, mesdemoiselles, mesdames, n'est pas de vous convaincre de manger de la viande si vous ne l'aimez vraiment pas. Mais, si c'est un aliment qui est plutôt à votre goût, de prendre un peu de recul sur votre consommation. Est-ce que vous "oubliez" régulièrement d'en manger ? Ou au contraire, en mangez-vous vraiment beaucoup, par habitude familiale par exemple ? Pas besoin d'un steak tous les jours ! Dans tous les cas, il est intéressant de savoir, par une analyse, où vous en êtes côté réserves de fer.
Pour ma part, je ne mange pas énormément de viande (je suis plutôt flexitarienne !) mais je ne m'en prive pas. J'aime cela sous diverses formes, sans excès (3) et par ailleurs je sais, par mes analyses de sang faites de temps en temps, que je ne suis pas en manque de fer, même si cela m'est déjà arrivé à une époque où j'étais fort ignorante des choses de l'alimentation...
Et vous, vous en êtes où côté viande ? NB : Bien sûr, je sais qu'il y a des végétarien(ne)s parmi vous !
(1) Ce qu'on appelle la viande de boucherie regroupe le boeuf, le porc (hors charcuterie), le veau, l'agneau, le cheval.
(2) au global, informations source CIV, Credoc, Etude nationale Nutrition Sant, Ciqual
(3) cela se passait au Ritz (opération séduction !) et je me suis absolument régalée lors de la démonstration-culinaire qui a suivi la conférence : un chef de l'Ecole du Ritz nous avait concocté une daube provençale absolument merveilleuse de fondant. J'ai la recette détaillée et les astuces du chef, je vais la refaire très bientôt en m'appliquant.

08:00 Publié dans Du côté des aliments | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : viande, aliments riches en fer, femmes, anémie, teneur en fer |
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