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14/03/2010

Tofu bouilli (yudofu) : plaisir gourmand du 14 mars

Dimanche midi, la plongée nippophile continue. Au menu, un plat japonais qu'on avait découvert dans les temples de Kyoto, le tofu bouilli (yudofu dans la langue d'origine).

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Les nombreuses personnes qui ont de mauvaises expériences avec le tofu popularisé dans les magasins bio/végétariens en France ne saliveront probablement pas à l'évocation de ce plat, que, de notre coté, on adore. Quoi, pensent-elles, du tofu seulement bouilli, mais cela n'a aucun goût ! Pas du tout. D'abord, il faut impérativement du tofu soyeux de fabrication de type japonaise (pour les Parisiens, il y a notamment du tofu frais chez Kioko ou Ace Opera*). Le tofu cuit dans un bouillon avec de l'algue kombu, il a une texture moelleuse et une saveur délicate, et ensuite on trempe les cubes de tofu dans une sauce appropriée à ce plat, très parfumée, avec soja/mirin/gingembre/cébettes émincées. Et on revit les heures sereines passées dans les jardins des temples de Kyoto...

Les moines bouddhistes zen mangeaient du tofu car ils étaient végétariens. C'est en effet un aliment bien adapté à cette pratique car riche en protéines. Mais tout le monde peut prendre plaisir à en manger !

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*Kioko : 46 rue des Petis-Champs, Ace opéra, 43 rue St Augustin.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, faire une suggestion ou demander une recette détaillée, une adresse,...

Cuisine japonaise : plaisir gourmand du 13 mars

Samedi soir, un très savoureux dîner fortement japonais concocté par mon culinaro-nippon-addict. L'aspect visuel étant important, particulièrement au Japon, c'est un plaisir de servir cela dans un assortiment de 4 bols de tailles différentes. Il y avait :

- un riz japonais aux champignons et noix de gingko ;

- du tororo (igname), un aliment vraiment typiquement japonais (avez-vous déjà goûté cet étrange tubercule qui donne une sorte de mousse gluante quand on le mixe ou on le rape ?) avec nori, wasabi, cébettes, thon et avocat marinés ;

- une toute petite salade de tofu, concombre et shiso vinaigré ;

- une soupe miso au tofu (ce peu de tofu étant un prélude au repas de demain dont je vous reparlerai sûrement).

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Tout cela vous paraît peut-être un peu compliqué mais, en fait, quand on aime une cuisine, quelle qu'elle soit, on finit souvent par avoir envie de la pratiquer soi-même un peu. Alors, on peut s'y mettre petit à petit, en découvrant un ingrédient après l'autre, en se documentant avec le livre de recettes ou le site web adéquat, en expérimentant. En matière de cuisine japonaise, je vous conseille par exemple le site www.cuisine-japonaise.com, très riche.  Un petit livre édité il y a quelques années par la marque Kikkoman peut aussi être une entrée en matière pour les recettes de base). Et on est ravi quand on s'approche de saveurs déjà goûtées, et qu'on peut s'exclamer "c'est comme là-bas !" ;).

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, faire une suggestion ou demander une recette détaillée, une adresse,...

 

12/03/2010

Ecrire pour...manger autrement ?

cahiers.jpgMardi,  je participais à un petit déjeuner Plume de vie, "Ecrire ...pour se connaître", organisé par deux personnalités attachantes qui accompagnent chacune à leur façon des personnes dans l'écriture, Anna Piot et Christie Vanbremeersch. Cela m'a parlé car je crois au rôle de l'écriture pour prendre du recul, se connaître, comprendre ses émotions, ce qu'on ressent.

Vous pensez peut-être que c'est loin de ma sphère de l'alimentation. Pas du tout car ce sont souvent les émotions qui nous font manger, grignoter, nous remplir : la colère, la tristesse, l'angoisse, .... Prendre un temps pour écrire ce qu'on a ressenti à ce moment-là peut vraiment aider à mieux comprendre ce qui se passe, à remonter le fil de ce qui fait manger sans faim.

Christie a recommandé de choisir un beau cahier ou carnet pour y coucher ses mots, cela peut être important en effet. C'est un peu comme un ami, il faut être bien avec lui. De mon côté, je donne souvent des tableaux à mes patients pour faire un "carnet alimentaire" mais je suis plutôt contente si finalement ils utilisent un petit carnet à eux pour commenter leur alimentation, cela peut vouloir dire qu'ils se sont appropriés la démarche, que c'est important pour eux (mais le contraire n'est pas vrai, certains s'engagent beaucoup sans cela aussi !).

L'écriture n'est pas seulement à utiliser pour retranscrire un moment émotionnel fort ; cela peut être aussi un moyen de faire le bilan de la journée, de noter petits bonheurs et petits malheurs du jour, pour peut-être être encore plus attentif à son environnement, s'habituer à vivre "ici et maintenant", à capter ses sensations.

Alors n'hésitez pas à écrire pour vous connaître.

10/03/2010

Fruits secs : plaisir gourmand du 9 mars

Mardi, entre un déjeuner pas très copieux et un dîner quasi-inexistant pour cause de sortie, nécessité d'un goûter. J'avais sous la main un assortiment de fruits secs et oléagineux, qui a permis de répondre à ce besoin. Je n'en mange pas tous les jours, cela dépend de ma faim et du temps à attendre pour le dîner.

Ces jours-ci, l'assortiment que j'ai composé comprend abricots secs, pruneaux, amandes, noisettes, cranberries et, l'ingrédient à la mode que je voulais goûter, des baies de goji (ce n'est pas le plus intéressant gustativement !). Ce mélange de goûts, plus ou moins sucrées, acides, amères, et de textures plus ou moins fermes ou moelleuses, est bien agréable.

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C'est quelque chose que je recommande parfois à mes patients qui travaillent : avoir une sorte de "kit de survie" alimentaire sous la main pour s'enlever la peur d'avoir faim qui fait parfois faire des "réserves" en mangeant trop au déjeuner. Et si possible avec des ingrédients qui ne s'abiment pas si on ne les mange pas le jour même, pour pouvoir agir en fonction de sa faim et non "parce que c'est là". Cela change un peu de la sempiternelle pomme que certaines ne peuvent plus supporter à force de l'avoir associée à leurs régimes successifs.

Quand on veut faire un goûter ou une collation, il est important de s'arrêter dans son activité et de vraiment faire une pause pour manger consciemment, quoi qu'on mange, et non l'avaler machinalement en travaillant. Car manger machinalement ne permettra pas de sentir le moment où l'on est rassasié (e). Et ce n'est pas du temps perdu, c'est un temps de pause qui permet de relâcher stress et tensions éventuelles et reprendre son souffle pour finir la journée.

Il  est bon également de réfléchir un peu, si c'est possible, au dîner qui va suivre, pour adapter ce qu'on va manger et préserver ainsi sa faim à venir.

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. N'hésitez pas à poster un commentaire, faire une suggestion ou demander une recette détaillée, une adresse,...