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11/11/2010

Comment choisit-on un restaurant ?

Quand on aime manger, en général, on a plaisir à aller au restaurant. Pas tous les jours bien sûr, sinon cela devient une routine, voire une corvée. Pas trop souvent car c'est aussi un grand plaisir de cuisiner et manger chez soi. Mais, quand on habite une grande ville, comment choisir parmi la foule des propositions ? Quels sont les critères de choix ?

Pour ma part, j'en vois plusieurs :
- la proximité : bien sûr, parfois pour des raisons pratiques, on privilégie ce qu'il y a de plus proche. Si on doit faire cela souvent, cela vaut le coup de se renseigner sur les endroits intéressants du quartier et ne pas forcément toujours aller juste au coin de la rue. Je me réjouis que quelques tables correctes aient fleuri depuis quelques années à proximité de chez moi, dans un quartier qui était assez sinistré en la matière : le Café qui parle, Miroir, Alice Pizza, ... Mais cela ne suffit pas. Je préfère m'éloigner un peu pour vraiment me régaler.

- le prix : évidemment, il y a une fourchette de prix qu'on peut/veut s'offrir plus la prise en compte de ce que sont prêts à payer nos compagnons de table. Mais j'essaie que cela ne soit jamais au détriment de la qualité : je préfère un repas dans un très bon restaurant à 40 euros de temps en temps à deux repas très moyens à 20 euros où j'aurai l'impression d'avoir gaspillé mon argent.

- l'originalité de la cuisine : je vais au restaurant pour à la fois bien manger et être surprise, entraînée ailleurs, découvrir des accords de saveurs inédits, manger ce que je ne mange pas chez moi, qu'il s'agisse de la cuisine d'un chef créatif, de cuisines étrangères, de plats qu'on ne sait ou qu'on ne peut pas cuisiner. Un couscous marocain, des tempura japonaises, une vraie pizza italienne sont ainsi des plats que je mange volontiers à l'extérieur.

- la qualité de la cuisine évidemment. En fait, j'aime tout (ou presque !) pourvu que ce soit bon. De beaux ingrédients, bien traités, assaisonnés, présentés, ...

- l'accueil, le service, le cadre : pour moi, ce n'est pas aussi important que ce qu'il y a dans l'assiette mais si cela fait défaut, cela peut carrément gâcher un repas. Serveur désagréable ou inattentif, tables trop serrées, environnement bruyant où l'on ne s'entend pas, tout cela a un impact sur le plaisir de ce moment.

- l'envie du moment. Car on va au restaurant pour se faire plaisir, donc sans dire "je dois faire attention". Quelle tristesse de prendre une triste salade quand les autres se régalent du plat dont on rêvait. En revanche, ce n'est pas parce qu'on est au restaurant qu'il faut trop manger. De ce fait, j'aime bien quand il y a une carte et pas seulement un menu imposé qui risque d'être très au-dessus de mon appétit.

Mais comment on les trouve, ces restaurants qu'on aime ? Le bouche à oreille à condition que cela vienne de quelqu'un qui a a peu près les mêmes goûts que vous, la lecture de guides, sites, blogs de critiques culinaires (que pour ma part je préfère au quidam moyen), le hasard d'une promenade, ...

Quand on repère un lieu qui répond à tous ces critères, on ne le lâche plus. Et souvent plus on y va, plus on l'apprécie car on y est reconnu, bien traité, on a parfois droit à des petites faveurs, ... Mais il ne faut pas pour autant se priver de découvrir de nouvelles adresses pour enrichir peu à peu son carnet d'adresses. Ainsi, on retourne assez souvent chez KGB (Kitchen Galerie Bis) d'autant plus que différents amis souhaitent y dîner avec nous. Mais on a été ravis de découvrir par exemple Saturne et on est impatients d'y retourner.

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Les délicieux Zord'oeuvres de KGB, un festival de saveurs qu'on n'a pas chez soi !

Dans ce registre, je vous livre, outre ceux mentionnés ci-dessus, quelques-unes de mes adresses favorites à Paris (hors restaurants japonais, sur lesquels je reviendrai bientôt). Ce n'est qu'une vision totalement subjective, je ne suis aucunement critique gastronomique, je n'ai pas énormément d'occasions de tester de nouvelles tables, je rate probablement quelques merveilles. Je me rends compte d'ailleurs qu'il y en a qui ne m'ont pas vue depuis longtemps. Mais je ne passe pas ma vie au restaurant !

L'Affriolé, 17 rue Malar, Paris 7eme
Caius, 6 rue d'Armaillé, Paris 17eme
Cibus, 5 rue Molière, Paris Ier
Le Clos des gourmets
Le Cristal de sel
L'Entredjeu, 83 rue Laugier, Paris 17eme
La Fourchette du printemps
Le Gaigne
Maceo ,
 

Et vous, vous avez des restaurants préférés ?

05/10/2010

Saturne : naturel et essentiel (plaisir gourmand du 4 octobre)

Eh oui, parfois, je l'avoue, je cède au buzz parisien pour tester une nouvelle adresse à la mode encensée par tous les blogs gastronomiques*. Il s'agit du restaurant Saturne, ouvert depuis à peine trois semaines. J'étais à la recherche d'un restaurant sympathique ouvert le lundi, pour le découvrir avec un ami de passage à Paris et fin gourmet. Prête si besoin à remettre en cause les louanges unanimes si on est déçus. On a eu la dernière table en réservant ce matin.

Alors, qu'en dire en toute honnêteté ? Et bien, aucune déception, bien au contraire. Cela commence bien avec l'arrivée dans un très beau lieu sobre, contemporain, spacieux, serein. Puis un accueil sympathique, une vue sur la cuisine ouverte, une carte gourmande avec des intitulés tentants et un choix limité (choix entre deux plats puis fromage ou dessert, je préfère cela à une carte à rallonge) et des mots qui nous parlent de nature (mouron des oiseaux, oxalis, cameline, ...). Enfin, l'essentiel, la cuisine : on s'est régalés de bout en bout, avec des plats très proches du produit, des ingrédients de top qualité, des accords de saveurs délicieux, aucune fioriture inutile. Cela commence par trois entrées successives :

- "tarte fine à l'oignon doux de Provence, pralin", une belle entrée en matière avec une douceur sucrée-salée,

- "courge jack be little, moule, cèpe, mouron des oiseaux", une pure merveille !

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- "thon rouge de St Jean de Luz grillé, aubergine à la flamme, tomate" : le thon est juste saisi et très savoureux, l'ensemble délicieusement parfumé.

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Cela continue très bien avec un "lieu jaune de ligne, jus de coquillage à l'armoise, oseille et oxalis",
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et on termine par un dessert d'une blancheur immaculée, tout en douceur subtile : lait d'amande, glace au lait ribot et mousse à la cameline (une plante). Tout cela dans un menu à 39 euros, franchement, cela les vaut sans problème.

Pour conclure cette soirée de haute gourmandise, on goûte une tisane originale (menthe, mélisse, ...) avec des madeleines à tomber ! Le pain de campagne est excellent aussi : on n'a pas trouvé l'erreur !

*Par exemple :

Food Intelligence

So food so good

Chroniques du plaisir

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez une recette détaillée, une adresse,... ou faire une suggestion gourmande.

Saturne, 17 rue Notre-Dame des Victoires, Paris 2eme, 01 42 60 31 90.