16/06/2012

Dans la famille féculents, je demande la pomme de terre...

Chez nous, on mange beaucoup de féculents, on aime ça et on sait bien que ce n'est pas eux qui font grossir...  Pain, pâtes, riz : amour de la France, de l'Italie, du Japon et de leurs aliments de base... Et aussi de temps en temps des pommes de terre car il y a un grand amateur.

Du coup, ayant un petit stock de jolies petites patates de saison, il n'a pas tardé à s'emparer d'une recette que j'avais repérée dans la jolie rubrique de Jacky Durand le vendredi dans Libération : une salade de pommes de terre aux coques.

Comme toujours, en cuisinier affûté qu'il est, il a adapté, épicé à sa façon et en fonction des disponibilités d'ingrédients. Je crois que cela n'avait plus beaucoup de rapport avec la recette d'origine mais cela a donné en tout cas une très savoureuse salade de pommes de terre aux palourdes rafraîchie par un peu de croquante salade sucrine.

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Si vous manquez d'idées, il y en a aussi plein sur ce site dédié (recommandation gratuite !).

Et vous, vous les aimez comment, les pommes de terre ?

08/05/2011

Vous aimez manger ? LibéFood est là pour vous

libération, alimentation, nutrition, libéfood, blogs culinairesLe journal Libération vient de lancer Libéfood : "du beau, du bon, du blog". Il s'agit de faire une sorte de revue de presse des blogs culinaro-alimentaires. Eh bien, ce blog que vous me faites le plaisir de lire y est référencé depuis quelques jours ! Et je découvre par exemple ce matin qu'ils ont repris certains de mes derniers billets en Une :

- à propos de la meilleure baguette de pain de Paris

- ou de mes ateliers "Un homme au fourneau"

Certes, il s'agit sans doute de surfer sur la vague de l'alimentation et la cuisine qui sont très à la mode. Mais ne boudons pas cela si cela peut contribuer à ce que de plus en plus de monde prenne plaisir à manger bon et sain au quotidien !

Et pour moi, une motivation supplémentaire (s'il en fallait !) à vous proposer des billets gourmands, intéressants, plaisants !

16/03/2011

En alimentation, soyons curieux mais jusqu'où ?!

Ce lundi, le quotidien Libération décrivait la curiosité sans limites du photographe Neil Setchfield pour les étranges aliments liés aux différentes cultures du monde. Ce curieux personnage publie un livre à ce sujet. Il y a des insectes, des mollusques, ... Beaucoup diront "beurk" mais, en fait, tout cela n'est qu'une question de culture, d'us et traditions locales.

Bien sûr, on n'est pas obligés d'être aussi aventurier que lui devant son assiette ! Mais, sans aller jusqu'aux extrêmes décrits, êtes-vous plutôt curieux(se) ou casanier (e) en ce qui concerne l'alimentation ? Prenez-vous plaisir à goûter des aliments inconnus ou êtes-vous plutot méfiant (e) ? Enrichissez-vous régulièrement votre répertoire gustatif par de nouvelles découvertes ou vous régalez-vous avec toujours les mêmes plats hérités des coutumes familiales ? Choisissez-vous en priorité les plats que vous connaissez et les valeurs sûres au restaurant ou vous aventurez-vous le plus souvent en terre inconnue ?

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A titre d'exemple, nous dinions dernièrement dans un restaurant au carrefour de la tradition et de la modernité : sur la carte des desserts, à côté d'une crème brulée au speculos et de macarons chocolat-fruits rouges-sésame, il y avait une étrangeté : un mille-feuille d'aubergine et fleur de sureau. Notre curiosité fut éveillée, nous avons été trois sur quatre à choisir ce dessert. J'imaginais un peu de grosses tranches d'aubergine confites mais ne savais pas trop à quoi m'attendre. Finalement, ce fut très différent : deux très fines tranches d'aubergine complètement séchées entre lesquelles se lovaient des boules de crème sucrée agréablement parfumée à la fleur de sureau dont la douceur s'harmonisait parfaitement avec une certaine amertume de l'aubergine. Eh bien, c'était étonnant et vraiment délicieux, nous étions donc très contents d'avoir écouté notre curiosité. Et le risque est quand même assez limité, n'est-ce pas ?!

24/10/2010

Chocolat soyeux avec Jacques Génin (plaisir gourmand du 24 octobre)

P1020786.JPGHasard des circonstances, je continue mon périple chez les hommes de haute gourmandise. Après Patrick Roger, Pierre Hermé, Christophe Vasseur, voilà le tour de Jacques Genin. J'adore ce chocolatier (ou fondeur en chocolat comme il se qualifie), ses caramels parfumés à tomber, sa tarte au citron, son salon de thé, ... J'ai entendu parler un peu partout de ses deux livres récents, autour de la tarte au citron justement et du chocolat. Cela me me paraissait pas des achats prioritaires, notamment le chocolat car j'ai déjà beaucoup de recettes en stock.

Mais j'ai été ravie de découvrir une recette dans la rubrique Foodingues du cher Jacky Durand dans Libération jeudi. Il donnait la recette d'une "mousse sans blanc d'oeuf, pour la texture d'une soie". A la place, il y a de la crème, autant dire que c'est plus velouté et plus riche aussi ! Mais aucune raison de se priver, on pense juste à garder une place pour le dessert.

J'avais déjà réalisé une mousse similaire ("sans oeufs, sans beurre, sans sucre"). L'astuce est qu'on mélange au chocolat la crème sous deux formes : une crème fouettée et une crème qu'on a fait bouillir comme pour une ganache (bien sûr, il s'agit de crème fleurette : de la crème liquide entière). Cela donne une sorte d'intermédiaire entre une ganache et une mousse, qu'on laisse bien reposer au frais avant dégustation. Et c'est comment ? Onctueux, fondant, délicieux... et nourrissant !

Le meilleur du chocolat, Jacques Génin, éditions Alternatives, 15 euros

NB : afin de vous encourager à prendre plaisir à manger le plus souvent possible, je vous donne chaque jour un plaisir gourmand personnel. Je serai ravie que vous postiez un commentaire si vous voulez plus d'informations ou faire une suggestion gourmande.

27/05/2010

Enervée par le portrait de Pierre Dukan dans Libé !

Très agacée par le portrait de Pierre Dukan aujourd'hui dans Libération. Pas la peine que je vous explique qui est Pierre Dukan, il est peut-être largement aussi connu que Jean-Michel Cohen dans le monde des régimes. Ce qui m'a énervée, c'est qu'il n'y a aucun regard critique sur sa méthode de la part de la journaliste. Pierre Dukan prétend vouloir s'attaquer au surpoids mondial alors qu'en fait, par sa méthode de régime, il y contribue. Car le régime hyper-protéiné qu'il propose fait bien sûr perdre du poids (très vite) mais en fait reprendre aussi sûrement pour quasiment tout le monde, plus quelques kilos supplémentaires. Comme tous les régimes. N'avez-vous pas des exemples autour de vous ? Sans compter des effets sur la santé et le moral chez de nombreuses personnes. Et il parle de non-restriction comme si manger de la viande et du poisson toute la journée, ce n'était pas se restreindre de manger les autres aliments !
Toujours la même question à la vue du succès mirobolant de ce type de régime : pourquoi veut-on maigrir si vite ? Tout le monde a un mariage dans 3 semaines ?! Pourquoi ne pas entreprendre un vrai changement durable de ses habitudes alimentaires ?
Je me réconforte en lisant l'ode aux fèves de Jacky Durand dans le même journal. Cet aliment printanier sera justement au menu ce soir.

Pour des infos plus précises sur le régime Dukan, lire ici.

16/04/2010

Cuisiner, un sentiment : Jacky Durand le montre bien

P1010612.JPGJ'adore les chroniques Foodingues de Jacky Durand dans Libération : il y transparaît un amour de la cuisine, de ceux qui la font et des aliments qui la composent, authentique et chaleureux qui donne envie de se mettre "aux fourneaux" sans attendre. Tout cela avec beaucoup d'humour. Aussi ai-je acquis avec gourmandise son recueil de chroniques, "Cuisiner, un sentiment" (éditions Carnets Nord). De quoi saliver devant toutes celles que je n'avais pas lues. C'est un voyage à travers les régions, les souvenirs, les aliments, que je vais déguster lentement.

Et le titre m'a plu. Bien sûr, il y a du sentiment dans la cuisine, et de l'amour. Cela me fait penser à plusieurs conversations récentes avec des femmes. Car de nombreuses femmes qui travaillent, qui ont des responsabilités, qui réussissent, se sentent terriblement coupables et soudain dévalorisées quand il n'y a rien à manger dans le frigo et qu'on en est réduits à décongeler une pizza ou faire des n-ièmes pâtes au beurre. Elles se sentent remises en cause dans leur rôle de mère en ne nourrissant pas "bien" leurs enfants.
Je ne suis bien sûr pas Elisabeth Badinter mais j'essaie :
- d'une part de les déculpabiliser : la femme parfaite qui est cadre sup ou bosse 10 heures par jour et passe 2h en cuisine le soir pour mijoter un bon petit plat, cela n'existe qu'en rêve !
- d'autre part de les aider à améliorer quand même l'offre de repas quotidienne en faisant appel à un peu d'organisation, à l'aide du congélateur et à des recettes simples mais bonnes. Car je suis persuadée qu'il n'est pas nécessaire de passer des heures en cuisine ou d'attendre le week end pour bien manger. Et, pour ce qui est du week end, ne peut-on pas abandonner ses dossiers et passer un peu de temps à choisir une nouvelle recette avec ses enfants, à la cuisiner avec eux, et à la savourer en famille ? De quoi leur créer à eux des souvenirs comme ceux de Jacky Durand...