16/01/2015
Ces livres qui me surprennent et me font cuisiner... Episode 1 - l'épicerie du Royaume-Uni
Quand on a quelques relations amicales dans le monde gastronomico-culinaire, il y en a parmi elles qui sont des personnes talentueuses et courageuses qui écrivent des livres de cuisine, les éditent, ... Et qui parfois me les offrent, avec probablement la légère arrière-pensée que je vous en parle, en tant que "blogueuse influente" comme on me qualifia un jour...
Il se trouve que j'ai ainsi reçu récemment plusieurs livres de cuisine que, soyons honnête; je n'aurais vraisemblablement pas achetés. Alors qu'ils se sont révélés finalement fort appétissants, pleins de recettes en phase avec mes goûts culinaires ou propices à faire de délicieuses découvertes. Je les ai donc truffés de marque-pages pour repérer les nombreux plats à essayer.
Le premier, c'est l'Epicerie du Royaume-Uni, de Marie Grave dans la série des Epiceries du monde, aux Editions La Plage.
Rien qui pouvait m'attirer a priori. Je ne suis pas spécialement fan de la nourriture anglaise, je ne cours pas les épiceries britanniques pour remplir mon placard culinaire... Mais je sais cette collection joliment faite. Quand j'ai reçu le livre, j'ai eu la surprise d'avoir envie de réaliser quasiment toutes les recettes ! Il faut dire que, si les ingrédients sont anglais, les plats proposés sont actuels et accessibles sans trop d'excentricité. J'ai commencé par un ingrédient que je connais plutôt bien, même si je le cuisine assez peu, les flocons d'avoine. J'ai réalisé un savoureux crumble pomme-poire, les flocons d'avoine étant tout à fait propices à un crumble croustillant.

Puis de plus originales galettes de légumes où j'ai, suivant la recette, mis entre autres, des choux de Bruxelles, mes nouveaux amis... Avec pomme de terre et carotte. Excellent !

Enfin, j'ai préparé des biscuits aux noisettes et flocons d'avoine très plaisants, qui ont parfaitement accompagné une mousse au chocolat au réveillon.

Il y aussi le thé Earl Grey, la moutarde anglaise, le stilton... Plein de jolies recettes en perspective.
Connaissez-vous cette collection Epiceries du Monde où il y a déjà eu le Liban, l'Inde, ... ?
Pratiquez-vous régulièrement ou occasionnellement de votre côté les ingrédients britanniques ?
08:26 Publié dans Activités, medias, lectures..., Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : epicerie anglaise, cuisine anglaise, epiceries du monde, marie grave, editions la plage, flocons d'avoine |
|
Facebook | |
Imprimer
15/01/2015
Goûtons les Japonais cuisinant français - suite et fin (provisoire...)
En mai, je vous rendais compte de notre expérimentation des chefs japonais cuisinant français. Dix étaient prévus et j'avais raconté les quatre premiers. On a poursuivi, j'ai un peu oublié d'écrire et surtout je n'en ai pas eu très envie car la suite n'a pas été grandiose.
Petite déception par rapport à notre attente à l'Axel de Fontainebleau (de belles réussites mais pas un grand souvenir global) puis une expérience ne correspondant pas trop à nos goûts au plutôt traditionnel Epicure 108.
On a par ailleurs changé certains projets :
- pour découvrir l'expérience originale et plaisante des Diners du Cercle avec Kei Matsushima,
- pour assurer et retourner une troisième fois (à déjeuner) chez Kei (là, c'est toujours un grand grand bonheur à chaque bouchée) (en remplacement de Stella Maris qui a fermé en cours d'année) et on a considéré que ce festin nous dispensait d'aller goûter le classicisme d'Hiramatsu.
La touche finale étant un pâtissier et non un restaurant, Mori Yoshida. On a attendu la toute fin d'année pour goûter ses réalisations et on a assuré en prenant des éclairs, café et chocolat, qui se sont avérés très bons (même si je préfère le classicisme des éclairs avec glaçage, celui-ci participant pour moi au plaisir global de l'éclair).

On est très très loin de l'exhaustivité car il ne se passe pas un mois, voire une semaine, sans qu'un chef japonais s'installe aux cuisines d'un restaurant parisien. Bilan global : Kei insurpassable et bonne surprise des Enfants Rouges. J'ai beaucoup aimé Es mais c'est quand même un peu cher.
Ci-dessous, reprise du billet paru en mai 2014 pour ceux qui ne l'avaient pas lu.
Peut-être avez-vous remarqué, surtout si vous êtes Parisien(ne) et intéressé(e) par la gastronomie, la masse de chefs japonais qui ne cessent d'ouvrir des restaurants de cuisine française. Très souvent largement et positivement commentés par la foodosphère.
Mais Monsieur est un puriste. Souvent, il aime l'authentique cuisine italienne, la cuisine japonaise traditionnelle, la cuisine française reconnaissable. En même temps, il adore la cuisine fusion de William Ledeuil à Ze Kitchen Galerie, il est souvent prêt à découvrir de nouvelles tables (un peu moins que moi...). Tout en ayant adoré nos deux déjeuners chez Kei, il avait donc une certaine réticence vis-à-vis de ces chefs japonais se spécialisant dans la cuisine française. Du coup, j'ai proposé que 2014 soit une année de lutte anti-préjugés : nous allons découvrir de multiples tables non japonaises tenues par des chefs japonais et nous verrons : ont-elles une spécificité nippone ? Y aura-t-il une déception ? Ou de belles surprises ? Ou aucune règle générale ?
Nous avons prévu de nous offrir une de ces tables chaque mois. Ainsi, je vais vous raconter les quatre premières. Et je ferai de même fin août et en fin d'année.
Janvier
On commence fort avec Es, un restaurant plutôt haut de gamme, au cadre d'une grande sobriété, dont le chef Takayuki Honjo a fréquenté les cuisines de plusieurs belles tables. On y va au déjeuner et c'est un ravissement intégral au fil des plats (hormis le dessert qui ne m'a pas emballée). Il y a une extrême attention à la qualité des produits : je découvre le fameux et rare beurre du Ponclet, une merveille, mais je fais attention à ne pas abuser du pain-beurre, vu la suite !

En entrée, une miniature de tortellini onctueux et goûteux (un peu petit !). Deux plats, poisson et volaille, aux accords de goût étonnants et délicieux, aux cuissons parfaites. Je goûte le meilleur poulet que j'ai jamais mangé, cuit à la perfection, un poulet du Pâtis, une volaille d'exception. Et le service est très plaisant. Les assiettes ont une précision et une délicatesse qui n'étonnent pas chez un chef japonais mais cela ne nuit en rien au plaisir gustatif. On se promet de revenir à une prochaine occasion un peu festive car on s'est régalés.
Février
Expérience très différente. On retourne aux Cartes Postales, un petit restaurant du quartier de l'Opéra, où nous étions allés deux ou trois fois, il y a de nombreuses années, car on avait apprécié une bonne cuisine française assez classique et la plaisante proposition de pouvoir prendre deux demi-plats. Etonnamment, pas la moindre once de changement ni dans le décor, déjà vieillot alors, ni, plus surprenant dans la carte, qui ressemble à s'y méprendre à celle qu'on avait connue. On prend une entrée et deux demi-plats, pour ma part maritimes, du maquereau, des crevettes, ... Les intitulés sont appétissants, c'est plutôt bon mais la déception sera quand même dans l'assiette, avec des sauces trop lourdes, des plats fades, quelque chose qui ne correspond plus à notre goût. A oublier, en ce qui nous concerne !

Mars
On découvre avec des amis Les Enfants Rouges, une table reprise récemment par un jeune chef japonais, Daï Shinozuka, qui a travaillé avec Yves Camdeborde. Le lieu a fait le "buzz" chez les Parisiens amateurs de bistrots et de nouveauté. Le service est inégal (une longue attente au début, un service assez débordé, puis la patronne japonaise attentive et chaleureuse). Il y a un menu-carte entrée-plat-dessert court, avec une cuisine de saison. Je choisis des options qui font un ensemble copieux : des maquereaux parfaits, de la brandade de haddock savoureuse, un baba au rhum délicieux, le tout est excellent, une très bonne cuisine de bistrot mi-classique mi-originale (brandade un peu copieuse). Monsieur est particulièrement emballé, moi, un peu moins quand même mais cela fut une excellente soirée en bonne compagnie. Et là, il est plutôt difficile de se douter que c'est un Japonais en cuisine...
Avril
On réserve un déjeuner chez Toyo, le restaurant de l'ancien chef du couturier Kenzo, Toyo Nakayama, ouvert depuis plusieurs années. Le lieu est élégant, on s'installe à un long comptoir en face du chef. Tout se fait dans le calme, à la fois devant nous et en cuisine. En amuse-bouche, un joli accord fraise-feta râpée. On se régale avec les entrées, d'une grande finesse, pour moi, sous le signe du cru : poisson et carpaccio de veau à l'étrange présentation. Le plat est un peu moins raffiné, un "curry" à la japonaise avec lotte panée, bon mais qu'on ne s'attend pas trop à voir là. Tout cela est nourrissant et je me contente d'une fraîche salade de fruits à la gelée de verveine en dessert. Des quatre lieux, ce restaurant est le plus japonais. Tout cela était très bon mais je ressors avec une impression un peu mitigée, quelque chose comme un manque de cohérence peut-être...

Et vous, que pensez-vous de ces chefs japonais qui plongent dans la cuisine française ?
Es, 91 rue de Grenelle, Paris 7ème, 01 45 51 25 74
Les Cartes Postales, 7 rue Gomboust, Paris Ier, 01 42 61 23 40
Les Enfants Rouges, 9 rue de Beauce, Paris 3ème, 01 48 87 80 61
Toyo, 17 rue Jules Chaplain, Paris 6ème, 01 43 54 28 03.
08:30 Publié dans Plaisirs gourmands, Restaurants & Shopping | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : chefs japonais à paris, restaurants tenus par japonais, japonais cuisinant français, es, enfants rouges, toyo, gastronomie paris |
|
Facebook | |
Imprimer
12/01/2015
Des jus, oh oui, mais pas que ça...
Le blog reprend son cours "normal". Mais on ne peut évidemment pas oublier les derniers jours. Quelle que soit la façon dont vous ayez vécu ces moments, peut-être vous demandez-vous : et après ? Pour ma part, je continuerai, modestement, à cultiver, soutenir, pratiquer autant que possible, dans mon métier et dans ma vie, la bienveillance, la tolérance, l'acceptation de la diversité, la liberté de s'exprimer, le refus des extrémismes, en me demandant comment je peux continuer à avancer davantage dans ces domaines.
J'ai profité d'une activité très ralentie et d'un peu de congé autour de Noël pour me préparer quotidiennement des jus maison avec mon extracteur (je ne tiens pas ce rythme quand je travaille tous les jours, il y a trop d'aléas dans mon emploi du temps). Je me suis à la fois fixé d'explorer davantage les recettes du livre d'Esterelle, pour me contraindre à utiliser certains ingrédients que je fréquente peu (la betterave par exemple, pas vraiment un de mes aliments favoris...) et aussi d'improviser selon les ingrédients disponibles.
Cela a donné toute une série de jus délicieux, avec pomme, poire, carotte, fenouil, betterave, kiwi, salade, céleri, concombre, chou, orange, citron, menthe, gingembre...

J'ai grand plaisir à boire des jus, à varier les ingrédients, à découvrir de nouveaux goûts. Mais je n'ai aucune envie d'en faire, même pour quelques jours, la base de mes repas. Ce que vous proposent désormais quelques intervenants qui vous livrent de coûteuses "cures" liquides à domicile. Comme toute detox, cela n'a aucun intérêt durable et, ayant testé pour voir (seulement une journée, le coût étant très élevé), je peux témoigner que j'ai été affamée et n'ai ressenti aucun bienfait (on m'objectera que c'était trop court évidemment !).
De la même façon, il est illusoire que se "nourrir" de jus va résoudre tous vos problèmes de santé. Ce que tente de faire croire le "gourou des jus" Thierry Casasnovas, dont les videos sur internet sont visionnées des dizaines de milliers de fois. Je n'ai vraiment pas envie de faire sa pub mais j'en parle pour vous inciter à vous méfier de lui ou de personnes similaires qui peuvent profiter de votre mal-être physique et/ou mental pour vous faire miroiter des solutions miraculeuses qui vont vous redonner énergie et santé.
J'étais tombée moi-même sur une de ces vidéos quand j'ai acheté mon extracteur car il propose un mode d'emploi (il fait visiblement un très "juteux" business de ces extracteurs) sans connaitre tout le contexte. Puis j'ai été contactée et interviewée par Thibaut Schepman, journaliste à Rue 89 (et ex du magazine Terra Eco), qui préparait un article sur lui et j'ai fait quelques autres visionnages, plus étranges et illuminés. Thibaut Schepman a écrit un article sérieusement critique sur le personnage, que je vous incite vivement à lire. Il n'a pas retenu mes propos, peut-être trop complexes à résumer : j'ai notamment tenté d'expliquer que le message est entendu car une partie du diagnostic peut forcément faire écho chez certaines personnes : marteler que beaucoup mènent une vie très stressée, mangent mal, se nourrissent principalement de produits ultra-transformés, ce n'est pas faux. Le problème est la réponse, extrême, qu'il apporte. Une alimentation variée et saine, du sommeil, du mouvement, oui, mais pas se nourrir uniquement de jus ! Ce n'est pas ainsi que l'on prend soin de soi. Et, désolée de parler du physique, mais la physionomie du monsieur ne semble pas trop cohérente avec une défense de la vie saine...
Par ailleurs, le journaliste a continué son enquête en se penchant sur l'aspect plus économique et financier des activités de cet homme et ce n'est pas triste... Voilà qui devrait vous dissuader de lui faire confiance, me semble-t-il, mais, bien sûr, chacun a son libre-arbitre...
Comme je vous le disais récemment, soyez méfiants vis-à-vis des gourous, vendeurs de miracles, annonceurs de la santé éternelle, surtout quand ils vous demandent beaucoup d'argent pour y avoir accès... Et je précise que je n'ai aucun compte à régler, aucune inimitié personnelle, aucun intérêt à défendre...
Vous pouvez quand même avoir envie d'intégrer des jus de fruits et légumes dans votre alimentation (tout en mangeant AUSSI des fruits et légumes bruts* et toutes sortes d'autres aliments !). Vous pouvez vous équiper d'une centrifugeuse, même si cela n'est pas aussi performant qu'un extracteur. Si vous ne souhaitez pas investir votre temps dans des jus maison, il y a aussi, entre autres, les jus YUMI, dont j'ai fait l'expérience en achetant une semaine de jus. C'est une nouvelle marque lancée par deux ex-jeunes cadres reconvertis car préoccupés (un peu trop ?) d'alimentation santé. Après avoir fait une multitude de tests, ils ont élaboré plusieurs recettes de jus comprenant un grand nombre de fruits, légumes, herbes, épices différents (entre 7 et 10 ingrédients par jus), leur ont donné des noms rigolos et proposent de vous les livrer pour une semaine (39 euros sans abonnement). J'ai testé, c'est plutôt bon, original, varié, et il est probable que certains goûts paraîtront un peu bizarres pour des adeptes des jus de fruits traditionnels.

Pour ma part, je préfère ma petite "cuisine" perso mais je reconnais qu'elle prend du temps, donc ce type de prestation "clé en main" est sans doute davantage en phase avec notre époque pressée. Toutefois, est-il cohérent de boire des jus en pensant se faire du bien et de vivre à 300 à l'heure... ?!
*On mange des fruits et légumes pour le plaisir du goût, des textures, des innombrables façons de les préparer, pour leurs fibres et le rassasiement et pas que pour leurs vitamines !
08:30 Publié dans Bien-être sans régime, Du côté des aliments, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : jus de légumes, jus de fruits, cure de jus, detox, santé par les jus, yumi, thierry casasnovas, extracteur de jus, alimentation liquide, gourou |
|
Facebook | |
Imprimer


