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25/05/2012

Les ministres, le jean et les codes...

Je me souviens d'un petit livre qui s'appelait "Les carriéristes" dans les années 80. Il donnait de façon caustique quelques conseils de comportement aux jeunes aux dents longues pour réussir en entreprise. Et il contenait un encart consacré aux looks observés et recommandables dans telle ou telle grande entreprise....

Car chaque lieu a ses codes vestimentaires. A priori, vous ne vous habillez pas pareil pour une soirée ou pour un pique-nique. En adoptant la tenue adéquate, vous vous intégrez plus facilement au groupe visé. Ce qui ne veut pas dire forcément passer inaperçu (e).

Parfois, on n'est pas au courant de ces codes implicites et on peut se retrouver "à côté de la plaque". On arrive en costume trois pièces dans une agence de pub où tout le monde est en jean et tee-shirt. Ou on porte une cravate à un sommet de chefs d'état décontracté et on se fait rappeler à l'ordre gentiment par le maitre des lieux...

Les choses se sont assouplies au fil des années mais restent souvent assez cadrées dans beaucoup d'entreprises. On accepte le polo ou le jean comme "friday wear" mais gare à celui qui le porte un autre jour. Pour les hommes, c'est assez simple, costume ou pas, cravate ou pas, chemise ou pas. Pour les femmes, la palette est plus vaste et plus subtile...

On peut décider de casser les codes pour montrer qu'on est différent. Ou assez puissant pour faire ce qu'on veut ? Comme Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, quand il arrive en sweat à capuche et non en costume-cravate à la Bourse (mais pas à son mariage quand même...). 

On a le pressentiment que les codes du Conseil des Ministres, c'est plutôt costume-cravate et tailleur. Alors, pour faire écho à uen polémique récente, que veut-on signifier en arrivant en jean ? Qu'on n'est pas pareille ? Que ce qui relève de l'apparence est sans importance ? Qu'il est temps de changer les codes ?

On ne peut pas méconnaître que l'apparence joue un rôle important, encore plus aujourd'hui, où, pour les personnes en vue, elle est relayée instantanément sur des millions d'écrans.

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Pour ma part, avant la polémique aux proportions démesurées sur un jean de ministre, j'avais réagi à la photo du nouveau gouvernement en me disant que tout cela était plutôt terne et que la plupart des membres, et notamment les femmes, gagneraient à s'habiller un peu différemment. Il ne s'agit pas de se transformer, ni de faire des extravagances inadaptées, mais de trouver des tenues les mettant en valeur.

Mon métier est très lié à l'apparence (on vient plus souvent me voir pour sa silhouette que pour sa santé...) et je suis sensible à la façon dont les personnes se présentent. Je suis frappée par le fait que bien souvent, les femmes ne savent pas ce qui conviendrait le mieux à leur silhouette, ou ne font pas le minimum d'efforts en matière de coiffure, maquillage, habillement pour se montrer à leur avantage.

D'aucuns m'opposeront que c'est futile et qu'il vaut mieux travailler ses dossiers. Certes mais l'un n'empêche pas l'autre et à l'ère de l'image omniprésente, a-t-on vraiment le choix ? Ainsi, il me semble qu'on pourrait rechercher pour une telle occasion une élégance simple et contemporaine. Pour ma part (totale subjectivité !), c'est Fleur Pellerin, Ministre déléguée à l'Economie Numérique, qui m'a paru répondre le mieux à ce "cahier des charges"... Visiblement, je ne suis pas la seule à le penser...

Et vous, qu'est-ce que cela vous dit, cette agitation vestimentaire ?