02/04/2013

France 2 ce soir, pour en finir avec les régimes, enfin j'espère !

Je ne suis pas sûre que ce soit vous qui soyez les plus à convaincre si vous lisez ce blog. Mais il reste tant d'autres personnes qui se laissent, année après année, convaincre qu'elles atteindront enfin le poids et la silhouette de leurs rêves après un n-ième régime. Avec, quasiment toujours, la déception à la clé. Et autres conséquences physiologiques et psychologiques pas du tout mineures.

Il n'y a certes pas que moi qui le dit et ce sera aussi le thème de l'émission Infrarouge ce soir sur France 2. Je ne l'ai pas vue mais j'ai plutôt l'impression qu'il s'agit de critiquer les régimes et tout le business associé. Et il y a la participation, que j'espère pas trop microscopique, de Jean-Philippe Zermati, Président du GROS. Peut-être une émission un peu dans le style de celle qu'avait consacrée Canal + au même sujet l'année dernière.

Et en attendant ce soir, une initiative originale, il y a un blog en lien avec l'émission, animé par le Pfr Jean-Michel Lecerf (oh, on aurait pu me demander mais je ne suis pas médecin et je n'ai pas écrit de livre, alors ma crédibilité... ;-)) et aussi une page Facebook.

Alors, si vous connaissez des personnes à sensibiliser au sujet, merci de partager l'info ! 

régimes, minceur, surpoids, régimes : la vérité qui dérange, france 2, infrarouge, documentaire, jean-michel lecerf, les régimes font grossir, comportement alimentaire, cercle vicieux des régimes

Quand cessera-t-on de (faire) croire que toute femme peut avoir cette silhouette imaginaire ?!

La bande annonce de l'émission

Pour mémoire le site du GROS pour l'alternative aux régimes

Et moi, j'ai écrit beaucoup sur le sujet, par exemple Maigrir sans régime après des régimes récit d'une intervention où je succédais justement à Jean-Michel Lecerf ou mon approche en 4C.

Alors, vous êtes d'accords, plus jamais de régime ?
 

Visuel © diavolessa - Fotolia.com

29/03/2013

Grand ménage de congélo - épisode 2 : Pascale Weeks m'inspire !

Samedi dernier, comme je vous l'ai dit, j'étais au Salon du Livre. Et, après avoir goûté les merveilleux cookies et gâteau au citron que Pascale Weeks avait préparés pour accompagner sa dédicace, je n'ai pu résister à l'envie d'acheter son livre pour pouvoir réaliser ces recettes et bien d'autres fort appétissantes.

P1070436.JPG

Puis, en feuilletant le livre, je tombe sur une recette de crumble aux fruits rouges. Cela fait tilt dans ma tête car je sais que j'ai un reste de fruits rouges au congélateur ainsi que des framboises. Allons-y, lançons-nous sans attendre ! La recette semble classique (crumble composé de farine, poudre d'amandes, sucre roux, beurre 1/2 sel) et je fais confiance à Pascale pour proposer une recette qui marche !

P1070449.JPG

Je dispose des fruits rouges sucrés dans des petits plats, la pâte à crumble dessus et au four ! Une petite demi-heure après, le crumble est prêt à déguster.

P1070452.JPG

Résultat : un délicieux crumble crousti-moelleux et bien acidulé. Et le congélateur qui se vide...

Cookies, muffins & Co, de Pascale Weeks, éditions First

P1070437.JPG

25/03/2013

Rencontres et gourmandise, waouh, quelle semaine !

Il y a des semaines où je suis quasiment scotchée du matin au soir tous les jours à mon cabinet  pour des consultations. Et d'autres, un peu plus calmes de ce côté-là, qui sont du coup propices à de belles rencontres. Et souvent aussi très gourmandes. La semaine dernière en fut un bel exemple.

Lundi, j'avais finalement réussi à dégager quelques heures pour me rendre au salon Omnivore de la jeune cuisine, où j'ai entendu de passionnantes interventions et croisé plus ou moins rapidement Caroline, Clotilde, Franck et Violaine d'Atabula ou goûté quelques savoureux fromages italiens ou de nouvelles Badoit parfumées (celle à la framboise est plutôt sympa pour qui n'aime pas trop l'eau "nature").

P1070407.JPG

Le soir, j'avais une réunion du conseil d'administration du GROS (j'y suis invitée sans être membre élu) et c'est toujours un plaisir d'échanger avec tous les grands professionnels qui le composent.

Mardi, beaucoup de consultations. En début de soirée, j'ai travaillé avec Anne-Laure la responsable de l'association "Etre femme vous va si bien" sur l'élaboration d'un programme en groupe qui serait destiné à des femmes en surpoids.

Mercredi, dîner chez Invictus avec un ami. C'est Monsieur qui a choisi cette table récemment ouverte : la clientèle est plutôt tranquille, l'atmosphère cosy, la nourriture classique et bonne, et d'un très bon rapport qualité-prix (je vous en reparlerai).

P1070426.JPG

Bon Paris-Brest mais l'étalon en la matière reste celui de Philippe Conticini...

Jeudi, une consultation annulée permet d'improviser un déjeuner avec Annabel que j'ai le plaisir de voir de temps en temps pour parler de nos actualités respectives et autres papotages. Comme j'ai assez peu de temps, on reste à proximité et on va chez "Secrets de famille" (déjà goûté il y a quelque temps), un bistrot traditionnel assez bondé. On mange une originale et savoureuse tarte feuilletée à la viande faite maison puis on se partage une tarte aux pommes fondante.

P1070429.JPG

P1070430.JPG

Le soir, malheureux loupé, je devais participer à une formation proposée par un réseau de santé auxquel je participe, Recupair, qui prend en charge des personnes qui ont des difficultés respiratoires : je me trompe d'adresse et le réalise trop tard. Mais finalement, c'est une soirée tranquille bienvenue !

Vendredi, après de nombreux échanges bloguesques, j'ai le plaisir de rencontrer la gourmande éditrice Brigitte autour d'un déjeuner à la délicieuse Pascade. Je goûte une nouvelle pascade : "Autour du Canard" : fritons de canard, pissenlits, mâche, vinaigrette à l’œuf mollet & foie gras. A nouveau excellent, j'aime toujours beaucoup ce contraste de la garniture variée et salée et de la pascade sucrée.

P1070431.JPG

Le soir, j'ai pris une place pour la projection en avant-première du film consacré à Pierre Rabhi, "Au Nom de la terre" et il est présent pour un débat. Film intéressant sur son parcours, avec de nombreux points de convergence avec l'émission Empreintes de France 5. Intéressant de le voir et l'écouter en vrai.

diététicienne gourmande,invictus,omnivore,pascade,salon du livre,square culinaire,pierre rabhi,au nom de la terre

Samedi, après une matinée de travail, je cours au Salon du Livre qui a mis en place un Square Culinaire (l'édition en ce domaine se porte fort bien !) : j'ai gagné une entrée grâce au blog de Pascale Weeks et je rencontre avec grand plaisir Pascale, Dorian, Laure de Gustonomie, Chihiro Masui dont j'adore le ton, Eva qui dédicace le livre de portraits de vigneron Tronches de Vin auquel elle a participé, Valérievenue d'Avignon... Mais trop de monde, je ne m'éternise pas !

diététicienne gourmande,invictus,omnivore,pascade,salon du livre,square culinaire,pierre rabhi,au nom de la terre

Dimanche : repos !!!

Et vous, elle fut belle, votre semaine ?

 

21/03/2013

Dommage, pas de Super U à proximité... (ou faut-il choisir son supermarché ?)

Drôle de plainte n'est-ce pas ?! Ce n'est pas que je goûte particulièrement les supermarchés et hypermarchés. Je fréquente davantage des petits commerces. Mais, comme beaucoup de citadins, je peux être amenée à y faire une part de mes achats. Et, cette part, je ne serais pas mécontente de pouvoir la faire parfois dans un magasin Système U car je me trouve plutôt en phase avec le discours de leur patron, Serge Papin.

Peut-être l'avez vous déjà vu dans les medias. Car il n'est pas avare de sa présence. Et bien sûr qu'il fait cela aussi pour le bien de son business. Mais je trouve que c'est plutôt pour "la bonne cause". Aussi bien dans son livre "Pour un nouveau pacte alimentaire" que dans ses déclarations récentes suite à la "crise des lasagnes" ou dans ses actes (le plus important sans doute...), il cherche à modifier notre conception de l'alimentation, que l'on soit producteur, distributeur ou consommateur. Et j'ai le sentiment que ses convictions sont sincères...

Ainsi, je l'ai croisé au Salon de l'Agriculture récemment, où il est venu entre autres conclure un accord avec l'association Bleu-Blanc-Coeur pour que tous les oeufs de marque Super U soient désormais des oeufs Bleu-Blanc-Coeur (cf le billet de mardi). Un pas important pour ce "label" en termes de disponibilité.

serge papin,système u,super u,supermarchés,grande distribution,budget alimentaire,bleu blanc coeur

Les deux parties s'accordent sur l'importance de concilier accessibilité et qualité des produits.

P1070316_bis.jpg

Pierre Weill et Jean-Pierre Pasquet, les deux co-présidents de Bleu Blanc Coeur avec Serge Papin, président de Système U

Dans son livre "Pour un nouveau pacte alimentaire", Serge Papin plaide pour que l'aliment redevienne "une préoccupation qualitative". Il est conscient que c'est l'ensemble de la chaine qui doit être concernée, du producteur au consommateur en passant par le distributeur. Ce qui implique des changements profonds. Ainsi il considère par exemple que "la distribution doit revaloriser les métiers de bouche et, s'il le faut, devenir formateur" car, pense-t-il, si le supermarchés ne font pas ce choix-là, alors il n'y aura progressivement plus de boucher, de boulanger, de poissonnier... Ce qui rejoint des précoccupations de certains bouchers qui peinent vraiment à trouver des apprentis... De même, il est persuadé que la distribution doit soutenir la production locale pas seulement au plan local mais en lui permettant un accès national via le réseau Système U (exemple des yaourts Malo, dont le réseau a accompagné le développement).

serge papin,système u,super u,supermarchés,grande distribution,budget alimentaire,bleu blanc coeur


Et j'apprécie ce que dit Serge Papin sur la part alimentaire du budget des ménages, plaidant pour que cela cesse d'être "la variable d'ajustement" des autres dépenses. Et se demandant si on ne pourrait pas "téléphoner un peu moins et manger un peu mieux" ?

Bien sûr, certains objecteront que leur budget est ric-rac sans marge de manoeuvre. Peut-être mais l'ont-ils réellement examiné de près ? Ont-ils essayé de cuisiner des produits frais de saison plutôt que d'acheter des produits industriels ? Ont-ils réfléchi à la véritable nécessité de toutes les autres dépenses ?

On peut aussi écouter une discussion avec Pierre Rabhi et Serge Papin (+ 2eme partie et 3e partie) initiée il y a quelque temps par l'école ISARA et la radio RCF (Radio Chrétienne Francophone, où il dit notamment, pour justifier sa position "dans le système" : "Quand on veut détourner un avion, il faut être dedans".

Cette vision responsable d'un distributeur me parait vraiment intéressante. C'est pour cela que je serais bien allée faire quelques courses chez Système U plutôt que dans un autre supermarché. Malheureusement, comme pour beaucoup, la proximité risque de primer...*

Et pour connaître un peu mieux l'homme, il y a un portrait du JDD : j'aime beaucoup le proverbe de conclusion...

Et vous, connaissez-vous Serge Papin ? Et choisissez-vous votre supermarché ? Selon quels critères ?

*Plus vraiment au fait de l'actualité économique, je découvre que Système U a racheté Telemarket en 2011. Alors peut-être mon prochain achat en ligne ?

25/01/2013

Un pot-au-feu en cinq repas, quel régal hivernal !

Dans de très nombreuses régions, il a neigé et Paris n'a pas fait exception le week-end dernier. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu la ville si blanchie. Cela donne l'envie de se blottir chez soi (de "cocooner", mot sans équivalent français ?), de boire du thé et de se cuisiner de bons plats réconfortants. Le pot-au-feu en fait partie.

Samedi soir (ou plutôt dès l'après-midi), Monsieur s'est donc attelé à la préparation d'un pot au feu, une recette typiquement d'hiver. Cela fait des années qu'il en fait et il tient la recette de sa mère, fine cuisinière. Je ne mettrai donc sûrement pas en doute sa compétence en la matière, ayant eu déjà plusieurs fois l'occasion de me régaler ! Mais, le magazine J'ai Faim ayant décidé de consacrer son dossier du numéro 3 à ce plat traditionnel, je me suis permis de lui glisser, avec délicatesse, d'y jeter un coup d'oeil car je trouvais ce dossier très complet et qu'on pouvait toujours apprendre quelque chose, en cuisine comme ailleurs... Il est resté sur sa recette mais y a apporté un léger aménagement suite à la lecture, concernant la cuisson des pommes de terre.

pot-au-feu,plats mijotés,cuisine d'hiver,magazine j'ai faim,cuisine des restes,cuisine domino,salade de boeuf

On a donc dégusté un pot au feu de boeuf (du gîte) et de veau (du jarret) tout à fait délicieux, accompagné de carottes, poireaux, céleri, pomme de terre + moutarde et gros sel.

Le lendemain, on a utilisé une partie de la viande qui restait pour concocter une délicieuse salade de boeuf et oignon, avec salade et moutarde, un classique de Monsieur. Là encore, il y a plein d'idées d'utilisation des restes dans le magazine, qui donnent presque envie de refaire vite un pot au feu pour les goûter, du classique hachis parmentier aux boulettes en passant par un boeuf miroton, plat qu'il me semble n'avoir jamais goûté... Des exemples de ce que j'appelle la cuisine domino : utiliser des restes d'un plat pour en préparer un autre qui n'aura pas à rougir et éviter ainsi à la fois la monotonie et trop de temps passé en cuisine.

pot-au-feu,plats mijotés,cuisine d'hiver,magazine j'ai faim,cuisine des restes,cuisine domino,salade de boeuf

Et ce n'est pas fini ! Troisième étape : on revient à un plat chaud avec un hachis parmentier. Une première dans notre cuisine et un plat que je mange très rarement car en général peu appétissant. Si vous ne le connaissez que par cantine interposée, oubliez tout, un vrai hachis parmentier avec une purée maison et de la tendre viande de pot au feu, légèrement gratiné, c'est tout simplement un régal !

pot-au-feu,plats mijotés,cuisine d'hiver,magazine j'ai faim,cuisine des restes,cuisine domino,salade de boeuf

Quatrième étape : une fois la viande refroidie après la réalisation du pot au feu, il paraissait clair que la quantité était importante. Une partie a donc été hachée et congelée, au cas où elle devrait attendre quelques jours. Finalement, on n'a pas tardé et cela nous a permis, nous grands amateurs de pâtes, de déguster de délicieuses pâtes sauce bolognaise (ou assimilée).

pot-au-feu,plats mijotés,cuisine d'hiver,magazine j'ai faim,cuisine des restes,cuisine domino,salade de boeuf

Et enfin, cinquième étape, Monsieur nous a concocté une recette d'inspiration familiale, des croquettes de viande, accompagnées de mâche. Ces croquettes sont constituées de viande hachée (cette fois, c'est la fin !), un peu de purée de pomme de terre, de l'oeuf, ail, persil, un peu de chapelure et voilà encore un dîner plaisant.

pot-au-feu,plats mijotés,cuisine d'hiver,magazine j'ai faim,cuisine des restes,cuisine domino,salade de boeuf

Bref, le pot-au-feu et ses déclinaisons toutes très différentes, ce fut un plaisir renouvelé chaque jour. La cuisine domino, c'est bon, c'est amusant, c'est pratique, c'est économique !

Et vous, vous faites du pot au feu ? Juste la bonne quantité ou avec l'idée d'avoir de plaisants restes à cuisiner ?

PS : je me permets de vous signaler un autre article forcément intéressant de ce numéro de J'ai Faim : 4 pages sur une recette et moi ;-) (il a suffi de quelques tweets, un peu de lecture de mon blog et le journaliste me proposait une interview en me décomplexant gentiment par rapport à l'extrême simplicité de la recette proposée).

19/12/2012

Les pâtisseries japonaises, cela vous dit ?

Il y a quelques semaines, j'ai été contactée par une société de production travaillant pour le magazine 100% Mag de M6 afin de participer à un reportage sur la pâtisserie japonaise. J'ai pour coutume en général de refuser ce type de demande car il s'agit le plus souvent d'intervenir sur un aliment ou une pratique sous un angle très classico-diététique qui ne me ravit pas et j'ai largement mieux à faire pour m'occuper... Pourquoi ai-je accepté cette fois ? Une baisse d'esprit critique liée à ma passion du Japon ? L'idée que je serai plus forte qu'eux pour faire passer "mes" messages ? Illusion !

Après un rendez-vous replanifié deux fois, on a fini par tourner. Et évidemment, l'objectif central était de me faire dire que les pâtisseries japonaises étaient plus light que les françaises (au hasard, un mille-feuilles..) et donc bien adaptées aux personnes qui surveillent leur poids. Pas vraiment ma tasse de thé ! Que cela soit vrai ou pas n'est pour moi pas la question. Et même si j'ai lutté contre cette idée dans mes réponses, vous connaissez les capacités du montage... (je n'ai en fait aucune idée du résultat final, c'était très urgent et depuis, plus de nouvelles, peut-être cela va-t-il passer à la trappe...?)

Alors, pour vous dire vraiment ce que je pense, rien ne vaut un billet de blog (désolée pour le préambule un peu long...).

Une chose est sûre, les pâtisseries japonaises (je me limiterai ici aux wagashi) sont très différentes des pâtisseries françaises.

D'abord, elles ont en général une symbolique liée à la saison. Chez nous, on utilise couramment des fruits de saison mais on ne cherche pas spécialement à exprimer des caractéristiques ou des impressions liées à la saison. Et la plupart des gâteaux sont présents toute l'année.

Elles sont par ailleurs petites, d'une taille très inférieure à la plupart de nos pâtisseries. Mais n'est-ce pas suffisant pour se faire largement plaisir avec une "note sucrée" ? Est-ce qu'il ne vous arrive pas de "caler" quand vous mangez un gâteau et de vous dire que vous pourriez vous arrêter ?

wagashi, japon, patisserie japonaise, gateaux, gourmandise, toraya, walaku, 100% mag

La composition de ces gâteaux est très différente. Alors que nos pâtisseries contiennent en général de la farine, des oeufs, du sucre, souvent du beurre ou une autre matière grasse, éventuellement du lait, les wagashi sont composés majoritairement de pâte de haricot rouge, voire de pâte de haricot blanc, de sucre (du sucre wasanbon, sucre non raffiné très fin), parfois de farine de riz. Il n'y a pas de matière grasse dans le wagashi : cela rejoint une caractéristique de la cuisine japonaise, peu grasse et essentiellement végétale et maritime (du fait de la géographie). En revanche, le wagashi a une saveur très sucrée car il est là pour adoucir l'amertume du thé vert.

En terme de texture, le wagashi apparaît assez pâteux car cela caractérise la pâte de azuki (haricot rouge). Cela ne plait pas toujours aux Français qui vont peut-être préférer du croquant, du croustillant, du moelleux, du crémeux ou un mélange de ces textures.

Les parfums sont subtils, peu affirmés, on est loin de nos riches arômes de chocolat, café, praliné,
cannelle, noix de coco, fruits divers, ...

Leur moment de dégustation est particulier : pas à la fin du repas mais à tout moment de la journée (plutôt l'après-midi) avec un thé, souvent un matcha.

Ce qui m'agace dans le type d'approche voulue par le reportage, c'est qu'on veuille manger des pâtisseries japonaises pour leur aspect calorique sans forcément se faire plaisir. Est-ce que ce type de considérations doit guider notre choix de pâtisserie ? Non !!! Je suis contre l'idée qu'on se mette à manger des wagashi parce que ce serait "light" ! Bien sûr qu'on peut être curieux(se) de les découvrir, qu'on peut apprécier leur esthétique voire même leur goût. Mais c'est très particulier et il ne faut surtout pas se forcer. Pour ma part, peu fan de la texture pâteuse-farineuse en général, j'ai mis un certain temps à les apprécier. Cela me fait très plaisir d'en manger maintenant mais si vous me donnez le choix entre un wagashi et un éclair au café, c'est très probablement ce dernier qui aura ma préférence !

wagashi, japon, patisserie japonaise, gateaux, gourmandise, toraya, walaku, 100% mag

En revanche, sans forcément en manger, si on préfère en rester aux pâtisseries d'ici, on pourrait quand même en tirer un peu d'inspiration, par exemple : 
- la taille : pourquoi ne pas proposer des gâteaux plus petits (en adaptant le prix bien sûr !) ?
- l'esthétique,
- le respect des saisons, en étant encore plus attentif à cet aspect du côté des pâtissiers,
- le moment de dégustation, en dehors des repas ou au moins à un moment où l'on a de l'appétit et les papilles disponibles.

Si vous voulez :
- en savoir plus sur les pâtisseries japonaises et les déguster aves les yeux, il y a un joli livre sorti récémment, "Wagashi" de Minori Kai.
- les savourer pour de vrai et que vous habitez Paris, il y a Toraya et son grand classicisme, Walaku et sa douce élégance.

Conclusion : mangez les pâtisseries qui vous font plaisir, en ayant faim pour mieux les apprécier, en les savourant pour vous faire un grand plaisir gustatif sans forcément une grande quantité.

06/12/2012

"J'ai faim", ça donne faim ?

Les magazines de cuisine, il y en a pour tous les goûts. Pour notre part, on a arrêté d'acheter Régal, sauf exception, car on trouvait la plupart du temps les recettes trop compliquées ou trop sophistiquées par rapport à nos envies. On arrêtera aussi Elle à table dès la fin de mon abonnement car les rubriques des mêmes intervenants à chaque numéro, constituant maintenant la quasi-totalité du magazine, c'est devenu lassant.

Depuis un certain temps, en revanche, on achète avec plaisir Saveurs pour ses recettes souvent appétissante, traditionnelles ou un peu modernisées, terroir ou légèrement exotiques, pour ses reportages qui font saliver. Et on a découvert et adopté Zeste qui est plutôt centré sur une cuisine du quotidien parfois un peu basique mais source d'idées utiles et bonnes. Cela est déjà pas mal, on n'a en général pas le temps entre deux numéros de réaliser toutes les recettes qui nous tentent... Sans compter les autres sources : livres et blogs...

Et pourtant, alertée par la foodosphère, j'ai acheté il y a environ deux mois le premier numéro de J'ai faim. J'avais d'ailleurs commencé à écrire un billet pour vous en parler, vous dire ce qui m'avait plu ou pas et puis ce billet est un peu tombé aux oubliettes. Voici venu le numéro 2, alors cette fois je m'y mets !

P1060579.JPG

J'aime bien :
- la nette orientation vers les produits de saison, par exemple cette fois-ci la Saint-Jacques.
- la multitude de recettes courtes (correctement expliquées) et vraiment faciles à réaliser. Ainsi dans le numéro 1, saison des mirabelles oblige, on s'est régalés d'une recette assez originale de "crevettes sautées aux mirabelles comme un curry" (pour amateurs de sucré-salé). Il y avait aussi plein d'idées autour des champignons, du potiron, ... Et, à chaque fois, un encadré "idées express", encore plus simples et rapides.

P1060176.JPG

- les petits avis parsemés deci-delà à propos de certains produits goûtés, qui paraissent honnêtes et où l'on n'est pas snob : on n'hésite pas à parler de conserves, de surgelés, ...
- une rubrique anti-gaspi : "que faire avec un reste de..." J'ai souvent quelques idées en la matière mais j'ai été intéressée par celle du numéro 2 sur les restes de soupes. J'ai tendance à congeler mais ce n'est pas forcément la meilleure solution quand c'est un petit reste. Par exemple, avec un reste de soupe de légumes, on peut faire une quiche, une purée, un flan de légumes... Des idées pas bêtes, à tester.

magazine de cuisine, recettes, j'ai faim magazine, cuisine facile, recettes rapides, foodista


- au global, on sent une envie d'expliquer, de faciliter la vie, d'aider concrètement en cuisine, de donner des clés, avec des lexiques, modes d'emploi, questions-réponses, décryptages : ainsi dans le numéro 2, on parle du sucres des bonbons "sans sucres", on raconte l'histoire de la clémentine, ...

magazine de cuisine, recettes, j'ai faim magazine, cuisine facile, recettes rapides, foodista

J'ai moins aimé :
- la masse de recettes autour d'un ingrédient, qui effraie un peu car on risque d'avoir du mal à choisir. D'après l'édito du numéro 2, cela a été compris et celui-ci semble un peu moins touffu.
- au global le sentiment, sans doute pas justifié, que le magazine est un peu trop orienté recettes alors qu'il y a en fait des tas d'autre rubriques : peut-être est-ce dû au fait que les articles qui marchent par ingrédient ou type de plat, sont assez longs ?
- des idées qui paraissent parfois un peu banales comme un grand dossier sur le chocolat...
- une esthétique en-deçà de Saveurs ou Régal. Mais le positionnement est différent... 

Conclusion : si je dois recommander un magazine à des patientes peu sûres d'elles en cuisine ou en quête de simplicité, je pense que je leur parlerai de "J'ai faim".

Et vous, vous l'avez lu ?

J'ai faim, tous les deux mois, 3,50 euros.

29/10/2012

A la découverte du vrai bento japonais...

C'est drôle, jeudi dernier, je vous disais que la cuisine, ce ne sont pas que des aliments. Eh bien dans le prolongement direct de cette idée, je me suis emparée ces jours-ci d'un livre délicieux, une merveille pour qui s'intéresse au Japon, à la nourriture et au bento authentique* : "L'heure du bento", aux éditions Philippe Picquier.

l'heure du bento,japon,déjeuner,gamelle,lunchbox,philippe picquier,bento

Les auteurs de ce livre, Naomi et Satoru Abe, partis d'une idée un peu folle, ont parcouru au hasard tout le Japon en quête de personnes qui voudraient bien se laisser photographier et leur bento aussi. Pas toujours facile car beaucoup trouvaient leur bento banal ou étaient intimidés. Ils sont souvent tombés sur des métiers assez improbables, un montreur de singe, une verseuse de sable chaud, une peseuse de chevaux, ... On découvre ainsi les vrais bentos quotidiens des Japonais, loin des merveilles d'esthétisme miniature que véhiculent certains sites ou livres. Et ils ont aussi interrogé les personnes sur leurs souvenirs liés au bento. C'est une puissante source d'évocation et il en ressort de multiples histoires familiales, très charmantes et émouvantes : autour du bento, ce sont des souvenirs, de la tendresse, des relations homme-femme ou parent-enfant, du partage, ... qui se racontent. Je me suis régalée dès que j'ai commencé à les lire.

l'heure du bento,japon,déjeuner,gamelle,lunchbox,philippe picquier,bento

Alors, vraiment merci M.Picquier d'avoir édité en français ce merveilleux livre, en plus de tout ce que vous avez déjà fait pour la culture japonaise.

*c'est mon cas : pour les regarder, les préparer, les manger, en parler...

08/10/2012

Gaspillage alimentaire : si on passait à l'action ?!

Je vous parle de temps en temps de gaspillage alimentaire, un des grands maux de notre époque dans les pays industrialisés :

- en vous évoquant de temps en temps mes repas anti-gaspi ou la cuisine domino pour ré-utiliser les restes en espérant que cela vous inspire parfois,gaspillage alimentaire,tristram stuart,la grande sur-bouffe,cuisine des restes,cuisine domino

- en vous recommandant d'acheter des surgelés si vous êtes célibataire ou avec un emploi du temps incertain,

- en vous demandant ce que vous pouvez faire à votre échelle,

- en vous incitant à demander des doggy bags au restaurant quand vous n'avez plus faim (plutôt que de laisser ou de trop manger),

- en vous suggérant (c'est encore mieux) de faire le point sur votre faim avant d'acheter/de commander/de préparer : le meilleur moyen de ne pas avoir de restes !

L'actualité ramène ce sujet sur le tapis ces jours-ci, les radios, et même Canal Plus s'en emparent : est-ce que cela va avoir des effets ? Ou est-ce juste encore une action sans lendemain ?

Sur France Culture : l'émission On ne parle pas la bouche pleine évoquait le sujet samedi (vu via le blog Food Intelligence http://foodintelligence.blogspot.fr/2012/10/connaissez-vo... ).

Le sujet du gaspillage alimentaire était aussi à l'ordre du jour sur France Inter dimanche, dans la deuxième partie de l'émission 3D, souvent intéressante, avec notamment comme invité Bruno Lhoste, auteur d'un petit livre sur le gaspillage alimentaire qui a l'air intéressant : "La grande sur-bouffe" (sachant qu'il prêche un peu pour sa paroisse, étant à la tête d'une société de conseil en développement durable...). Il était notamment dit, je ne peux qu'être d'accord, qu'il s'agit de réapprendre à cuisiner, à savoir accomoder les restes, d'éduquer au goût, ...

Samedi 13 octobre à 13h00 à Paris, sur le Parvis de l'Hôtel de Ville, un grand curry pour 5000 personnes à base de légumes censés être impropres à la consommation sera offert aux passants.

Ceux qui sont abonnés à Canal + pourront aussi voir un documentaire : "Global gâchis" le mercredi 17 octobre.

Impliqué dans tout cela, il y a l'anglais Tristram Stuart, un activiste qui est parti en guerre contre le gaspillage alimentaire, d'abord en Grande-Bretagne puis ailleurs. Si vous avez envie d'en savoir plus sur lui et son action, il a donné il y a quelques mois une conférence Ted sur "le scandale du gaspillage alimentaire mondial" (elle est sous-titrée) http://www.ted.com/talks/lang/fr/tristram_stuart_the_glob...

Encore beaucoup de paroles pour peu d'effet ? On verra. Comme je le disais récemment, c'est chaque personne qui peut agir à son échelle, sans esbroufe, juste en revoyant progressivement ses habitudes.

Pour ma part, je ne suis pas parfaite en la matière mais je progresse. Ainsi, la Maquereau Fiesta récente m'a laissé de nombreux ingrédients. J'ai improvisé en cuisine pour ne pas gaspiller les légumes : j'ai préparé notamment un mélange tomate-épinards-oignon qui a été un délicieux accompagnement pour des pâtes ; j'ai fait une soupe "fouzitou" avec carotte, céleri, chou chinois, courgette, épinard, poireau et elle était excellente. J'ai aussi gardé pamplousse et concombre pour un fraiche et classique salade avec crevettes et avocat tirés du congélateur.

gaspillage alimentaire,tristram stuart,la grande sur-bouffe,cuisine des restes,cuisine domino

Pour agir, je vous conseille par exemple de réutiliser ma démarche 4C :

- Constater : qu'est-ce que je gaspille, en quelle quantité, quand, ... ?

- Comprendre : pourquoi je gaspille ? j'achète trop, je ne sais pas ce que j'ai déjà, je prépare trop, je ne sais pas cuisiner les restes, j'oublie les restes dans le frigo et je finis par les jeter, .... ?

- Changer : prendre les habitudes une par une et mettre en place des actions concrètes pour diminuer le gaspillage. Exemple : il me reste des légumes, je peux en faire une soupe, un curry, une poêlée, ... Il me reste du pain : je le congèle, j'en fais une "pizza baguette" comme le suggère Bruno Verjus (ça a l'air fameux !), je fais du pain perdu, de la chapelure pour un gratin, ...

- Consolider : refaire le point régulièrement et continuer à avancer sans viser la perfection dans ce domaine, pas plus que dans aucun autre !

Et il faudrait aussi que les collectivités s'emparent du sujet, d'abord en travaillant sur la qualité du repas : si c'était bon, les enfants à la cantine ou les salariés au restaurant d'entreprise mangeraient davantage ce qu'il y a dans leur assiette, non ?!

07/10/2012

Les Golden Blog Awards, c'est quoi ?

golden blog awards, diététicienne gourmande, concours de blogs, gastronomie, alimentation, cuisine, internet, blogosphèreDepuis quelques semaines, vous voyez à gauche de cet écran un logo coloré "Golden Blog Awards". Avez-vous eu la curiosité de cliquer dessus ? Si oui, vous aurez constaté que cela vous emmène sur le site des Golden Blog Awards, et plus particulièrement sur une page dédiée à mon blog. Si vous allez sur cette page, je serais ravie que vous votiez pour "L'Art de Manger" (et vous pouvez même le faire une fois par jour, en parler autour de vous, ... !).

Les Golden Blog Awards, c'est un événement qui, pour la troisième année consécutive, va récompenser des blogs dans différents domaines (cinéma, voyages, économie, mode, Paris, ...), sur la base de votes à la fois des internautes et d'un jury (d'après ce que j'ai compris). C'est une des premières fois, voire la première, que je concourre ainsi. On me l'a déjà suggéré amicalement mais figurez-vous que mon blog, plutôt atypique, a souvent du mal à entrer dans des catégories pré-définies. D'ailleurs, ici, il figure dans la rubrique Gastronomie : ce n'est pas exactement son positionnement mais c'était le seul possible. C'est d'ailleurs une catégorie où il y a des tas de blogs que j'apprécie.

Pourquoi me suis-je donc inscrite ? Je n'ai pas vocation à devenir une professionnelle du blog, je ne souhaite pas non plus devenir célèbre ! Mais, sans espérer gagner vu la qualité environnante, je me suis dit qu'être présente sur le site des Golden Blog Awards pouvait me donner une visibilité supplémentaire et donc de la visibilité sur cette approche de diététique plaisir et anti-régime que je défends et dont j'aimerais tant qu'elle convainque de plus en plus de personnes.

Si vous allez sur le site des Golden Blog Awards, prévoyez un peu de temps : quand on commence à se balader à travers les blogs, on ne sait pas quand ça s'arrête !