05/03/2013

J'ai testé pour vous... le Waterbike !

Il y a quelques mois, je vous avais parlé de l'Aquabike, une drôle de discipline consistant à faire du vélo dans une piscine en musique. J'avais trouvé l'idée amusante et le moment pas désagréable mais l'ambiance un peu glauque dans deux endroits testés.

Mais l'envie d'eau est demeurée car, depuis mai 2012, les piscines maintenaient une grève au seul horaire où je peux y aller, en début de matinée, ce qui a engendré une terrible frustration, seulement interrompue par une pause estivale...

Et puis un jour, par hasard, sur le chemin entre mon cabinet et mon nid douillet, j'ai vu en passant devant un institut de beauté une annonce de Waterbike©. Je suis entrée, curieuse, et j'ai réservé une séance.

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On m'a bien expliqué comment cela marchait, les réglages, ... Quelle est la différence avec l'aquabike ? Ce n'est plus un bassin collectif, on pédale dans une petite "baignoire" privée, à son rythme, sans professeur, avec ou sans musique. Comme il n'y a pas de "coach", il n'y a pas de programme obligé et l'espace ne serait de toute façon pas adapté à trop d'excentricités. Mais on peut pédaler très vite si on le souhaite. Et il y a des couleurs censées être relaxantes, des jets massants, ... Evidemment la promesse minceur est autant mise en avant que pour l'aquabike mais le déroulement est moins axé entrainement sportif...

Les avantages (dans cet institut) :
- la flexibilité des horaires, 
- le calme et la sérénité du lieu,
- la gentillesse de l'accueil.

La différence avec la piscine :
- c'est nettement plus cosy,
- les horaires sont beaucoup plus pratiques, surtout pour moi qui dispose parfois de moments en pleine journée,
- on n'est pas dérangée par les autres qui peuvent vous bousculer,
- on peut rester maquillée !
- on ressort de là très détendue, les jambes extrêmement légères, avec une impression de flottement très agréable, différente des sensations post-piscine.

Par ailleurs, l'hygiène est très bonne, chaque cabine est vidée et nettoyée après chaque personne.

En fait, cela a beau être dans l'eau, cela n'a rien à voir, du moins dans mon expérience personnelle, avec la natation :
- à la piscine, il y a pour moi un vrai plaisir à glisser dans l'eau et cette activité capte mon attention, je ne pense pas à autre chose, je suis concentrée sur la nage et cela me vide la tête du reste.
- au contraire, quand je pédale dans l'eau, mon esprit divague, je laisse aller mes pensées. C'est ce qui en fait un moment très plaisant, une pause tranquille et en fait, c'est  davantage cela qui me plaît que la perspective de me fuseler des jambes de gazelle...

Les deux sont donc des moments de détente physique et mentale mais disons que le Waterbike©, c'est plus cosy mais beaucoup plus cher !

Dernière minute : la grève dans les piscines s'est terminée jeudi 28 février. Je suis retournée nager samedi : bonheur !

Institut des Abbesses, 4 rue Houdon, Paris 18eme

19/02/2013

J'ai testé pour vous... la vie sans gluten !

Cela fait pas mal de temps que j'ai l'intention de vous parler du gluten. Car le thème est très souvent sur le tapis, donne lieu à débats et les voix anti-gluten sont de plus en plus nombreuses. Encore davantage ces dernières semaines. D'où des interrogations, une certaine confusion Je vais y revenir.

Mais d'abord, comme je l'avais fait pour le lait, j'ai eu envie de me livrer à une petite expérience personnelle. Je viendrai donc à des réflexions plus générales ensuite, c'est pourquoi je vous demanderai si possible de réserver vos commentaires et questions plutôt aux prochains jours où je donnerai notamment la parole à des personne particulièrement concernées. Vous y trouverez peut-être des réponses à vos préoccupations.

Je disais donc que j'ai voulu me mettre dans la peau d'une personne qui arrête le gluten. Je n'en attendais pas de bienfait physique car je n'avais conscience d'aucun inconfort lié à ma consommation, assez importante, de gluten (pain, pâtes, céréales). Ce qui m'intéressait surtout c'était de voir l'impact psychologique d'une telle décision, quelles contraintes, difficultés on rencontre, comment en parler, comment gérer les sorties....

Le gluten est bien présent dans mon alimentation, tous les jours, presque à chaque repas : des céréales diverses le matin, du pain très régulièrement, des pâtes souvent et aussi pizza, biscuits, pâtisseries. Il fallait donc trouver quelques aliments de substitution. Je n'étais en revanche pas trop inquiète quant au besoin de pister le gluten et ses traces dans les produits car je suis assez peu consommatrice de produits industriels.  L'expérience a duré une huitaine de jours (en fait 10 jours mais avec une interruption car je n'ai pas pu résister à l'appel de Miss Suzette !), durée très courte, car cela aurait été difficile d'obtenir l'assentiment de Monsieur pour une longue période (j'ai d'ailleurs profité en partie d'une courte absence de sa part).

J'avais décidé de ne rien changer à mes habitudes de vie : des déjeuners mi-préparés maison mi- extérieurs, quelques sollicitations externes, ... Alors, voilà comment cela s'est passé :

J0 : constitution de provisions particulières au magasin bio :
- du "pain des fleurs" : la plupart des personnes arrêtant leur consommation de gluten connaissent ces petites "biscottes" à base de farine de sarrasin. Objectif : remplacer le pain en cas de besoin.
- du tamarin pour remplacer la sauce soja qui, même venue directement du Japon, contient blé et orge, pour cuisiner japonais éventuellement.
- du muesli sans gluten. Je prévois des petits déjeuners à base de smoothie certains jours mais ce muesli pourra remplacer d'autres mélanges de céréales pour les petits déjeuners de semaine.
C'est tout. Pour le reste, il y a viande, poisson, oeufs, riz, lentilles, légumes, fruits, laitages disponibles : de nombreux aliments sans gluten qui font partie de mon alimentation.

Au petit déjeuner, j'ai alterné smoothie, pain des fleurs et confiture, muesli et fruits. Ce muesli n'est pas mauvais (et garanti sans traces, c'était le seul, j'ai soigneusement lu toutes les étiquettes).

J1 :
Déjeuner : repas à l'extérieur dans un restaurant asiatique : des raviolis chinois (farine de riz) et des crudités, pas de certitude absolue sur l'absence de gluten, j'ai oublié de poser la question.
Soir : Monsieur cuisine : riz japonais avec oeuf-saumon- légumes, sans sauce ajoutée.

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J2 :
Déjeuner et déjeuner à la maison : riz, poisson, légumes.

J3 : cette journée apparait plus compliquée...
Déjeuner : je suis en colloque au Cnit à la Défense. Je me suis posée la question d'apporter mon repas mais ce n'était pas pratique et en général c'est le genre d'occasions où je rencontre des collègues notamment au déjeuner. Je n'ai pas envie de rater cette occasion de convivialité, en espérant éventuellement faire steak-pommes de terre à l'Hippo... En fait, le hasard de la conversation a fait que j'ai dû "avouer" mes pratiques à mes collègues. Elles ont été très compréhensives et prêtes à s'adapter, en évitant par exemple la pizzeria ! Finalement, c'est surtout les places disponibles qui nous orientent et on se retrouve chez Cojean. Soulagement de la "no gluten girl" ! Non seulement il y a des choix variés mais j'avais observé qu'il y a désormais des plats clairement étiquetés sans gluten (épi de blé barré), tendance oblige ! Je prends donc une salade de lentilles à la grenade et un riz au lait au caramel ainsi qu'un smoothie. C'est bon et il n'y a pas de sentiment d'exclusion.

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En fin de journée, je suis invitée à une animation crêpes pour la Chandeleur : peu probable qu'il y ait des crêpes sans gluten. Vais-je refuser de manger ou passer outre l'interdit ? Je décide d'y aller, je verrai bien. Eh bien, j'avais mal compris, on est peu nombreux et je peux difficilement faire l'impasse (voir plus haut) ! A minima, avec juste une tranche de pain perdu et deux petites crêpes, mais difficile de faire autrement à partir du moment où j'avais décidé d'y aller. J'aurais dû m'abstenir...

J4 (samedi) :
Déjeuner extérieur, je décide de tenter NoGlu, nouveau lieu très couru. Mais il n'y a déjà plus de place, je fais quelques achats (dont du granola pour varier les petits déjeuners) et je me replie au Café Pinson, autre nouveau spot très mode. C'est plein d'une clientèle branchée dont une bonne partie n'a pas l'air obligée de manger sans gluten. D'ailleurs il y a du pain normal, ce qui m'étonne un peu (ce n'est en fait pas un lieu totalement sans gluten). Le lieu propose aussi beaucoup de plats "vegan". Je mange un bouillon au miso et légumes, une tartelette aux champignons et une sorte de cheesecake au tofu et aux noix de cajou. C'est plutôt bon mais je préfère quand même une vraie pâte à tarte par exemple. En fait, le meilleur est pour la fin : un café "noisette" au lait d'amande, très plaisant, une idée à retenir. L'accueil est sympathique, le lieu cosy mais pas de quoi s'emballer, sauf si on est obligé (e). Et je trouve assez paradoxal de voir ma voisine déjeuner les yeux rivés sur son téléphone : à quoi bon manger ce qu'on pense être sain pour se faire du bien si on ne fait pas aussi une vraie pause ?!

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Dîner à la maison : poisson et épinards.

J5 (dimanche)
Je suis seule et je me suis concoctée un appétissant brunch sans gluten : le "défi" m'a amusée et je ne me suis pas sentie privée d'une bonne tartine : il y avait un scone acheté chez No Glu, du saumon fumé, un oeuf, un yaourt avec du granola, une salade de fruits, un jus de pamplemousse. Et une part d'un gâteau que j'ai improvisé sur le moment : un gâteau au yaourt avec un mélange de farine de châtaigne et de maizena avec du bicarbonate à la place de la levure (car celle-ci contient du blé), à la texture très agréable. En fait, c'était trop copieux, je n'ai pas tout mangé !

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Dîner : une soupe de légumes

J6
Déjeuner : un bento avec salade de quinoa-potimarron-chèvre-noisette, une délicieuse recette  de Pascale Weeks. Je dois avouer que j'ai vérifié ensuite en magasin l'étiquette du quinoa et elle mentionne la possibilité de traces de gluten.

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Le soir, j'ai une réunion de l'association GROS. En général, il y a du pain, du fromage, des cakes salés ou sucrés. Je n'ai pas vraiment le temps de manger un en-cas avant, je verrai. Finalement j'ai un peu faim mais il n'y a pas de fromage, seulement un gâteau au chocolat, auquel je résiste, je mange deux petits chocolats. Il y a un peu de frustration car le gâteau paraissait très bon et surtout j'ai très faim en rentrant fort tard, bien trop tard pour cuisiner. Du coup je mange une banane et quelques "crackers" Pain des fleurs.

J7
Je dois faire un déjeuner très rapide avant de partir animer un atelier : ce sera sardines et riz + un fruit.
Au dîner, je mange de la soupe, faite avec le reste du potimarron.

J8
Je déjeuner tardivement avec un reste de soupe, du saumon et du quinoa.
Au dîner, Monsieur, compréhensif, a fait un repas sans gluten et délicieux : de la polenta à la ricotta et aux épinards, avec une salade.

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J9
J'ai le temps de déjeuner à l'extérieur et j'ai repéré le Biosphere Café, pas trop loin de mon bureau, qui se présente comme un restaurant sans gluten. Malheureusement, je trouve porte close, c'est fermé pour quelques jours et cela parait être en fait essentiellement une crêperie qui sert des galettes de sarrasin (pas vraiment nouveau !). A proximité, je vois surtout pâtes et sandwiches, je me replie en métro chez Noglu où je prends une formule plat-dessert (pas donnée !) : cabillaud au coulis de poivron avec des pois gourmands (un plat très classique comme on pourrait trouver ailleurs, très bon), une part de gâteau citron-framboise (à la farine de riz et aux amandes) trop sucré à mon goût. Il y a du pain à la farine de pois chiches à la texture mousseuse.

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Dîner à la maison : du poulet au pamplemousse.

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Déjeuner : un bento avec poulet et lentilles et de la mangue.
Diner japonais (Monsieur en cuisine) : galettes tofu-légumes, riz, épinards.

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Fin de l'expérience. Petit bilan :

- comme je l'avais imaginé, je n'ai pas ressenti de changement particulier sur le plan physique, digestif, ... étant donnée la situation de départ.

- ce n'est pas trop difficile à mener quand on cuisine beaucoup car on achète des aliments bien repérés. La durée était trop limitée pour ressentir une vraie frustration ou de la monotonie. Mais il me parait pénible et compliqué de se passer durablement de pain, que ce soit en accompagnement ou sous forme de sandwich quand on a peu de temps, et pas agréable de se passer de pâtes. Sans compter que manger sans gluten est probablement plus coûteux.

- pour manger à l'extérieur, cela se complique, surtout si on n'habite pas Paris. Bien sûr, on peut aller manger un plat de viande ou de poisson dans n'importe quel restaurant ou brasserie mais si on veut être très vigilant(e) sur la composition, que sait-on des sauces, ... ? Quant aux restaurants goûtés, ils ne m'ont pas suffisamment emballée a priori pour que j'y retourne et ils sont peu nombreux.

- cela n'est pas facile dans un contexte de vie en société. En parler risque de susciter des discussions. A-t-on envie de se justifier ? Certes, c'était sûrement plus compliqué avant. Aujourd'hui, le sujet est davantage connu et parfois on peut même avoir envie de défendre ce mode de vie. Mais on peut craindre des réactions d'incompréhension voire d'agressivité de la part de sceptiques. Quant au couple, que se passe-t-il à la longue si l'un continue à manger du gluten et l'autre pas ? Comme certaines personnes qui font des régimes, on s'habitue probablement à faire des repas différents avec une perte de convivialité.

En fait, le principal inconvénient qui m'est apparu, c'est de devoir renoncer à une alimentation intuitive où l'on mange selon ses envies, sans "se prendre la tête".

Alors, tout cela n'est pas drôle quand on y est obligé pour raison médicale. Mais pourquoi se l'imposer si on n'y est pas obligé(e) ? Pour un mieux-être ? Je reviens sur tout cela dans les prochains jours, patience !


 

21/06/2012

J'ai testé pour vous : Hellofresh ! (panier végétarien)

Beaucoup de personnes ont du mal avec la préparation des repas quotidiens. Manque de temps, d'organisation, d'idées, de savoir-faire culinaire... Tout cela concourt à créer du stress autour des repas à la maison et parfois à manger ce qui tombe sous la main, sans grand plaisir.

Une nouvelle offre promet de leur enlever tous ces soucis : Hellofresh, lancée il y a quelques mois. Il s'agit de paniers livrés d'ingrédients pour plusieurs repas à cuisiner avec des recettes originales. Ils m'avaient contactée dès leur lancement pour que j'en parle sur mon blog ou que je teste leur offre. J'avais alors décliné la proposition pour 3 raisons :

- un manque de disponibilité pour recevoir le "panier" dans la tranche horaire proposée,
- un manque d'intérêt personnel pour le concept (nous n'avons en général pas de problème pour faire les courses et trouver des idées de repas selon nos envies et on a de la chance, on est deux à cuisiner !),
- je préfère décider moi-même des produits, services que je teste et le faire en grandeur réelle (notamment, autant que possible, en payant...).
Bref, j'en étais restée là jusqu'à ce que divers éléments me fassent changer d'avis :

- un tweet un peu critique de ma part sur le prix (au vu des menus proposés sur le site. Par exemple 3x2 repas = 49 euros) a suscité quelques réactions et j'ai pensé qu'il valait mieux bien sûr juger/commenter en connaissance de cause ;
- je me suis dit que, certes je n'étais pas intéressée à titre personnel mais que je me devais, en tant que "blogueuse influente" (???) de penser à ceux, peut-être vous cher(e)s lecteur/trices, qui ont d'autres besoins que les miens ;
- après ces réflexions, je m'apprêtais donc à tester un panier par mes propres moyens quand une proposition m'a été faite pour découvrir le nouveau panier végétarien. Alors, j'avoue, j'ai accepté de tester (gratuitement) un panier végétarien de trois repas pour deux personnes.

Voilà un long préambule avant de vous raconter cette expérience Hellofresh :

La livraison a eu lieu dans la tranche horaire prévue (j'ai choisi le bureau en journée par commodité mais ce n'est pas vraiment une bonne idée si on n'a pas de voiture car cela fait beaucoup à transporter !).

Le thème de la semaine était la cerise, proposée dans 3 recettes (un plat-2 desserts) : pas de chance, elles étaient manquantes dans mon colis. Je ne vais pas râler pour en acheter puisque le tout est cadeau mais l'idée, c'était quand même d'éviter les courses... J'espère que d'autres n'ont pas eu la même mésaventure.

Pour le reste, il y a à peu près tous les ingrédients prévus, dont certains en quantité généreuse (deux immenses concombres vs 1/2 nécessaire, une botte entière de petits oignons, une boite de 6 oeufs), une liste de menus, les recettes.

Pour des raisons d'organisation, je n'ai pas respecté exactement les menus prévus mais j'ai fait toutes les recettes suggérées. Cela a donné :

- Repas 1 : une "verrine fraîcheur" de tomate et concombre (un peu banale) et un "tagine de carottes et couscous d'épeautre" (parfumé et délicieux).

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Il restait de l'épeautre qui a constitué une partie de mon déjeuner du lendemain, en compagnie d'une autre recette, le "yaourt au muesli et cerises", un dessert ultra-rapide.

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- Repas 2 :  des "croques aux cerises, épinard et chèvre frais" (original et savoureux avec la plaisante acidité des cerises vinaigrées), la recette proposée par Clea,

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- Repas 3 : "falafels et salade", une recette de Chef Damien, excellent même si la recette manquait un peu de précision si on est peu expérimenté en cuisine.

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 - La dernière recette, un clafoutis aux cerises, je l'ai gardée pour plus tard et à ma façon...

Bilan subjectif de cette courte expérience :

Les avantages :
- on a un panier d'ingrédients disponibles, donc pas besoin de se déplacer pour des courses, sauf le basique du placard (il y a même le pain et les yaourts) ;

- on a accès à des plats originaux (pour la plupart), sans se casser la tête pour décider quoi manger ;

- on a l'occasion de découvrir à chaque fois des propositions différentes ;

- on a un certain plaisir à ouvrir le colis comme une pochette surprise et à découvrir des recettes originales, notamment ici celle proposée par la charmante Clea (dans d'autres paniers, il y a par exemple des recettes de Pascale Weeks).

- on a la souplesse de choisir entre 3 ou 5 repas, selon ses habitudes ;

- les recettes sont plutôt faciles à exécuter.

Les inconvénients :

- si on ne prend pas de mesures de précaution, certains ingrédients frais sont un peu limite après 2-3 jours (salade, herbes) ;

- on ne peut pas vraiment écouter ses envies ou ses goûts, on est contraint par les recettes de la semaine ;

- le temps à passer en cuisine pour préparer deux plats (entré-plat ou plat-dessert) est non négligeable (et parfois sous-estimé dans le livret) ;

- à l'heure où on a souvent envie de manger local, on manque d'infos sur le type et la provenance des aliments fournis, qu'il s'agisse des légumes, du chèvre, de l'épeautre, ... 

- il n'y a pas d'option "solo" alors que ce problème d'organisation des repas concerne beaucoup de personnes seules. Bien sûr, on peut être seul et prendre l'option pour deux mais cela oblige à manger deux fois le même repas ;

- on s'abonne sans date limite et on doit demander l'arrêt alors qu'on pourrait avoir envie de faire appel au service de façon occasionnelle selon les semaines ;

- je trouve le prix élevé même si je comprends évidemment que la préparation et le livraison ont un coût significatif. Quand on reporte un certain nombre de tâches  sur d'autres, on les paie, c'est légitime (quoique la réciproque n'est pas toujours vraie de la part des entreprises mais c'est un autre débat...).

Pour ma part, je ne compte pas m'abonner. Ce n'est pas que le principe n'est pas bon mais je ne me sens pas concernée : cela fait partie de mes plaisirs de choisir des recettes, de décider de ce que je vais préparer (et l'autre cuisinier de la paire est pire que moi en la matière !), je ne manque pas trop d'idées, et je prends le temps de faire les courses : c'est pour moi finalement plutôt moins contraignant que d'être bloquée sur un créneau horaire de livraison.

Mais, bien sûr, passionnée par l'alimentation (c'est mon métier !), je ne suis pas représentative, cela semble s'adresser à d'autres personnes :

- des personnes qui manquent de temps pour faire les courses, ou n'ont pas envie de les faire (il y a loisir plus plaisant que l'hypermarché à 20 heures ou le samedi matin...) ;

- des personnes qui ont une vie et une tête très occupées et pas le temps (ou pas envie) de réfléchir à des idées de repas et qui, du coup, ont tendance à préparer toujours les mêmes plats.

Il me parait nécessaire que ces personnes aient, ou aient eu auparavant, le goût de la cuisine pour apprécier ces paniers. Sinon, on risque d'avoir un peu de mal à s'y mettre, même si les choses sont largement facilitées.

Cela peut donc être une aide ponctuelle qui peut remettre sur le chemin du plaisir de cuisiner, en se rendant compte que ce n'est pas si long ou si difficile.

Et sinon, si on veut être autonome dans la durée, est-ce si compliqué de consulter quelques livres ou sites de recettes, d'en repèrer 2-3 différentes pour la semaine à venir pour compléter les habituelles, de lister les courses à faire, de se prévoir un moment pour y aller (flâner sur un marché, n'est-ce pas davantage un plaisir qu'une corvée... ?). Pour ma part, j'organise régulièrement des ateliers "Transposer ses talents à l'organisation des repas" qui donnent des clés et astuces pour se débrouiller (voire s'amuser) avec la préparation des dîners, qu'on soit seul(e), en couple, en famille.

Et vous, cela vous intéresserait, Hellofresh (pour l'instant, disponible à Paris et Strasbourg, bientôt à Lyon) ?

Merci à Hellofresh pour l'offre-test.

12/06/2012

Escapade malouine et gourmande : un régal !

Cette fin de semaine, j'étais partie à St Malo pour les Journées annuelles de l'AFDN, l'association française des diététiciens-nutritionnistes (dont je ne partage pas toutes les idées quand elles sont trop rigoureusement diététiques). Deux jours de conférences et d'échanges sur différents thèmes ayant trait à l'alimentation et à la prise en charge de différentes pathologies. Tout cela teinté en partie cette année d'une orientation maritime (poisson, algues, ...) en accord avec le lieu.

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Je reviendrai prochainement sur des éléments des conférences qui pourraient vous intéresser. Le but, c'était aussi de prolonger par un week-end maritime et gourmand à St Malo et Cancale, lieux que nous aimons beaucoup (j'ai constaté avec amusement qu'on avait déjà fait ce voyage en 2008 et 2010).

Autant les deux jours de séminaire ne furent pas d'un grand intérêt gustatif ("panier repas" avec salade de riz ou sandwich insipides), à l'exception de plaisants petits déjeuners café-tartines très matinaux en terrasse (avec beurre Bordier bien sûr puisqu'il est malouin !),

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autant nous nous sommes largement rattrapés les jours suivants !

Première étape : le restaurant Le Cambusier à St Malo. Inconnu de moi jusqu'à l'éloge de Francois-Régis Gaudry dans son émission "On va déguster" le dimanche précédent sur France Inter. Je suis souvent en accord avec ses préférences gastronomiques et j'ai donc décidé de lui faire confiance, ravie que le hasard du calendrier me permette de tester sans tarder une de ses adresses hors Paris. C'est un lieu charmant par son décor, son accueil et aussi sa cuisine. Je me suis régalée de bout en bout avec un délicat tartare de thon au soja avec une écume d'huitre, un 1/2 homard breton à l'estragon (c'est la pleine saison de cette merveille des mers), une tarte au citron acidulée et onctueuse avec une "vinaigrette" citron-vanille.

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Deuxième étape : retour à la Table de Breizh, qu'on avait découvert avec délice en 2010 alors qu'elle venait d'ouvrir sous la houlette d'un chef japonais. C'est un restaurant qui se positionne maintenant assez luxueusement. C'était menu imposé "Image du Japon et de la Bretagne" en deux versions, on a pris la plus "raisonnable" (quantitativement et financièrement) qui consistait en 5 plats dont le total n'a pas pesé sur l'estomac (tant mieux selon moi mais certains préféreraient sans doute des portions plus copieuses...).

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C'était fin, délicat, raffiné, original*, des plats tous merveilleux et un chef très minutieux comme le sont souvent les Japonais. Une soupe d'oignons avec huitre, du bar et du homard de Chausey (qui a permis une belle discussion gourmande avec nos voisines du cru), du lapereau confit, du poulet, du foie gras et un dessert à la hauteur du reste. C'est beaucoup beaucoup mieux que de nombreux restaurants parisiens à la mode, voire étoilés... Le menu est ici (signalétique coquillage)

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Troisième étape : Le Coquillage, l'antre du grand chef Olivier Roellinger (il supervise le lieu depuis qu'il a fermé son restaurant 3 étoiles). Il y a un menu "Grand Choix de la Baie"dans lequel selon l'appétit on peut choisir entrée-plat-dessert ou "seulement" plat-dessert car il est important de se garder une place notable pour profiter de la très généreuse roulante des desserts. Je me suis régalée de plats merveilleusement parfumés (une "lotte translucide, huile d'agrumes, fleur du soleil et pousses de printemps", un "blanc de barbue, jus d'herbes de l'estran, huile d'olive de Fulvio et wakamé malouin") car ce grand chef est vraiment le roi des épices.

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Sans oublier quelques desserts de la roulante bien chargée : mes envies se sont tournées surtout vers des fruits : fraises et glace au fromage blanc, salade exotique, verrine de rhubarbe et mascarpone et, incontournable, une petite part du mille-feuilles absolument délicieux (alors que je n'en suis habituellement pas très fan).

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Pendant ces quelques jours, il y a eu aussi du far aux pruneaux, des crevettes, des langoustines, des huîtres, des crêpes, de bons vins, beaucoup de contemplation de la mer dans toutes ses nuances et ses humeurs et, absolument partout (commerces, taxis, hôtels, restaurants, bars, ...), la merveilleuse gentillesse et bonne humeur des Malouins.

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Tellement bon et frais qu'il ne faut surtout rien ajouter !

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Bon, pourquoi est-je que je vous raconte tout ça ? Pas seulement pour vous faire saliver ! Vous vous rappelez que je vous dis de temps en temps qu'il ne faut pas accuser le restaurant (ou les vacances gastronomiques) de faire grossir. Expériences à l'appui. Je me suis fait ainsi plaisir sans restriction, j'ai mangé ce dont j'avais envie, je ne me suis pas privée de mets sucrés ni de pain, j'ai bu du vin. Conclusion sur la balance (qui m'est utile pour ce type d'expériences) : pas la moindre variation de poids ! Et je vous promets que je n'ai pas un métabolisme d'athlète !

La clé : ne pas chercher à tout goûter sous prétexte qu'on est dans un lieu inhabituel, écouter ses envies pour se faire plaisir, savourer avec attention pour ne pas être frustré (e) et réguler après un éventuel repas trop copieux en attendant le retour de la faim.

Et vous, vous faites comment quand vous êtes en week-end loin de chez vous ?

 

Le Cambusier, 6 rue des Cordiers, St Malo, 02 99 20 18 42

La Table de Breizh, 7 quai Thomas, Cancale, 02 99 89 56 46

Le Coquillage, Château Richeux, Le Buot, St Méloir des Ondes, 02 99 89 64 76.

30/03/2012

J'ai testé pour vous : le Power Plate ! (Stop au sport qui fait mal !)

Mon sport préféré, c'est la natation. Sans doute car je la pratique depuis toute petite. J'aime glisser dans l'eau, enchaîner les longueurs sans penser à autre chose, cela me vide la tête et me détend.

J'ai déjà écrit ici qu'il ne faut pas faire du sport par pure contrainte mais écouter ses envies, se faire plaisir, voir si cela nous détend. Les préférences en la matière sont très personnelles. Pour me faire une opinion et pouvoir parfois donner un éclairage à mes patientes qui le souhaitent, j'ai décidé de tester certaines activités en vogue.

Première expérience : le Power Plate

sport,activité physique,bouger,bien dans son corps,power plate,gym suédoise,nia,natationFait essentiellement pour se muscler, très orienté vers le résultat, cela était a priori éloigné de mes goûts mais je n'avais aucune idée de ce que c'était. En ayant beaucoup entendu parler, j'étais curieuse de voir. J'ai profité d'une super promo d'un site d'achats groupés pour tester cela dans une petite salle spécialisée. Je me change, un "prof" s'occupe de moi, en même temps que de deux autres personnes. En fait, il s'agit de tenir des positions un certain temps sur une sorte de plate-forme vibrante.

Je trouve cela hyper-désagréable ! Non seulement tenir des positions immobiles simplement pour se muscler ne me parait pas très intéressant, carrément ennuyeux, mais la vibration que je ressens jusque dans la tête est vraiment insupportable. Je tiens une demi-heure, la durée du cours mais pars en me promettant de ne plus jamais essayer. Alors que j'avais un bon pour deux autres séances à prix cassé ! Cela m'étonnerait que quiconque fasse cela pour le plaisir... Le Power plate est pour moi la traduction exacte du principe stupide "il faut souffrir pour être belle" (si tant est qu'être très musclée, c'est être belle... ceci est un autre sujet...).

J'ai aimé ? Pas du tout !

J'y retournerai ? Sûrement pas !

Et vous, vous avez déjà testé le Powerplate ? Vous avez aimé ?

Voilà, je vous parlerai d'autres activités prochainement. 

25/10/2011

J'ai testé pour vous... la vie sans lait !

Actuellement, beaucoup de gens se mettent à craindre les produits laitiers parce c'est dans l'air du temps, parce qu'ils sont influencés par différents professionnels de santé ou assimilés. Ces personnes arrêtent parfois les produits laitiers et il arrive qu'elles se sentent mieux alors que pour beaucoup, elles n'ont pas de véritable intolérance au lactose (j'y reviendrai). Est-ce vraiment leur corps qui se sent mieux ou est-ce leur tête qui commande ?

Toujours partante pour des expériences, je me suis à mon tour lancée dans une période expérimentale sans aucun lait ni produits laitiers. Pour voir l'effet sur mon corps. Et, moi qui prône une alimentation intuitive, je voulais aussi mesurer le stress que c'est de devoir toujours se demander que cuisiner, que choisir au restaurant, que s'interdire...

J'ai décidé cette expérience sans préavis et mon compagnon de gourmandise a joué le jeu (uniquement parce que la durée était limitée !) : ainsi, il a dare dare remplacé les pâtes au parmesan qu'il avait prévu par une autre recette, mijoté un repas japonais plutôt qu'une sauce au fromage blanc...

J'avais choisi une semaine sans réfléchir et il se trouve que j'avais justement très peu de maîtrise sur mes repas, avec plusieurs déjeuners à l'extérieur pour raisons professionnelles ainsi qu'un diner au restaurant (japonais).

En fait, l'expérience a duré près de deux semaines. Certains m'objecteront que c'est bien trop court pour se rendre compte des effets. Pas d'accord car les personnes qui relatent le bénéfice perçu le sentent de facon quasi immédiate.

Comment cela s'est-il passé ?

Chaque matin, alors que je prends habituellement des céréales avec du lait ou du yaourt, j'ai opté soit pour un smoothie de fruits quand je n'avais pas très faim, soit pour des céréales avec fruit et lait végétal (fort cher et à la composition pas toujours très engageante...).

En ce qui concerne les repas, cela a commencé simplement : un bento japonais pour déjeuner ; des pâtes courgette, pignons, citron (changement de menu pour passer à une recette de pâtes qui se sert sans parmesan) ; un déjeuner dominical japonisant : salade de tofu, cresson, Goya chanpuru (un plat d'Okinawa avec tofu, porc, oeuf battu, poivron vert, concombre) ; un riz sauté au maquereau avec cresson ; des pommes de terre Rattes aux champignons, jambon.

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Un midi, je me suis fait un bento saumon fumé pommes de terre concombre mais sans la sauce au fromage blanc que j'aime souvent avec le concombre.

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Première difficulté, j'avais un jour un déjeuner de réseau : taboulé et salade de pâtes, pâtisserie : j'ai évité soigneusement les morceaux de fromage disséminés dans la salade (pas très pratique) et me suis privée de gâteau (un peu frustrant).

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J'avais aussi un dîner amical chez Guilo Guilo : a priori, un japonais n'utilise pas de lait mais comme il n'est pas classique... Il y avait en effet un morceau de fromage dans un mochi en dessert : je l'ai enlevé.

Il y a eu aussi une salade de boeuf thai au restaurant, un steak haché avec des pommes sautées et de la salade : pas de problème.

Puis j'ai animé un atelier en maison de retraite, avec déjeuner sur place avec un groupe de travail.
Entrée et plat sans "risque". Mais je n'ai pris ni fromage ni dessert, une crème à la vanille qui devait contenir du lait.

Un autre midi, j'assistais à un colloque, avec buffet de sandwiches : sandwich poulet- crudités, je vérifie la composition et ne prend pas le mini-financier proposé en dessert.

Ca continue : maquereau et salade de haricots verts ; omelette nature et salade ; blé aux champignons.

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Un déjeuner chez Guenmai : assiette végétarienne + pomme cuite, rien à dire.

Puis une nouvelle semaine avec des courgettes farcies décongelées, un bento au saumon, des pâtes aux tomates et au thon, une salade poulet-tomates-concombre-haricots verts, des makis, une salade de semoule au poulet et abricots secs : je maîtrise la situation, me passe de yaourts et autres fromages.

Et un soir, le 13ème jour, dîner au restaurant Playtime : une "crème de cheesecake à notre façon" me fait de l'oeil sur la carte, pas envie de m'en passer. Donc je déclare l'expérience terminée, je pensais la prolonger un ou deux jours, pas plus !

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Conclusion : se passer de laitages nécessite une attention certaine tant les produits issus du lait font partie de notre alimentation. Je suppose que l'on doit s'y habituer mais cela signifie des privations.

Concernant le mieux-être, je n'avais pas de problème particulier avant, je n'ai ressenti aucun bienfait pendant ou après cette expérience. Mais cela est très personnel, pas de règle générale, alors ECOUTEZ-VOUS ! Et si vous avez l'impression que vous digérez mal le lait, arrêtez-le pendant quelques jours pour voir ce que cela change et faites-vous votre propre idée. Mais ne vous laissez pas influencer !

NB : je poursuis le sujet lait sous un angle plus général demain.

 

16/10/2011

J'ai picoré Elle pour vous...

magazine elle,magazines féminins,femme,mincir,accepter son corps,bien dans son corps,gourmandise,régimeParmi les activités les moins prises de tête que je connaisse, il y a notamment regarder une série américaine à la télé ou feuilleter un magazin féminin. Encore que... cela peut parfois largement m'agacer.

Ce week end, j'ai acheté Elle, cela m'arrive ponctuellement et à chaque fois, je m'étonne du succès de ce magazine qui, pour ma part, ne m'emballe guère. Mais, cette fois, j'y ai picoré quelques  idées, réflexions, remarques... qui ont plus ou moins à voir avec la nourriture et le corps des femmes et je les partage avec vous en vrac.

Extrait d'une interview d'Imogen Poots (qui c'est ?! une jeune actrice anglaise, je découvre aussi) : réponse à la question "Votre astuce taille fine ?" : "Je ne fais jamais de régime. L'important, c'est de se sentir bien dans son corps et, pour ça, je pense que tout est une question de modération". Bon, je pourrai peut-être l'interviewer pour ma série des Gourmandes BCBT*...

Dans un article sur les filles qui ont du style, Joséphine de la Baume, chanteuse et actrice, s'exprime ainsi : "Le secret d'un look réussi ? Il faut s'accepter comme on est et composer son look à sa sauce. Réaliser qu'on n'a plus un corps d'adolescente par exemple". Vouloir arrêter le temps est une lutte vouée à l'échec en effet...

Selah Sue (je ne connais pas non plus... c'est une jeune chanteuse flamande) parle aussi du corps : "Ma mère m'a toujours dit "Ton corps, prends-en soin et vois-le comme ton temple"". Eh oui, il n'y a pas que la tête qui compte...

Il y a aussi une interview de Thomas Dutronc, un mec que je trouve plutôt sympa, surtout depuis que je connais sa chanson "Les frites bordel". Il a visiblement changé depuis, car il dit qu'il ne consomme que du riz complet bio, du soja bio, des graines de lin ! Par ailleurs, il cite une phrase d'Aragon : "le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard" (à contredire absolument : vivons tout de suite, profitons de chaque instant !). Il aime "les femmes aux courbes ultra-féminines et ultra-sensuelles" et franchement, je crois qu'il n'est pas le seul homme dans ce cas, ne l'oubliez pas mesdames quand vous rêvez de ressembler aux mannequins des magazines !

J'ai aussi repéré 28 rituels anti-blues pour le dimanche, le genre d'article classique d'un féminin: parmi ceux qui peuvent vous inspirer, pourquoi pas se préparer un bon chocolat maison (mais un vrai !), stocker des confitures de la "Chambre aux confitures" (tout le monde en parle...) ou d'une autre bonne maison, se préparer une jolie carafe de thé ou autre infusion pour en avoir à rallonge toute l'après-midi, faire un beurre de framboises, une idée qui me dit bien : on mélange du beurre, des framboises écrasées (justement, j'en ai au congélateur) et une pincée de sucre roux, on fait attendre 24h au frigo et le résultat doit être pas mal sur des tartines.

Le célèbre chef espagnol Ferran Adria donne ses astuces cuisine et ses produits cultes, pas vraiment dans la ligne de sa cuisine moléculaire. Je partage son conseil de gagner du temps en utilisant des petits pois surgelés (surtout s'il s'agit de faire une soupe) ou des pois chiches en bocal, en congelant des sauces ou des bouillons : autant faire les choses en quantité. Un conseil à retenir, que j'applique pour ma part en général : faire une mise en place de pro, c'est-à-dire préparer tous les ingrédients d'une recette, lavés, découpés, pesés, sur son plan de travail. Vous le faites vous ou c'est plutôt le bazar et l'avancés pas à pas ?! Il donne aussi une recette de soupe au pain pour utiliser un reste de pain, qui a l'air assez sympathique.

Je me suis aussi un peu reconnue dans la folie des parfums sucrés, eh oui, ma gourmandise va jusque là ! En ce moment, j'alterne ainsi des effluves de rhubarbe Comme des Garçons et de Love Coco (noix de coco et coriandre) d'Honoré Des Prés. il parait que ça rend appétissante... Mais ce n'est pas une raison pour se priver de dessert, quoi qu'en dise l'article !

Je ne sais pas si tout cela peut vous éviter de l'acheter, vous voulez peut-être des nouvelles de Carla B., Tristane B. ... ;-)

*Gourmandes BCBT : Bien dans leur Corps Bien dans leur Tête, voir rubrique "La parole aux gourmandes"

Illustration © Laetitia Bouaziz

22/07/2011

J'ai testé pour vous...les vacances conviviales

Pour illustrer ce que peuvent être des vacances où l'on ne voit pas trop son poids "déraper", voici à titre d'expérimentation personnelle un long week-end passé dans le Sud de la France. Ce week end pourrait paraitre à certain(e)s à risque car il a notamment compris :

- un déjeuner multi-plats à Avignon (le merveilleux menu tomate),
- des repas tournant autour des spécialités locales : pâtes aux moules du cru, saucisse, glaces (il faisait beau...), ...
- la fréquentation d'une fête régionale (course camarguaise) avec ensuite dîner au restaurant (entrée, plat, dessert),
- divers apéritifs avec spécialités du cru (brandade, anchois, pâte d'olives, ...),P1030791.JPG
- une copieuse et délicieuse paella maison au feu de bois,
- quelques bons vins,
- la compagnie de convives gourmands qui aiment passer du temps à table.

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Eh bien, quel fut le résultat ? Aucun mouvement sur la balance ! (quand je vis ce type de moment, je me pèse avant et après pour vous montrer qu'il est possible d'être gourmande, de manger de tout et de ne pas revenir avec 3 kilos de plus). Et je vous promets que je ne me suis pas privée !

Comment est-ce possible ?
- en étant attentive à sa faim, en ne la rassasiant pas  totalement dès l'apéritif,
- en zappant le fromage si on préfère garder une place pour le dessert,
- en mangeant avec attention, tout en suivant la conversation, pour apprécier les plats au mieux et avoir sa dose de plaisir dès la première assiette,
- en buvant de facon consciente et mesurée,
- en ne répondant pas forcément par l'affirmative aux propositions de se resservir tout en montrant qu'on a vraiment apprécié le plat.

Et en n'étant pas en restriction le reste du temps ! Car quand on se fait plaisir au quotidien, on éprouve moins le besoin de "se lâcher" lors d'occasions festives, on en profite, c'est tout.

Alors, pas de panique si vous passez des vacances avec famille et amis gourmands, écoutez-vous, savourez et vous ramènerez des souvenirs de bons moments plutôt que des kilos en plus !