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27/10/2011

Kit à tarte délicieuse

Il y a quelque temps, je vous parlais de mes découvertes gourmandes au salon Gourmet Food and Wine, dont les galettes poitevines du Goulibeur. La patronne m'avait gentiment offert le "Kit à tarte" composé d'une galette précuite, d'un papier sulfurisé et d'un tour en carton pour contenir les fruits. J'avais pris le risque d'en parler sans avoir testé moi-même, ce qui m'arrive rarement.

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Donc, le week end dernier, saison des pommes oblige, je me suis lancée pour réaliser une tarte aux pommes. J'ai suivi scrupuleusement le mode d'emploi et il vaut mieux s'y prendre à l'avance : 1h30 de cuisson et 4h pour que cela refroidisse. Donc je l'ai faite le matin pour le soir, avec différentes variétés de pommes.

Le résultat m'a paru un peu moins confit que ce que j'avais goûté sur place, sans doute car j'ai mis assez peu de sucre (le mode d'emploi parlait de "saupoudrer"). En tout cas, c'était moelleux, fondant, sucré juste comme il faut, le fond de tarte étant lui resté tout croquant : l'ensemble fut un régal ! Et cette bonne idée évite à la fois de faire soi-même un fonds de tarte ou d'en acheter un médiocre, celui-là étant composé uniquement de bons ingrédients (farine, beurre, sucre, oeuf, pincée de sel).

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Alors, j'en rachèterai volontiers, j'ai hâte d'essayer avec d'autres fruits, et je souhaite beaucoup de succès au "Kit à tarte" !

22/09/2011

Stop à la peur des féculents !

Très régulièrement, les femmes qui viennent me consulter, ayant une longue histoire de régimes, me racontent leur journée alimentaire ainsi : elles s'autorisent un peu de pain le matin, une mini-part de riz ou de pâtes le midi (et encore pas toujours) et surtout pas de féculents le soir : "on va les stocker !". Ou si cela arrive, cela crée un terrible sentiment de culpabilité, si elles ont mangé par exemple des pâtes un soir (parce c'était le conjoint qui cuisinait ou qu'il n'y avait vraiment rien d'autre dans les placards).

Cela montre une quasi-phobie des féculents entretenue depuis des années par de très nombreux régimes. On diabolise ces pauvres aliments (comme le gras). Or, notre corps a besoin de l'énergie et des apports nutritifs qu'ils fournissent et il n'y a aucune raison de s'en passer. Ce qui compte pour perdre du poids, c'est de diminuer son apport calorique global, indépendamment du type d'aliments, notamment en revenant à l'écoute de ses sensations. Donc, la question n'est pas de manger les féculents à tel ou tel repas.

Pour ma part, les repas exempts de féculents sont plutôt rares et ceux-ci peuvent même souvent être au centre. C'est arrivé plusieurs fois ces derniers jours et je ne m'en plains pas ! Il y a eu par exemple :

- un original et délicieux risotto aux moules, fenouil et rougets concocté par mon chef privé italo-nippophile,

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- des galettes de pommes de terre. En effet, envie de faire plaisir à mon amateur de patates, je suis tombée sur une recette de galettes moelleuses de pommes de terre dans le livre Nature de Ducasse, souvent source de régals du week end (les recettes sont trop longues en général pour un soir de semaine). Il s'agit d'écraser des pommes de terre cuites comme pour une purée, puis de les mélanger avec farine, oeufs, crème, blancs d'oeufs et de faire ensuite cuire ce mélange sous forme de petites crêpes. Cela donne un plat complet étonnamment délicieux, y compris pour moi qui ne suis pas une grande passionnée de purée, sans doute parce que c'est plus ferme. Les galettes étaient accompagnées d'une salade d'herbes très parfumée comme cela est conseillé, à ma façon : un mesclun avec plein d'herbes que j'avais en stock, pas celles de la recette.

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- une soupe de pâtes udon, avec des algues wakame, un grand classique japonais.

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Et vous avez-vous parfois peur des féculents ?

20/09/2011

Stop au gaspillage alimentaire !

Le 15 septembre, c'était la Journée de lutte contre le gaspillage alimentaire, mise en place par l'ADEME. Vous en avez entendu parler ? Peut-être pas, il me semble que cela n'a pas vraiment fait la Une des journaux. Je ne sais pas si décréter ainsi une journée contribue vraiment à faire changer les comportements. Peut-être cela contribue-t-il quand même à une prise de conscience. Car en matière d'alimentation, les gaspillages sont énormes. Pas forcément volontaires bien sûr, pas vraiment quantifiés par ceux qui les font.

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J'en entends souvent parler par les personnes qui me consultent. Soit parce que, venant de familles nombreuses, elles ont du mal à évaluer les quantités à acheter et finissent par dépasser les dates limites de consommation des produits. Soit parce qu'elles font le marché avec enthousiasme puis ne trouvent plus le temps de cuisiner tous les légumes acquis ou sortent dîner dehors de façon impromptue. Soit parce qu'elles sont sans repère de quantité quand elles préparent le repas, se retrouvent avec des restes et n'ont pas envie de les remanger ou de les accomoder le lendemain.

Sur tout cela, nous échangeons pour trouver des solutions car personne n'aime vraiment gaspiller. Par exemple :

 - Prendre le temps d'observer ses usages de consommation (qui mange des yaourts dans la famille, combien de soirs je sors dans la semaine, ...) pour adapter ses achats ;

- Savoir cuisiner en quantité adaptée et notamment revoir ses repères si on est passé d'une famille de 6-7 personnes à 1 ou 2 convives ;


- Utiliser le congélateur quand il existe : il n'y a pas de raison d'idéaliser le légume frais quand il n'est pas adapté à toutes les situations. Ainsi, on peut acheter des légumes frais pour le début de semaine ou les jours où l'on aura le temps de les cuisiner puis se reposer sur des surgelés pour les autres jours. Autre avantage quand on utilise des légumes surgelés : on peut extraire la juste quantité dont on a besoin ;

- Ne pas jeter les restes (ni se forcer à les manger si on n'a plus faim bien sûr !), même si c'est une petite quantité. Avec des contenants adaptés, on peut les étiqueter et les stocker au congélateur. On sera contents de les retrouver pour une assiette composée ou un bento où la variété est un must ! On peut aussi, pour ne pas remanger le même plat, le mélanger à d'autres aliments dans ce que j'appelle la cuisine domino. On peut aussi se remettre à accomoder les restes comme le faisaient nos grands-parents ! Il s'agit par exemple de s'approprier quelques recettes classiques de la cuisine des restes :

- Viande : hachis parmentier, légumes farcis, croquettes, ...
- Riz : riz sauté aux légumes, aux crevettes, ...
- Pâtes : gratin, soupe, omelette, ...
- Pain : pain perdu, chapelure 
- Fruits : compote, fruits cuits, gâteau

- Surveiller régulièrement les dates limites de consommation et utiliser en priorité les aliments qui sont proches de cette date : par exemple se dépêcher de faire une quiche ou un gâteau avec des oeufs, ...

- Au-delà des aliments, limiter aussi les emballages : privilégier les produits bruts, faire ses courses avec un cabas, ...

- Au restaurant, il ne s'agit pas de gaspiller non plus dans la mesure du possible, donc écouter sa faim pour commander, partager un dessert si on n'a plus très faim, demander à emporter ce qu'on ne termine pas (pizza, couscous, ...).

Et vous, êtes-vous attentif(ve) à limiter le gaspillage côté alimentation ? Avez-vous des conseils à partager ?

Illustration © paul prescott-Fotolia.com

11/09/2011

Stop aux formules à tout prix !

restaurant,menu,formule,rassasiement,manger en excès,manger selon ses enviesJe me méfie des formules au restaurant comme dans les lieux de restauration rapide. Souvent, en effet, elles nous éloignent de nos envies, peuvent nous faire trop manger, payer une boisson dont on n'a pas besoin,... et elles ne sont pas toujours aussi économiques que l'on croit.

Exemple récent dans une brasserie (désolée si j'entre un peu dans les détails). Il y a une formule entrée-plat à 15,50 euros mais ni l'entrée ni le plat ne me tentent. Je choisis donc le plat dont j'ai envie à la carte (prix : 13,50 euros) en me disant que je verrai ensuite si j'ai encore faim pour un dessert. Le serveur me suggère alors de prendre une entrée car il y aura une assez longue attente pour mon plat. Bon, ok, je choisis la soupe du jour (5,5 euros). Il m'annonce alors que j'ai tout intérêt à prendre le menu à 23 euros car mon entrée et mon plat y figurent et ainsi, j'aurai en plus un dessert. Je me laisse faire en sachant déjà que ce sera trop mais bon, je partagerai mon dessert.

Je savoure mon entrée et mon plat, je laisse une partie de l'accompagnement et, avec tout ça, je n'ai vraiment plus faim pour le dessert. L'autre convive non plus. Je dis donc au serveur d'abandonner le dessert et de revenir aux prix de la carte. Aie, pas possible, car la commande est entrée dans l'ordinateur ! Ah, l'informatique source de rigidité ! On s'en tire en négociant deux cafés à la place du dessert mais pas sûr que ce soit vraiment économique.

Car au final, si j'avais suivi mon intention de départ, j'aurais mangé un plat (copieux) et pris un café et je m'en serais tirée autour de 16 euros. Alors que finalement j'en dois 23 sous prétexte de bénéficier d'un menu... 

Je préfère donc manger à la carte ou dans des lieux sans formule, où l'on dispose d'une totale liberté pour manger si l'on en a envie une entrée et trois desserts, ou deux entrées  et un plat, ...

Et vous, vous préférez les formules ou la liberté ?

04/08/2011

Stop au tout fait maison !

Actuellement, en lien avec la vague écolo, bio, nature, de plus en plus de personnes se dirigent vers le fait maison. Cela ne concerne pas que l'alimentation mais aussi les produits de beauté, d'entretien, ...

Je ne peux que souscrire bien sûr à cette tendance quand elle nous amène à faire la cuisine, nous éloigne des plats préparés insipides et pleins d'additifs, nous rapproche des aliments bruts et du plaisir de créer des moments savoureux à table. Mais le courant ne s'arrête pas là : au-delà des traditionnelles confitures, il y a maintenant le pain, les yaourts, le foie gras ... et même le fumage des aliments !

Attention, ne tombons pas dans l'excès ! Quand quelqu'un d'autre fait quelque chose beaucoup mieux que moi car c'est son métier, qu'il pratique depuis des années, je le laisse faire, je n'essaie pas de le mettre à sa place. Ou, quand c'est quelque chose que je mange très occasionnellement, pourquoi acquérir le matériel et/ou le savoir-faire que j'utiliserai fort peu ?

Alors, OUI, je fais la cuisine. Mais :

NON, je ne fais pas mes propres macarons malgré tous les ateliers et livres sur le sujet. Je zappe les heures d'apprentissage et les multiples ratages qu'on me raconte et je fais confiance à Pierre Hermé ou Ladurée pour me régaler quand j'en ai envie....

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NON, je ne fais pas mon propre pain, il y a tellement de bons boulangers qui ont le savoir-faire et les conditions adéquates (ok, je suis gâtée dans mon quartier...), donc pas de machine à pain chez moi !

NON, je ne fais pas mes propres glaces. Mes quelques essais en la matière étaient assez peu réjouissants (la sorbetière est au fond du placard depuis longetmps...), elles n'ont jamais le parfum et l'onctuosité de celles de Martine Lambert par exemple.

NON, je ne fais pas de vraie pizza, éventuellement une tarte à la tomate : où trouverais-je le parfum du feu de bois dans mon four ultra-moderne ?

Et surtout NON, je ne fais pas mes propres sushis. J'ai trop de respect pour les maîtres sushis, leur long apprentissage et leurs gestes si précis pour me lancer dans une médiocre copie !

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Et vous, vous êtes pour le tout fait maison ou pas ?

31/05/2011

Stop à la peur du concombre !

Des légumes, j'en mange beaucoup. Pas par devoir mais par goût. J'aime leurs couleurs, leurs parfums variés, leur croquant, leur survenue en fonction des saisons, leur capacité à se mêler, la possibilité, pour beaucoup, de les manger crus ou cuits.

Comme je l'avais dit il y a quelque temps, il n'y a pas de raison de tomber dans le crudivorisme et de ne manger que cru. Mais pas de raison non plus, sous prétexte d'hygiène excessive, de tout cuire. Ces jours-ci, j'ai peur que l'on tombe dans une sorte de psychose du concombre. N'abandonnons pas ce légume plaisant et ne nous obligeons pas forcément à le cuire. Le concombre cuit, ce n'est pas vraiment la meilleure façon de l'apprécier ! Pour ma part, j'ai mangé du concombre samedi dans un délicieux sandwich à la mousse de thon, et dimanche dans une salade, sans inquiétude. Je l'aime dans une salade japonaise acidulée avec des algues wakame, dans une salade grecque avec tomate et feta, dans une salade nordique avec pommes de terre et saumon fumé, dans une sorte de raïta indien avec du yaourt et des herbes, ... Je le sème souvent en dés dans mes bentos céréaliers et je n'ai pas l'intention d'arrêter !

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J'aime le concombre, cela se voit, non ?!

Peut-être est-il utile en revanche de rappeler quelques règles d'hygiène élémentaire en cuisine, que vous respectez sûrement : se laver les mains, bien laver les légumes, les éplucher éventuellement, ne pas mélanger, sur le plan de travail ou sur une planche à découper, des aliments pas encore nettoyés et des aliments "propres", ne pas poser des aliments lavés dans un endroit "sale", nettoyer régulièrement le plan de travail et les ustensiles.

Et rappelons-nous que, globalement, notre alimentation est beaucoup plus sûre qu'il y a quelques dizaines d'années !

Et vous, vous aimez le concombre ?

04/05/2011

Stop au gaspillage ! Rien ne se perd, tout se recycle...

Récemment, on nous a annoncé qu'on gaspillait environ 20 kg de nourriture par personne et par an (13 kg de restes et 7 kg de nourriture même pas déballée) ! Est-ce bien normal à l'heure où on fait attention à son pouvoir d'achat ? Pourquoi ne pas recycler des aliments plutôt que de les jeter ? La cuisine des restes était une spécialité de nos mères ou grand-mères et elles savaient faire preuve d'imagination pour varier les propositions. Mais cela s'est bien perdu.

Pour ma part, je vous parle de temps en temps de la cuisine domino : je trouve plus amusant de recycler des ingrédients dans un nouveau plat que de remanger exactement la même chose, réchauffée. Ainsi, en fin de semaine dernière, je me suis retrouvée avec de nombreux restes d'aliments suite à une sorte d'atelier-pique-nique. Pas question de jeter, essayons de recyler. Alors, qu'est-ce que j'ai fait avec mes restes ?

J'avais des haricots verts et quelques pointes d'asperge un peu ramollies, je les ai mixés avec des pommes de terre cuites dans un bouillon et cela a donné une soupe délicieuse et inédite pour un dîner.

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J'avais aussi du concombre, des radis, des mini-carottes, j'ai râpé les deux derniers, mélangé à de la feta, des graines germées, quelques rares crevettes qui me restaient aussi, fait une sauce à base de jus d'orange et cela m'a fait une savoureuse salade colorée, fraîche, croquante, pleine de parfums, pour un déjeuner.

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J'avais un reste de tofu soyeux, j'en ai fait une brouillade aux épinards en le mélangeant avec des oeufs. Malgré mon amour du tofu, c'était en fait une première, et un régal parfaitement moelleux qui renouvelle le plaisir des oeufs brouillés.

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Au total, j'ai seulement dû acheter quelques pommes de terre, des pousses d'épinard, une orange et tout cela a donné trois repas. Pas si mal, non ? 

 

25/03/2011

Stop aux super-aliments !

alimentation,nutrition,super-aliments,anti-oxydants,baies de goji,brocoli,santéRécemment, la très sympathique Isabelle, freelance en communication, a pensé à moi pour animer un événement autour des baies de Goji. Je lui aurais bien fait plaisir mais mener une action à laquelle je ne crois pas, ce n'est pas possible pour moi. Alors, j'ai dit non. Pourquoi ?

D'abord, car, par curiosité, j'ai déjà goûté des baies de Goji, dans mon mélange de fruits secs ou dans mon muesli du matin, et franchement, je n'ai pas été convaincue par leur intérêt gustatif.

Ensuite, car cet intérêt pour quelque chose d'inconnu il y a peu et qu'on qualifie tout à coup de super-aliment indispensable à notre santé m'agace !

Régulièrement, en effet, on nous parle de super-aliments dotés de propriétés quasi-miraculeuses pour nous préserver de tas de maladies, dont le cancer : les baies de goji, le jus de grenade, les cranberries, le thé vert, le brocoli, ... Du coup, de nombreuses personnes se tournent vers ces super-aliments, pour certains assez chers, en pensant que c'est bon pour leur santé.

Pour ma part, je ne suis pas vraiment d'accord avec cette folie des super-aliments :

- d'abord, de nombreuses personnes consomment certains de ces aliments sans en tirer de plaisir gustatif. Un patient me racontait ainsi qu'il s'était forcé à boire du jus de grenade le matin alors qu'il préférait largement le jus d'orange, mais il pensait au bénéfice santé supposé ;

- ensuite, les études mettant en valeur les propriétés de ces aliments sont très évolutives, plus ou moins sérieuses et ils ne peuvent de toute façon pas nous garantir d'éviter les maladies ;

- enfin, j'ai l'impression qu'on évolue vers une société des extrêmes : d'une part, des personnes extrêmement soucieuses de l'impact de l'alimentation sur leur santé et s'orientant donc vers une alimentation fonctionnelle plus que source de plaisir (le modèle anglo-saxon de relation à la nourriture). De l'autre, des personnes qui vont au plus simple, au plus rapide, et consomment moult produits industriels, plats préparés, ... sans se soucier des additifs qu'ils contiennent le plus souvent. Ne serait-il pas préférable de promouvoir une "voie du milieu", basée sur une alimentation plutôt naturelle, variée et saine sans se préoccuper spécifiquement de manger tel ou tel aliment. Pour de nombreuses personnes, ce changement plus global ne serait-il pas d'abord souhaitable ?

Donc, il n'y a pas de raison de se priver de certains de ces aliments si on les aime mais n'en attendons surtout pas des miracles.

Et vous, que pensez-vous de ces super-aliments ? 

15/03/2011

Faut-il stresser devant son assiette ?

Il est assez probable que vous ayez entendu parler du documentaire diffusé ce soir sur Arte, "Notre poison quotidien", réalisé par Marie-Monique Robin. C'était la réalisatrice d'un sérieux documentaire sur Monsanto et cela incite plutôt à regarder.

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notre poison quotidien, stress, alimentation, nutrition, arte, pesticides, stress devant l'assietteDans le domaine de l'alimentation, comme dans les autres, réjouissons-nous de la transparence, d'être informés, que les excès et manquements de toutes sortes soient dénoncés pour faire évoluer les pratiques. Mais faut-il nous déverser autant d'angoisse, comme le fait par exemple Télérama avec sa couverture de cette semaine : "Manger tue" ? (pour info, manger fait vivre aussi !).

Le problème, c'est que le risque est fort que cela augmente encore votre stress devant l'assiette, votre inquiétude sur ce que vous mangez, votre questionnement incessant : faut-il manger ceci, ne pas manger cela (la viande qui polluerait, le lait qui nous ferait du mal, les fruits et légumes qui seraient pleins de pesticides, le poisson qui transporterait des métaux lourds, etc.), ce qui pourrait vous enlever ce plaisir si agréable d'un bon repas.

Pour ma part, je ne pense pas que chaque citoyen doive devenir un expert de l'alimentation passant son temps à décrypter les étiquettes, à connaître la composition détaillée des aliments (et ce n'est pas parce que j'ai peur pour mon boulot !). Je suis plutôt pour une alimentation intuive, où le bon sens aurait une large place, où l'on aurait majoritairement de saines habitudes sans se prendre trop la tête : acheter des produits bruts, de saison, plutôt locaux, dont on connait à peu près l'origine, manger varié, cuisiner, ... Mais il me parait utile également qu'on ait un regard critique sur les discours peu nuancés, qu'ils viennent de l'agro-alimentaire, du monde de la santé, des acteurs du développement durable, .... pour ne pas se laisser embrigader d'un côté ou de l'autre, pour savoir pourquoi on agit de telle ou telle façon, qu'il s'agisse de manger bio, d'arrêter la viande ou de boire du jus de grenade !

Je serais ravie d'avoir vos retours sur cette émission si vous la regardez. Bonne soirée !

08/03/2011

Journée de la femme, journée DES femmes (Stop à l'uniformité !)

Je profite de la Journée de la femme pour revenir sur le sujet de la diversité des corps. En effet, je suis assez étonnée par ceux qui prétendent que les magazines féminins donneraient plus de place aux femmes rondes depuis quelque temps.

D'abord, cela reste vraiment très occasionnel, un article de temps en temps par-ci par-là. Et rien de nouveau en ce qui concerne les photos des pages mode ou les pubs bien sûr.

Et surtout, on va en fait vers les extrêmes : on montre quelques femmes très rondes, une mannequin, une chanteuse, une blogueuse... parallèlement aux habituelles filles extrêmements minces. Veut-on en faire de nouveaux modèles ? Mais on ne voit pas de femmes "moyennes" (qui feraient une taille 40-42 par exemple).

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Un visuel utilisé par le groupe Equilibre au Québec en 2009 pour encourager au respect de la diversité des corps


Quid de la diversité alors ?! Où sont ces femmes ? Je sais que le but des magazines est de faire rêver et non de montrer la vie telle qu'elle est. Mais pourquoi ne voit-on jamais des femmes séduisantes de toutes morphologies ? Montrer un peu plus de diversité aiderait sans doute de nombreuses femmes à mieux accepter leur corps, à ne pas rêver à un corps inatteignable et se précipiter sur le dernier régime à la mode ou vivre dans une permanente relation restrictive à la nourriture. Avez-vous des idées sur le sujet ?