Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/10/2012

Gaspillage alimentaire : si on passait à l'action ?!

Je vous parle de temps en temps de gaspillage alimentaire, un des grands maux de notre époque dans les pays industrialisés :

- en vous évoquant de temps en temps mes repas anti-gaspi ou la cuisine domino pour ré-utiliser les restes en espérant que cela vous inspire parfois,gaspillage alimentaire,tristram stuart,la grande sur-bouffe,cuisine des restes,cuisine domino

- en vous recommandant d'acheter des surgelés si vous êtes célibataire ou avec un emploi du temps incertain,

- en vous demandant ce que vous pouvez faire à votre échelle,

- en vous incitant à demander des doggy bags au restaurant quand vous n'avez plus faim (plutôt que de laisser ou de trop manger),

- en vous suggérant (c'est encore mieux) de faire le point sur votre faim avant d'acheter/de commander/de préparer : le meilleur moyen de ne pas avoir de restes !

L'actualité ramène ce sujet sur le tapis ces jours-ci, les radios, et même Canal Plus s'en emparent : est-ce que cela va avoir des effets ? Ou est-ce juste encore une action sans lendemain ?

Sur France Culture : l'émission On ne parle pas la bouche pleine évoquait le sujet samedi (vu via le blog Food Intelligence http://foodintelligence.blogspot.fr/2012/10/connaissez-vo... ).

Le sujet du gaspillage alimentaire était aussi à l'ordre du jour sur France Inter dimanche, dans la deuxième partie de l'émission 3D, souvent intéressante, avec notamment comme invité Bruno Lhoste, auteur d'un petit livre sur le gaspillage alimentaire qui a l'air intéressant : "La grande sur-bouffe" (sachant qu'il prêche un peu pour sa paroisse, étant à la tête d'une société de conseil en développement durable...). Il était notamment dit, je ne peux qu'être d'accord, qu'il s'agit de réapprendre à cuisiner, à savoir accomoder les restes, d'éduquer au goût, ...

Samedi 13 octobre à 13h00 à Paris, sur le Parvis de l'Hôtel de Ville, un grand curry pour 5000 personnes à base de légumes censés être impropres à la consommation sera offert aux passants.

Ceux qui sont abonnés à Canal + pourront aussi voir un documentaire : "Global gâchis" le mercredi 17 octobre.

Impliqué dans tout cela, il y a l'anglais Tristram Stuart, un activiste qui est parti en guerre contre le gaspillage alimentaire, d'abord en Grande-Bretagne puis ailleurs. Si vous avez envie d'en savoir plus sur lui et son action, il a donné il y a quelques mois une conférence Ted sur "le scandale du gaspillage alimentaire mondial" (elle est sous-titrée) http://www.ted.com/talks/lang/fr/tristram_stuart_the_glob...

Encore beaucoup de paroles pour peu d'effet ? On verra. Comme je le disais récemment, c'est chaque personne qui peut agir à son échelle, sans esbroufe, juste en revoyant progressivement ses habitudes.

Pour ma part, je ne suis pas parfaite en la matière mais je progresse. Ainsi, la Maquereau Fiesta récente m'a laissé de nombreux ingrédients. J'ai improvisé en cuisine pour ne pas gaspiller les légumes : j'ai préparé notamment un mélange tomate-épinards-oignon qui a été un délicieux accompagnement pour des pâtes ; j'ai fait une soupe "fouzitou" avec carotte, céleri, chou chinois, courgette, épinard, poireau et elle était excellente. J'ai aussi gardé pamplousse et concombre pour un fraiche et classique salade avec crevettes et avocat tirés du congélateur.

gaspillage alimentaire,tristram stuart,la grande sur-bouffe,cuisine des restes,cuisine domino

Pour agir, je vous conseille par exemple de réutiliser ma démarche 4C :

- Constater : qu'est-ce que je gaspille, en quelle quantité, quand, ... ?

- Comprendre : pourquoi je gaspille ? j'achète trop, je ne sais pas ce que j'ai déjà, je prépare trop, je ne sais pas cuisiner les restes, j'oublie les restes dans le frigo et je finis par les jeter, .... ?

- Changer : prendre les habitudes une par une et mettre en place des actions concrètes pour diminuer le gaspillage. Exemple : il me reste des légumes, je peux en faire une soupe, un curry, une poêlée, ... Il me reste du pain : je le congèle, j'en fais une "pizza baguette" comme le suggère Bruno Verjus (ça a l'air fameux !), je fais du pain perdu, de la chapelure pour un gratin, ...

- Consolider : refaire le point régulièrement et continuer à avancer sans viser la perfection dans ce domaine, pas plus que dans aucun autre !

Et il faudrait aussi que les collectivités s'emparent du sujet, d'abord en travaillant sur la qualité du repas : si c'était bon, les enfants à la cantine ou les salariés au restaurant d'entreprise mangeraient davantage ce qu'il y a dans leur assiette, non ?!

04/10/2012

Saison des champignons, 2e épisode !

Il y a quelques jours, je vous parlais champignons et je mentionnais que les magazines de cuisine regorgeaient ce mois-ci d'idées de recettes.

P1060229.JPG

On n'a pas attendu trop longtemps pour commencer à en goûter certaines et, nippolâtrie oblige, il s'est d'abord agi d'une recette de "bouillon japonais" pêchée dans Zeste. Monsieur a mis la recette "à sa sauce" comme souvent, avec des soba et un vrai dashi maison (bouillon japonais). Il y avait quatres sortes de champignons : shitake, enoki, shimeji (trois variétes de champignons japonais) et champignons de Paris, du tofu, de la ciboule. C'était délicieux.

P1060230.JPG

Ce plat savoureux était précédé par deux petites entrées : du tofu froid et des épinards aux copeaux de bonite et suivi par une compote de kaki (le premier de cet automne). Bref, tout le Japon ! 

champignons,japon,cuisine japonaise,bouillon,dashi,magazine zeste,recettes de cuisine,automne

17/09/2012

Et si on décidait de s'accepter...? (j'ai lu pour vous les magazines féminins)

Chers lecteurs et lectrices, avez-vous remarqué mon sens du sacrifice ?! Pour toujours mieux vous informer, je teste des "sports" terribles (je reprends bientôt), je me fais goûteuse non gastronomique, je me prive d'aliments de mon quotidien. Et, pour vous lectrices, je lis de temps en temps des magazines féminins !

Il y a quelques jours, j'en ai choisi trois un peu par hasard (pour leur titre rose ?) en me disant que j'y trouverai sûrement matière à partager.

magazines.jpg

Premier constat : je suis toujours agacée par la perpétuelle monotonie des mannequins qui ont des cuisses qui paraissent faire un diamètre à peine plus important que mon bras...

Mais finalement, ce qui a retenu mon attention, le fil directeur que j'ai vu émerger en feuilletant ces magazines, c'est le thème de l'acceptation (qui n'a rien à voir avec la résignation). Moins de promesse de tout changer, moins de titres punchy clamant : moins trois kilos en une semaine ou dix astuces pour devenir la chef. Différents articles tournent autour de cette idée qu'on pourrait arrêter de lutter pour être parfaite et se rendre compte que ce qu'on a n'est pas si mal. Un retour au réalisme ? Hasard ou tendance ? Tour d'horizon :

Dans Marie-Claire, l'actrice Eva Mendes parle de difficultés avec son apparence, oui oui ! Elle affirme qu'elle s'est longtemps battue avec ses complexes et dit sagement "le problème, ce n'est pas ce que tu as ou ce à quoi tu ressembles, mais comment apprendre à gérer ce qui nous plait le moins en nous" : elle-même a appris à aimer ses imperfections, comme son grain de beauté par exemple et affirme que c'est pour ces imperfections qu'on nous aime justement. Philosophe, Mlle Mendes !

Biba titre sur "C'est si bon d'être imparfaites" : cela vaut aussi pour le corps, la silhouette, la façon de manger ou de cuisiner : ainsi, une "bille en cuisine" assume son incompétence et assure que les copains des enfants se régalent chez elle de "pâtes bolo et de danette chocolat". Déculpabilisant, non ? Une autre a calculé le temps passé en abdo-fessiers (des milliers d'heures) en quête du corps parfait et décrété que la gym en douceur et moins souvent, c'était bien mieux ! Bef, il s'agit de ne pas être trop exigente et plutôt de (re)devenir amie avec soi-même. Beau programme !

presse féminine,acceptation de soi,minceur,corps idéal,magazines féminins

Pour aider à se trouver belle, on peut aussi essayer de passer par le regard des hommes : consacre un article (thème déjà vu) à "Ce qui nous rend vraiment belles", selon les hommes. Eh bien, figurez-vous que ce n'est sûrement pas une silhouette taille 34, vous vous en doutiez un peu, non ? Selon le magazine, nous voir par leurs yeux nous rendrait plus bienveillantes envers nous-mêmes. Quelques citations autour du corps : "Le plus important, c'est la démarche (...) une femme peut être un hippopotame même en pesant 50 kg" (François Cluzet) ; "Quand je vois des photos des défilés, j'ai l'impression que les nanas sont malades" (Vincent Cassel) ; "Une belle femme, c'est une harmonie : elle peut être ronde, ou grande et élancée" (Roschdy Zem) ; "Je me fous de la beauté plastique des femmes des magazines. Je préfère un beauté quotidienne, moyenne, proche de nous qui a de l'assise, de l'humour, de la coquetterie" (Samir Bouajila).

La sortie du livre d'Isabelle Thomas "You're so french" dans Biba, qui montre que la mode n'est pas réservée aux tailles 34-36 et aide à trouver la garde-robe la plus adaptée à ce qu'on est car s'accepter, cela veut dire aussi mettre en valeur ce qu'on a de mieux...

Et à propos d'acceptation de soi, j'ai aimé récemment un joli billet de Caroline/"Pensées de Ronde"

On cause quand même un peu régimes dans Marie-Claire, mais ceux des hommes cette fois : certains se moquent de leur physique, d'autres y attachent une (trop ?) grande importance, comme ceux qui ont été interrogés : par discipline, pour leur silhouette, ils s'efforcent de manger sain, de faire du sport mais cela peut virer à l'obsession : l'un affirme penser à son poids tous les jours et il "pense à ses repas en fonction de son poids". Est-ce bien raisonnable ?

Sinon, j'ai repéré aussi :

- Les "kitchen guerilleras" qui défendent le manger bon via leurs restos dans Grazia (et, au fait, moi aussi, pour tous les jours ;-)) : bravo, mais certaines vont peut-être un peu loin dans l'extrémisme sain me semble-t-il...

- deux rubriques marrantes dans Biba : "Moi vue de mon frigo", où le pauvre se lamente quand on ne lui propose que yaourts 0% et salades défraîchies... et "Le défi(lé) du mois" où une cobaye (un peu trop bien foutue...) doit enfiler une tenue improbable (là, un blouson-ourson) et passer la journée avec pour voir l'impact sur les autres : pourquoi ne pas en prendre de la graine et oser quelque chose d'inhabituel dans sa tenue pour voir les réactions ?

- l'annonce du spectacle Je suis Top, à voir absolument si ce n'est pas encore fait pour rire et réfléchir un peu aussi sur les relations homme-femme en entreprise, je suis contente que ça marche,

- un thème récurrent : la vie difficile des mères célibataires qui elles ont sûrement renoncé à vouloir être parfaites et se battent pour des objectifs plus concrets...

- la chronique sympa de David Abiker dans Marie-Claire autour de la mémoire du couple et de la place basique ou symbolique que chacun donne à certains objets.

Côté cuisine,

- j'ai mis de côté une recette sympa, d'inspiration grecque, de tarte filo-épinards-feta, dans Marie-Claire ;

- j'ai trouvé les bentos light proposés par Biba pas vraiment très gais mais bon, ça peut dépanner (en mangeant à sa faim). En revanche, les recettes à base de pommes dans le même magazine m'ont paru archi-sucrées (a-t-on vraiment besoin d'ajouter 150g de sucre à des pommes naturellement sucrées pour faire une compote ?!). Alors, si on trouvait une moyenne entre les deux ?!

2e photo copyright Brides-les-Bains

27/06/2012

De l'(in)utilité des lectures...

Ce week-end, j'ai fait de longs voyages en train. C'est l'occasion bienvenue de disposer de temps pour lire. Pas une raison pour ne se fixer que des lectures utiles, sérieuses, ... On a aussi envie de se distraire, ne pas se prendre la tête, découvrir, ... Malheureusement, le marchand de journaux propose assez peu de lectures passionnantes.

Je me rabats sans enthousiame sur Elle car lors de mes rares achats de ce magazine, je trouve souvent matière à partager avec vous. Pas grand chose à se mettre sous la dent cette fois :

- un témoignage vrai ou fabulé (rubrique "C'est mon histoire") sur les grands dangers de l'obsession de la balance pour la survie d'un couple : une prise de conscience qui pourrait être utile à bien des personnes qui ont besoin de "se désintoxiquer" de cet outil. Et on peut le lire en ligne (plusieurs "pages").

- un hallucinant smoothie quasi de science-fiction : alors que je pensais trouver peut-être une idée de recette sympa dans un paragraphe : "le smoothie de Miranda Kerr" (une top model), je lis : "protéines en poudre Sunwarrior, baies de goji, jus de noni, poudre Vitamineral Green, graines de chia, granulés de pollen d'abeille, poudre de cacao cru, baies d'açai" ! Elle ne serait pas légèrement obsessionnelle de l'alimentation santé, cette jeune femme ?! Je n'appelle pas ça de l'alimentation et je me demande où est le plaisir du goût là-dedans !

- un panier pour la semaine : des conseils pour un panier et des recettes pour toute la semaine (il s'agit de concurrencer le principe Hellofresh sans la livraison ?!) dont je doute que certaines se l'approprient intégralement. Juste une autre façon de présenter des recettes de cuisine en fait. Pour ma part, je note la pizzetta à la trévise et le poulet à la vietnamienne. Et ils sont sympas chez Elle, les recettes sont sur le site.

P1050696.JPG

Tout cela est quand même bien maigre. Autre choix, bien différent, Neon. Un magazine qui ne m'est pas destiné, puisque ciblant plutôt les trentenaires... J'avais découvert le numéro 1 car on m'y avait interviewée à propos de la mode des hamburgers et je l'avais trouvé plutôt sympa et avec des sujets originaux. Allons-y pour le numéro 2. Certes, ce n'est pas vraiment mon style globalement et c'est plein de savoirs inutiles (une page est même consacrée à ceux-ci) mais il y avait finalement pas mal de choses à lire.

Par exemple, dans mon champ d'intérêt, j'ai lu :
- un schéma humoristique sur le nettoyage du frigo qui participe peut-être indirectement à une certaine sensibilisation à l'hygiène alimentaire (?) ;

P1050692.JPG


- l'expérience de 5 jours de jeûne d'une jeune journaliste, narrée de façon vivante et précise quant aux sensations vécues jour après jour, qui devrait faire réfléchir sur leurs motivations ceux qui souhaitent s'adonner à cette pratique: en tout cas, ne le faites pas pour perdre du poids : comme elle l'écrit : 4 kilos perdus, dont 2 de muscles, et tous repris dans les 15 jours ! On peut en avoir un aperçu en video.

P1050693.JPG

Mais j'a lu aussi par exemple quelques conseils pour se faire apprécier de ses nouveaux collègues de bureau (même si je ne suis pas du tout concernée !) ou une interview d'un sérieux expert de l'analyse des foules de concerts rock (que je fréquente fort peu, et jamais dans la fosse !)...

Bref, lire, c'est comme le reste, ne le faisons pas que par utilité !

06/06/2012

Les régimes, une folie...et un business

La semaine dernière, Canal + diffusait un reportage consacré à "La folie des régimes". Une vision documentée sur les dégâts causés par les régimes et autres démarches souvent désespérées pour perdre du poids. Je n'ai pas vu l'émission tout de suite car je ne suis pas abonnée à Canal + mais, grâce à un instrument antique que certains d'entre vous ne connaissent peut-être même pas (!), le magnétoscope, j'ai pu regarder un enregistrement. 

L'émission dénonce à juste titre le gigantesque business des régimes et montre le désarroi des femmes qui sont entrées dans la spirale du yoyo qui les emmène vers un poids toujours plus haut. Toutes sortes de manières de manipuler les personnes en demande de minceur sont présentées et plus particulièrement les plus célèbres ou les plus dangereuses (car on peut aller jusqu' à mourir de son envie de maigrir...). Elles sont critiquées avec des témoignages de "victimes" à l'appui :

- le régime Dukan avec incursion chez des "Dukanautes" (au cours d'un pique-nique 100% protéines !) et dans l'"usine" à profit Dukan où il fait passer des "chargées de clientèle" pour une "armée de diététiciennes" (grand moment quand le centre téléphonique promet à une personne-testeuse de 180 kg qu'elle pourra perdre 110 kg. "Ce sera juste un peu plus long" et elle atteindra le poids souhaité précisément "le 15 juillet 2013" ! M. Dukan est loin de vouloir s'arrêter, quels que soient les critiques et rappels à l'ordre : il navigue entre conquête de nouveaux pays (convaincre les Italiens d'abandonner pâtes et pizza par exemple !) et espoir de faire du konjac (un aliment gluant 0 calorie mais aussi 0 intérêt gustatif, un des rares aliments qui ne me réjouit pas au Japon !) un nouveau miracle sonnant et trébuchant comme celui du son d'avoine.

la folie des régimes,canal plus,minceur,maigrir à tout prix,régime dukan,business de la minceur,bypass,natur house,compléments alimentaires

Interdit bien sûr quand on se lance dans le régime D ! 

- la merveilleuse réussite de Natur House : cette enseigne qui ouvre boutique sur boutique propose un suivi diététique gratuit (avec régime qui refuse de dire son nom et "journées choc" si la perte de poids promise tarde à venir). Mais cette "gratuité" s'accompagne de 40 euros de compléments alimentaires à consommer par semaine en ajout aux règles alimentaires prescrites...

- les compléments alimentaires et pilules diverses, souvent interdites en France (car très dangereuses) mais facilement disponibles, qui promettent un corps de rêve sans un pouce de gras.

- l'opération du "bypass' qui consiste à court-circuiter l'estomac et lui laisser une taille fort réduite qui empêche de manger plus que quelques bouchées. Mais les risques opératoires pendant et les risques de dénutrition après sont nombreux. Les personnes sans scrupule aussi...

L'émission fait assez froid dans le dos et le titre est vraiment approprié, c'est un comportement tout à fait irrationnel qui pousse de millions de personnes vers une quête toujours renouvelée de la minceur. Il renvoie d'ailleurs à un livre de Gérard Apfeldorfer paru il y a plusieurs années : "Maigrir, c'est fou !". Certains diront peut-être que l'on présente des cas extrêmes mais je ne crois pas quand je pense à tout ce que me racontent mes patient(e)s.

la folie des régimes,canal plus,minceur,maigrir à tout prix,régime dukan,business de la minceur,bypass,natur house,compléments alimentaires

Pilules et minceur : un couple à éviter...

Elle met en colère aussi contre tous ces individus/entreprises assoiffés de revenus (y compris dans le monde médical) qui profitent de la détresse des personnes qui ne supportent pas leur corps et sont prêtes à tout pour le changer.

Etant opposée aux régimes, néfastes pour le corps et la tête (et souvent aussi pour le porte-monnaie), je ne peux qu'approuver le contenu de cette émission et espérer que certaines personnes, après l'avoir vue, arrêteront les régimes. Mais je regrette qu'on n'y ait pas insufflé une note d'optimisme en évoquant plus précisément d'autres voies possibles pour perdre du poids comme celle des praticiens du GROS. La place laissée à ces solutions alternatives était vraiment limitée, avec une brève incursion, pas très optimiste, dans un groupe animé par Gérard Apfeldorfer et Jean-Philippe Zermati, Présidents d'honneur du GROS.

Suite à ce reportage, quelques éléments complémentaires :

- d'abord, une évidence : pour ne pas avoir à maigrir, commencez par ne pas grossir ! Ecoutez votre faim, mangez sans excès, savourez, apprenez à avoir du plaisir à manger tous les types d'aliments. Si vous mangez sans faim, demandez-vous à quel besoin cela répond.
- acceptez votre corps, apprenez à le respecter, l'apprécier et en prendre soin tel qu'il est.
- si vous avez du poids à perdre, refusez tout ce qui est une démarche manifestement commerciale promettant une perte de poids rapide. Et dites-vous qu'il n'existe pas de produit ou de recette miracle : si on vous annonce des résultats spectaculaires et rapides, méfiez-vous ! Ce qui compte c'est la perte de poids durable et raisonnable en fonction de vos spécificités. Il s'agit de comprendre pourquoi on a pris du poids pour travailler sur un changement durable et adapté de ses habitudes.

Si vous avez des questions ou remarques sur ces sujets, vous pouvez les poser en commentaires bien sûr.

Photo © Marc Roche - Fotolia.com

05/06/2012

Se faire accompagner, un vrai besoin ou une mode ?

La semaine dernière, il y avait une émission "Enquête de santé" sur France 5 consacrée aux psy : "Un psy pour quoi faire ?" . Je n'étais pas là mais je l'ai regardée en "replay" (malheureusement, l'émssion ne semble plus visionnable). La soirée était constituée d'un documentaire montrant divers témoignages et interventions, et d'un débat en plateau avec un représentant de chacune des quatre disciplines évoquées : un psychiatre, un psychologue, une psychanalyste, une coach.

J'ai trouvé que l'émission donnait un bon éclairage grand public sur ces métiers et certaines de leurs différences. Certes, cela ne donnait pas vraiment de clés concrètes pour choisir un intervenant si on pense avoir un vrai besoin. Pour cela, on peut bien sûr se fier au bouche à oreille ou au conseil d'un médecin mais il paraît de toute façon indispensable de rencontrer le professionnel car la qualité de la relation sera essentielle pour avancer ensemble.

La vision de cette émission m'a suscité plusieurs réflexions :

Comme le dit un psycho-sociologue intervenant dans le documentaire, notre environnement a changé : on a très souvent moins de gens à qui parler, qu'il s'agisse de la famille, des amis, des relations, voire d'une autorité religieuse.

Et, selon moi, en parallèle une exigence de performance, de réussite, d'accession au bonheur sans ombres met une pression sur les personnes bien supérieure à ce qui existait il y a quelques décennies. C'est sans doute un écart croissant entre ces deux dimensions qui crée le besoin d'avoir recours à un psy, un coach, ...

courbes_psy.jpg

Moi aussi, je suis dans un métier d'accompagnement qui est en partie lié à un nouveau contexte. Je ne crois pas qu'il y avait beaucoup de diététiciennes au 18ème siècle... On n'avait pas tant à manger et on se dépensait bien davantage au quotidien. Un autre écart s'est donc creusé, accroissant les problèmes de surpoids.

courbes_diet.jpg

Par ailleurs, l'émission visait aussi à éclaircir les différences entre les métiers présents, alors qu'il existe souvent des confusions. Un petit tableau donnait un aperçu assez clair : ainsi seul le psychiatre est médecin et donc remboursé ; le psychiatre et le psychologue ont un diplôme reconnu après de longues études, ...

Cette confusion entre des métiers proches, elle existe aussi dans mon domaine entre diététicienne et nutritionniste. Je vous renvoie à un billet à ce sujet. La diététicienne est un peu comme le psychologue : des études reconnues mais pas de remboursement par la sécurité sociale. Et une grande variété derrière le terme nutritionniste comme derrière celui de "psy". Comme je le dis parfois, n'importe qui (vous demain par exemple !), peut s'installer comme "coach nutritionnel" et animer des ateliers spécial minceur... Reste à acquérir une crédibilité auprès de la clientèle bien sûr !

Ce besoin d'accompagnement qu'on peut parfois ressentir, je ne crois pas qu'il faut en avoir honte ou considérer cela comme une faiblesse injustifiée. C'est parfois important, à un moment de sa vie, de prendre du recul pour faire le point, avoir un autre regard, ... En revanche, on n'a peut-être pas besoin d'un coach de rangement, de courses, de préparation des vacances, ... ! Y viendra-t-on ?!

Et vous, que pensez-vous de ce besoin d'accompagnement ?

04/06/2012

François Simon, Tokyo et l'amour du Japon

La semaine dernière, François Simon, critique gastronomique et grand amoureux du Japon, nous emmenait en voyage à Tokyo. J'apprécie son ton, sa compréhension du Japon mais j'ai été déçue qu'il donne surtout des adresses luxueuses et qu'il ne délaisse pas les hôtels occidentaux pour quelque auberge bien japonaise.

C'est à revoir (pendant quelques jours ?) ici :

http://www.direct8.fr/video/a0lNbGlO/les-dessous-de-table...

françois simon,direct _,tokyo,leçons de japon,dessous de tables,cuisine japonaise

Comme il a donné quelques "leçons", cela m'a rappelé mes leçons de Japon de l'automne dernier, en attendant d'y retourner, malgré le cours astronomique du yen... (quel que soit ce cours, on n'ira pas de toute façon manger des sushi chez Jiro à 300 euros le repas !).

Si vous ne les avez pas lues, les voici :

http://ariane.blogspirit.com/archive/2011/12/08/lecons-de...

 

Et comme on est nous aussi de grands amoureux du Japon, vous avez dû le noter, il se retrouve souvent à notre table, comme ce dimanche avec un délicieux repas, coloré et varié :

françois simon, direct _, tokyo, leçons de japon, dessous de tables, cuisine japonaise

 - salade concombre-algues wakame acidulée,

- aubergines au misos toutes douces et onctueuses,

- saumon grillé au sel et oeufs de saumon pour le côté mer,

- omelette moelleuse,

- prune ume et algues kombu au shiso pour accompagner le savoureux riz.

Côté liquide, thé japonais et petit bouillon au yuzu.

A propos de Japon, deux jolies assiettes japonaises de Sucre Glace (qu'on trouve désormais à la table du restaurant Le Quinzième de Cyril Lignac ) seront le premier prix du Concours de La Plus Belle Assiette Composée : alors, n'hésitez pas, participez avant le 21 juin !

 

30/04/2012

Verdure de printemps façon Ducasse

Ce week-end, j'ai parcouru quelques livres de cuisine pour repérer des recettes de saison pour les prochains jours (peu de livres ont un classement par saisons mais ce n'est pas non plus désagréable de prendre un peu de temps pour les feuilleter...). Et, dans le livre Nature d'Alain Ducasse, qui ne m'a encore jamais déçue, je suis tombée sur une recette que j'avais réalisée il y a deux ans quasiment jour pour jour et qui m'a semblé parfaitement de saison. Il s'agit d'un riz et légumes de printemps à l'étouffée.

Il faut bien sûr un peu de temps pour laver, éplucher, découper les légumes, mais le résultat en vaut vraiment la peine : ce plat est un vrai régal qui ravira les végétariens et tous ceux qui peuvent sans problème faire un repas sans viande ou équivalent. Et quand on mange cela, on se dit que ceux qui n'aiment pas les légumes ratent quelque chose... "Reportage" en images...

P1050398.JPG

Retour du marché,, que de vert !

P1050399.JPG

Ca y est, tout est prêt pour la cuisson

P1050400.JPG

Première étape, les légumes...

P1050401.JPG

Puis le riz basmati et le bouillon, on couvre...et on attend paisiblement

P1050402.JPG

Un peu de roquette et de citron confit, un trait d'huile d'olive et voilà un plat absolument délicieux !

 

Et vous, comment savourez-vous le printemps ?

08:00 Publié dans Livres & medias, Plaisirs gourmands | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : cuisine, printemps, légumes, riz, ducasse, nature, cocotte | |  Facebook | |  Imprimer

17/04/2012

Chine, Christie, de belles rencontres, des livres bienvenus

Chine Lanzmann, je l'ai rencontrée il y a quelques années, alors que je démarrais mon activité indépendante. J'avais découvert par hasard les déjeuners réseau de cette coach dynamique. J'avais beaucoup apprécié la tonicité, la franchise et le partage de "trucs" fort utiles de Chine et la possibilité de rencontres multiples avec des femmes très diverses et j'étais devenue une adepte des ces déjeuners, désormais arrêtés.

Aujourd'hui, dans le "Guide de l'auto-coaching pour les femmes", Chine partage, de façon très accessible et pratique, ses réflexions et outils pour se sentir mieux dans son job et bien au-delà, pour gérer son stress, ses besoins de reconnaissance, sa relation à l'argent ou à son boss, ... Et malgré son adorable dédicace (cf photo), je sens que certains conseils de ce livre me seront fort utiles, qu'il s'agisse de systématiser des "rendez-vous avec moi-même", de savoir accepter les compliments ou réagir aux critiques, ...

P1050027.JPG

P1050028.JPG

C'est d'ailleurs à un déjeuner chez Chine Lanzmann que j'avais rencontré Christie Vanbremeersch, coach en écriture et en créativité, qui, elle aussi, vient de sortir un livre "35 repères pour mieux travailler de chez soi”, avec sa complice Marie Bousquet.

Christie avait participé à un de mes ateliers pour les freelance(qui travaillent souvent en partie chez eux) et cela lui a donné l'idée de me consulter pour l'aspect alimentaire du bouquin, qu'il s'agisse de faire une vraie pause déjeuner ou de ne pas dévorer la boite de biscuits des enfants.... Là aussi du concret, du vécu, de l'utile (largement au-delà du volet travail), un ton sincère et enlevé. Par exemple, on parle structure de l'espace, rangement, gestion du temps, solutions anti-procastination, savoir s'entourer, se reposer, ...

chine lanzmann,guide de l'auto-coaching pour les femmes,christie vanbremeersch,35 repères pour mieux travailler de chez soi,coaching,stress,travailler à la maison,femmes actives

Pourquoi je vous parle de ces livres ? Pas seulement parce que Chine et Christie sont deux personnes que j'estime et apprécie. Mais surtout parce, l'alimentation étant le vecteur de nombreuses émotions, je reçois chaque jour des femmes qui sont stressées, qui ont du mal à s'affirmer, qui ne préservent pas assez de temps pour elles, ...

Tandis que si l'on se sent bien dans sa vie, bien dans son job, il y a aussi plus de chances d'être bien dans son assiette...

 

Le guide de l'auto-coaching pour les femmes, de Chine Lanzmann, Editions Pearson

35 repères pour mieux travailler de chez soi, Editions Leduc

 

09/03/2012

Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi ?

pierre rabhi,sobriété heureuse,colibris,modération,écologie,transformation de la société,planèteJe connaissais Pierre Rabhi, agriculteur et penseur, depuis quelque temps. Au début, je pensais que ses préoccupations étaient très écologiques pures et dures, pas forcément la tasse de thé d'une vraie citadine. Puis je l'ai entendu, notamment sur France Inter, dans l'excellente et éclectique émission Service Public. Sa vision de l'humain et de la planète, son approche de la modération m'ont vraiment parlé. Et j'ai fini par lire un de ses livres, "Vers une sobriété heureuse". Ce livre m'a passionnée car Pierre Rabhi raconte à la fois son itinéraire personnel, sa prise de conscience très précoce de la marche folle du monde dans lequel on vit, son indignation face à un système "omnicrétinisant" et comment il apporte une réponse concrète sur la possibilité d'une autre voie.

Pour vous mettre dans l'ambiance, il cite ainsi par exemple une terrible et si lucide prophétie des peuples premiers : "Seulement après que le dernier arbre aura été coupé, que la dernière rivière aura été empoisonnée, que le dernier poisson aura été capturé, alors seulement vous découvrirez que l'argent ne se mange pas". Face à cela, Pierre Rabhi est persuadé (citant en quelque sorte Gandhi) que chacun peut agir à son échelle et que c'est ainsi que le monde pourra changer. C'est d'ailleurs le sens du nom de l'association qu'il a initiée, Colibris, d'après une légende selon laquelle le petit colibri fait sa part avec ses modestes moyens pour combattre un désastre.

pierre rabhi,sobriété heureuse,colibris,modération,écologie,transformation de la société,planèteEn effet, chacun peut agir à son niveau en prenant du recul sur son mode de vie et en ayant conscience que la possession exponentielle des biens matériels n'est pas la seule voie possible. Pierre Rabhi regarde d'un oeil très sévère la consommation effrénée qui mène à l'"obésité physique et psychique", qui fabrique des enfants qui s'habituent à avoir tout tout de suite, qui est basé sur l'idée du toujours plus. Il se demande d'ailleurs non seulement "quelle planète nous laisserons à nos enfants" mais aussi "quels enfants nous laisserons à notre planète"... Il plaide pour une toute autre éducation redonnant sa place au manuel, laissé complètement de côté dans l'éducation. Il aborde tous les aspects de ce que peut signifier la modération, même la beauté ! Il déclare par exemple que pour les femmes (qui devraient jouer un rôle bien plus essentiel selon lui),"élégance, charme et beauté ne sont pas incompatibles avec la sobriété et ne sont pas subordonnés au niveau des dépenses que l'on peut y consacrer".

A titre personnel, je me suis partiellement retrouvée dans cette sobriété heureuse sans aller bien sûr aussi loin que lui. Loin de moi l'idée de partir en pleine nature cultiver mon petit coin de terre ! Mais j'ai pris conscience il y a plusieurs années que gagner toujours plus d'argent (en travaillant toujours plus) pour en dépenser toujours plus ne me satisfaisait vraiment pas : j'ai ainsi quitté un travail bien rémunéré pour l'actuel qui me passionne et qui a vraiment un sens pour moi, avec l'idée d'en vivre correctement sans plus. Et je constate depuis que, sans ressentir de privation, je me sens tellement nourrie par les découvertes, les rencontres, ce que j'apprends, que naturellement je suis moins encline à dépenser de l'argent.

Evidemment, la sobriété heureuse a aussi un sens côté nourriture. Il s'agit de se nourrir autrement, avec davantage de produits locaux et avec modération. La sobriété heureuse n'est pas du tout la restriction triste ! Il est question de manger selon ses besoins en respectant et en ne gaspillant pas ce que nous offre la nature.

On trouve dans ce livre de Pierre Rabhi une indignation globale qui me paraît vraiment fondamentale mais aussi des pistes concrètes pour un mode de société plus respectueux de l'homme et de la terre. Donc, une lecture profondément utile à quiconque ne se trouve pas vraiment satisfait du monde d'aujourd'hui.

Et vous, réfléchissez-vous autour de ces sujets ?

Si vous voulez avoir un aperçu complémentaire de la vision de Pierre Rabhi, un "chat" intéressant sur le site du Monde http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/03/pierre-r...