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29/10/2012

A la découverte du vrai bento japonais...

C'est drôle, jeudi dernier, je vous disais que la cuisine, ce ne sont pas que des aliments. Eh bien dans le prolongement direct de cette idée, je me suis emparée ces jours-ci d'un livre délicieux, une merveille pour qui s'intéresse au Japon, à la nourriture et au bento authentique* : "L'heure du bento", aux éditions Philippe Picquier.

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Les auteurs de ce livre, Naomi et Satoru Abe, partis d'une idée un peu folle, ont parcouru au hasard tout le Japon en quête de personnes qui voudraient bien se laisser photographier et leur bento aussi. Pas toujours facile car beaucoup trouvaient leur bento banal ou étaient intimidés. Ils sont souvent tombés sur des métiers assez improbables, un montreur de singe, une verseuse de sable chaud, une peseuse de chevaux, ... On découvre ainsi les vrais bentos quotidiens des Japonais, loin des merveilles d'esthétisme miniature que véhiculent certains sites ou livres. Et ils ont aussi interrogé les personnes sur leurs souvenirs liés au bento. C'est une puissante source d'évocation et il en ressort de multiples histoires familiales, très charmantes et émouvantes : autour du bento, ce sont des souvenirs, de la tendresse, des relations homme-femme ou parent-enfant, du partage, ... qui se racontent. Je me suis régalée dès que j'ai commencé à les lire.

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Alors, vraiment merci M.Picquier d'avoir édité en français ce merveilleux livre, en plus de tout ce que vous avez déjà fait pour la culture japonaise.

*c'est mon cas : pour les regarder, les préparer, les manger, en parler...

08/10/2012

Gaspillage alimentaire : si on passait à l'action ?!

Je vous parle de temps en temps de gaspillage alimentaire, un des grands maux de notre époque dans les pays industrialisés :

- en vous évoquant de temps en temps mes repas anti-gaspi ou la cuisine domino pour ré-utiliser les restes en espérant que cela vous inspire parfois,gaspillage alimentaire,tristram stuart,la grande sur-bouffe,cuisine des restes,cuisine domino

- en vous recommandant d'acheter des surgelés si vous êtes célibataire ou avec un emploi du temps incertain,

- en vous demandant ce que vous pouvez faire à votre échelle,

- en vous incitant à demander des doggy bags au restaurant quand vous n'avez plus faim (plutôt que de laisser ou de trop manger),

- en vous suggérant (c'est encore mieux) de faire le point sur votre faim avant d'acheter/de commander/de préparer : le meilleur moyen de ne pas avoir de restes !

L'actualité ramène ce sujet sur le tapis ces jours-ci, les radios, et même Canal Plus s'en emparent : est-ce que cela va avoir des effets ? Ou est-ce juste encore une action sans lendemain ?

Sur France Culture : l'émission On ne parle pas la bouche pleine évoquait le sujet samedi (vu via le blog Food Intelligence http://foodintelligence.blogspot.fr/2012/10/connaissez-vo... ).

Le sujet du gaspillage alimentaire était aussi à l'ordre du jour sur France Inter dimanche, dans la deuxième partie de l'émission 3D, souvent intéressante, avec notamment comme invité Bruno Lhoste, auteur d'un petit livre sur le gaspillage alimentaire qui a l'air intéressant : "La grande sur-bouffe" (sachant qu'il prêche un peu pour sa paroisse, étant à la tête d'une société de conseil en développement durable...). Il était notamment dit, je ne peux qu'être d'accord, qu'il s'agit de réapprendre à cuisiner, à savoir accomoder les restes, d'éduquer au goût, ...

Samedi 13 octobre à 13h00 à Paris, sur le Parvis de l'Hôtel de Ville, un grand curry pour 5000 personnes à base de légumes censés être impropres à la consommation sera offert aux passants.

Ceux qui sont abonnés à Canal + pourront aussi voir un documentaire : "Global gâchis" le mercredi 17 octobre.

Impliqué dans tout cela, il y a l'anglais Tristram Stuart, un activiste qui est parti en guerre contre le gaspillage alimentaire, d'abord en Grande-Bretagne puis ailleurs. Si vous avez envie d'en savoir plus sur lui et son action, il a donné il y a quelques mois une conférence Ted sur "le scandale du gaspillage alimentaire mondial" (elle est sous-titrée) http://www.ted.com/talks/lang/fr/tristram_stuart_the_glob...

Encore beaucoup de paroles pour peu d'effet ? On verra. Comme je le disais récemment, c'est chaque personne qui peut agir à son échelle, sans esbroufe, juste en revoyant progressivement ses habitudes.

Pour ma part, je ne suis pas parfaite en la matière mais je progresse. Ainsi, la Maquereau Fiesta récente m'a laissé de nombreux ingrédients. J'ai improvisé en cuisine pour ne pas gaspiller les légumes : j'ai préparé notamment un mélange tomate-épinards-oignon qui a été un délicieux accompagnement pour des pâtes ; j'ai fait une soupe "fouzitou" avec carotte, céleri, chou chinois, courgette, épinard, poireau et elle était excellente. J'ai aussi gardé pamplousse et concombre pour un fraiche et classique salade avec crevettes et avocat tirés du congélateur.

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Pour agir, je vous conseille par exemple de réutiliser ma démarche 4C :

- Constater : qu'est-ce que je gaspille, en quelle quantité, quand, ... ?

- Comprendre : pourquoi je gaspille ? j'achète trop, je ne sais pas ce que j'ai déjà, je prépare trop, je ne sais pas cuisiner les restes, j'oublie les restes dans le frigo et je finis par les jeter, .... ?

- Changer : prendre les habitudes une par une et mettre en place des actions concrètes pour diminuer le gaspillage. Exemple : il me reste des légumes, je peux en faire une soupe, un curry, une poêlée, ... Il me reste du pain : je le congèle, j'en fais une "pizza baguette" comme le suggère Bruno Verjus (ça a l'air fameux !), je fais du pain perdu, de la chapelure pour un gratin, ...

- Consolider : refaire le point régulièrement et continuer à avancer sans viser la perfection dans ce domaine, pas plus que dans aucun autre !

Et il faudrait aussi que les collectivités s'emparent du sujet, d'abord en travaillant sur la qualité du repas : si c'était bon, les enfants à la cantine ou les salariés au restaurant d'entreprise mangeraient davantage ce qu'il y a dans leur assiette, non ?!

07/10/2012

Les Golden Blog Awards, c'est quoi ?

golden blog awards, diététicienne gourmande, concours de blogs, gastronomie, alimentation, cuisine, internet, blogosphèreDepuis quelques semaines, vous voyez à gauche de cet écran un logo coloré "Golden Blog Awards". Avez-vous eu la curiosité de cliquer dessus ? Si oui, vous aurez constaté que cela vous emmène sur le site des Golden Blog Awards, et plus particulièrement sur une page dédiée à mon blog. Si vous allez sur cette page, je serais ravie que vous votiez pour "L'Art de Manger" (et vous pouvez même le faire une fois par jour, en parler autour de vous, ... !).

Les Golden Blog Awards, c'est un événement qui, pour la troisième année consécutive, va récompenser des blogs dans différents domaines (cinéma, voyages, économie, mode, Paris, ...), sur la base de votes à la fois des internautes et d'un jury (d'après ce que j'ai compris). C'est une des premières fois, voire la première, que je concourre ainsi. On me l'a déjà suggéré amicalement mais figurez-vous que mon blog, plutôt atypique, a souvent du mal à entrer dans des catégories pré-définies. D'ailleurs, ici, il figure dans la rubrique Gastronomie : ce n'est pas exactement son positionnement mais c'était le seul possible. C'est d'ailleurs une catégorie où il y a des tas de blogs que j'apprécie.

Pourquoi me suis-je donc inscrite ? Je n'ai pas vocation à devenir une professionnelle du blog, je ne souhaite pas non plus devenir célèbre ! Mais, sans espérer gagner vu la qualité environnante, je me suis dit qu'être présente sur le site des Golden Blog Awards pouvait me donner une visibilité supplémentaire et donc de la visibilité sur cette approche de diététique plaisir et anti-régime que je défends et dont j'aimerais tant qu'elle convainque de plus en plus de personnes.

Si vous allez sur le site des Golden Blog Awards, prévoyez un peu de temps : quand on commence à se balader à travers les blogs, on ne sait pas quand ça s'arrête !

04/10/2012

Saison des champignons, 2e épisode !

Il y a quelques jours, je vous parlais champignons et je mentionnais que les magazines de cuisine regorgeaient ce mois-ci d'idées de recettes.

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On n'a pas attendu trop longtemps pour commencer à en goûter certaines et, nippolâtrie oblige, il s'est d'abord agi d'une recette de "bouillon japonais" pêchée dans Zeste. Monsieur a mis la recette "à sa sauce" comme souvent, avec des soba et un vrai dashi maison (bouillon japonais). Il y avait quatres sortes de champignons : shitake, enoki, shimeji (trois variétes de champignons japonais) et champignons de Paris, du tofu, de la ciboule. C'était délicieux.

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Ce plat savoureux était précédé par deux petites entrées : du tofu froid et des épinards aux copeaux de bonite et suivi par une compote de kaki (le premier de cet automne). Bref, tout le Japon ! 

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03/10/2012

La Présidence de la République côté papilles

Ces jours-ci, on parle beaucoup de la Présidence de la République côté papilles et fourneaux, vous avez remarqué ? 

Il y a notamment la sortie du film "Les saveurs du palais" avec Catherine Frot et Jean d'Ormesson, film qui relate deux années d'une cuisinière venue du Périgord à L'Elysée pour assurer la cuisine privée du Président de la république. Grâce au blog Panier de saison, j'ai eu la chance de gagner des places et j'ai donc vu le film il y a quelques jours. Pour moi, il y a toujours le plaisir d'aller au cinéma (dont j'étais accro dans ma jeunesse et qui est très différent du visionnage d'un dvd dans son canapé...). Et quand cela a à voir avec la gastronomie, l'alimentation, la gourmandise, je suis doublement partante.

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C'est un petit film charmant, pas inoubliable mais agréable à regarder. Mais j'ai été forcément agacée par le terrible portrait inflexible et austère d'une pseudo-diététicienne (visiblement) compteuse de calories et peu connaisseuse de cuisine qui intervient à un moment du film. Pas sympa pour la profession !

Du coup, dimanche 16 septembre, la savoureuse émission On va déguster sur France Inter était consacrée à la cuisine du pouvoir, avec notamment la participation de la "vraie" cuisinière qui a inspiré le rôle de Catherine Frot, Danièle Mazet-Delpeuch, cuisinière personnelle de François Mitterrand pendant deux ans à l'Elysée.  

Côté présidence actuelle, il y a la sortie dans les prochains jours d'un livre culinaro-parodique à propos des recettes minceur de François Hollande. Le mystère reste entier sur le fait que François Hollande aurait suivi ou non le régime D, certains l'affirment, lui a plutôt tendance à nier. Quel que soit le régime, les observateurs notent qu'il semble avoir repris quelques kilos : le propre des régimes bien sûr. Pour ma part, je lui avais prodigué quelques conseils à sa prise de fonction mais je doute fort que cela soit arrivé jusqu'à lui ! Et j'espère qu'après avoir un temps envisagé de continuer à vivre "normalement", il mesure aujourd'hui la chance qu'il a de pouvoir compter sur un cuisinier qui réponde à ses attentes, le rêve de tant de personnes !

17/09/2012

Et si on décidait de s'accepter...? (j'ai lu pour vous les magazines féminins)

Chers lecteurs et lectrices, avez-vous remarqué mon sens du sacrifice ?! Pour toujours mieux vous informer, je teste des "sports" terribles (je reprends bientôt), je me fais goûteuse non gastronomique, je me prive d'aliments de mon quotidien. Et, pour vous lectrices, je lis de temps en temps des magazines féminins !

Il y a quelques jours, j'en ai choisi trois un peu par hasard (pour leur titre rose ?) en me disant que j'y trouverai sûrement matière à partager.

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Premier constat : je suis toujours agacée par la perpétuelle monotonie des mannequins qui ont des cuisses qui paraissent faire un diamètre à peine plus important que mon bras...

Mais finalement, ce qui a retenu mon attention, le fil directeur que j'ai vu émerger en feuilletant ces magazines, c'est le thème de l'acceptation (qui n'a rien à voir avec la résignation). Moins de promesse de tout changer, moins de titres punchy clamant : moins trois kilos en une semaine ou dix astuces pour devenir la chef. Différents articles tournent autour de cette idée qu'on pourrait arrêter de lutter pour être parfaite et se rendre compte que ce qu'on a n'est pas si mal. Un retour au réalisme ? Hasard ou tendance ? Tour d'horizon :

Dans Marie-Claire, l'actrice Eva Mendes parle de difficultés avec son apparence, oui oui ! Elle affirme qu'elle s'est longtemps battue avec ses complexes et dit sagement "le problème, ce n'est pas ce que tu as ou ce à quoi tu ressembles, mais comment apprendre à gérer ce qui nous plait le moins en nous" : elle-même a appris à aimer ses imperfections, comme son grain de beauté par exemple et affirme que c'est pour ces imperfections qu'on nous aime justement. Philosophe, Mlle Mendes !

Biba titre sur "C'est si bon d'être imparfaites" : cela vaut aussi pour le corps, la silhouette, la façon de manger ou de cuisiner : ainsi, une "bille en cuisine" assume son incompétence et assure que les copains des enfants se régalent chez elle de "pâtes bolo et de danette chocolat". Déculpabilisant, non ? Une autre a calculé le temps passé en abdo-fessiers (des milliers d'heures) en quête du corps parfait et décrété que la gym en douceur et moins souvent, c'était bien mieux ! Bef, il s'agit de ne pas être trop exigente et plutôt de (re)devenir amie avec soi-même. Beau programme !

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Pour aider à se trouver belle, on peut aussi essayer de passer par le regard des hommes : consacre un article (thème déjà vu) à "Ce qui nous rend vraiment belles", selon les hommes. Eh bien, figurez-vous que ce n'est sûrement pas une silhouette taille 34, vous vous en doutiez un peu, non ? Selon le magazine, nous voir par leurs yeux nous rendrait plus bienveillantes envers nous-mêmes. Quelques citations autour du corps : "Le plus important, c'est la démarche (...) une femme peut être un hippopotame même en pesant 50 kg" (François Cluzet) ; "Quand je vois des photos des défilés, j'ai l'impression que les nanas sont malades" (Vincent Cassel) ; "Une belle femme, c'est une harmonie : elle peut être ronde, ou grande et élancée" (Roschdy Zem) ; "Je me fous de la beauté plastique des femmes des magazines. Je préfère un beauté quotidienne, moyenne, proche de nous qui a de l'assise, de l'humour, de la coquetterie" (Samir Bouajila).

La sortie du livre d'Isabelle Thomas "You're so french" dans Biba, qui montre que la mode n'est pas réservée aux tailles 34-36 et aide à trouver la garde-robe la plus adaptée à ce qu'on est car s'accepter, cela veut dire aussi mettre en valeur ce qu'on a de mieux...

Et à propos d'acceptation de soi, j'ai aimé récemment un joli billet de Caroline/"Pensées de Ronde"

On cause quand même un peu régimes dans Marie-Claire, mais ceux des hommes cette fois : certains se moquent de leur physique, d'autres y attachent une (trop ?) grande importance, comme ceux qui ont été interrogés : par discipline, pour leur silhouette, ils s'efforcent de manger sain, de faire du sport mais cela peut virer à l'obsession : l'un affirme penser à son poids tous les jours et il "pense à ses repas en fonction de son poids". Est-ce bien raisonnable ?

Sinon, j'ai repéré aussi :

- Les "kitchen guerilleras" qui défendent le manger bon via leurs restos dans Grazia (et, au fait, moi aussi, pour tous les jours ;-)) : bravo, mais certaines vont peut-être un peu loin dans l'extrémisme sain me semble-t-il...

- deux rubriques marrantes dans Biba : "Moi vue de mon frigo", où le pauvre se lamente quand on ne lui propose que yaourts 0% et salades défraîchies... et "Le défi(lé) du mois" où une cobaye (un peu trop bien foutue...) doit enfiler une tenue improbable (là, un blouson-ourson) et passer la journée avec pour voir l'impact sur les autres : pourquoi ne pas en prendre de la graine et oser quelque chose d'inhabituel dans sa tenue pour voir les réactions ?

- l'annonce du spectacle Je suis Top, à voir absolument si ce n'est pas encore fait pour rire et réfléchir un peu aussi sur les relations homme-femme en entreprise, je suis contente que ça marche,

- un thème récurrent : la vie difficile des mères célibataires qui elles ont sûrement renoncé à vouloir être parfaites et se battent pour des objectifs plus concrets...

- la chronique sympa de David Abiker dans Marie-Claire autour de la mémoire du couple et de la place basique ou symbolique que chacun donne à certains objets.

Côté cuisine,

- j'ai mis de côté une recette sympa, d'inspiration grecque, de tarte filo-épinards-feta, dans Marie-Claire ;

- j'ai trouvé les bentos light proposés par Biba pas vraiment très gais mais bon, ça peut dépanner (en mangeant à sa faim). En revanche, les recettes à base de pommes dans le même magazine m'ont paru archi-sucrées (a-t-on vraiment besoin d'ajouter 150g de sucre à des pommes naturellement sucrées pour faire une compote ?!). Alors, si on trouvait une moyenne entre les deux ?!

2e photo copyright Brides-les-Bains

17/08/2012

Ratatouille or not ratatouille ?

La ratatouille, j'adore. Surtout pas l'affreuse en boîte qui hante les cantines mais la délicieuse faite maison. J'aime tous les légumes qui le composent (tomate, courgette, aubergine, poivron) et j'en fais tous les étés, en variant les recettes. Les puristes, et j'en connais un au moins, affirment qu'il faut absolument cuire chaque légume séparément pour avoir le maximum de goût. La semaine dernière, c'est aussi ce qui se disait sur France Inter, dans l'émission "On va déguster", consacrée à la cuisine provençale, celle de Marcel Pagnol. Frédérique Jacquemin, auteur d'un livre "A table avec Marcel Pagnol", proposait une recette fort attrayante, où chaque légume non seulement cuit séparément pour préserver son goût et sa couleur, mais est accompagné en cela par une herbe qui lui est particulière (recette disponible par le lien ci-dessus).

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En attendant que l'un d'entre nous réalise peut-être cette recette, j'en ai refait une autre, dont je me demande si elle mérite le nom de ratatouille ! Elle est pourtant intitulée "la ratatouille de Thalie" dans un livre que j'aime beaucoup, "Les petits légumes", de Delphine de Montalier. Pourquoi cette interrogation ? Les légumes ne cuisent pas séparément, mais tous ensemble à l'exception des poivrons, qui sont grillés au four et ajoutés en cours de cuisson. Par ailleurs, la part de poivrons me parait disproportionnée (six poivrons pour une aubergine !). Enfin, on y met de la coriandre et pas de basilic ou autre herbe provençale !

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Mais finalement, quelle importance que ce soit une vraie ratatouille ? L'essentiel, c'est qu'on se régale, non ?! Cela a vraiment été le cas, un pur délice (accompagné de jambon cru italien fin comme du papier à cigarettes -dont la couleur est mal rendue sur la photo).

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Et je me réjouis d'avoir cuisiné en grande quantité pour retrouver ce plat délicieux pour ensoleiller un jour d'automne.

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Sachez par ailleurs que cette recette nécessite du temps : au total, quatre heures de cuisson douce !

Et vous, vous avez une recette de ratatouille préférée ?

27/07/2012

Et le gagnant catégorie magazines est.... NEON !

En train, souvent, j'aime lire des magazines plutôt que me plonger dans un livre. Plus facile de s'interrompre pour regarder le paysage qui défile ou converser, moins d'attention nécessaire en général. Mais à chaque fois que je me rends chez un marchand de journaux, je soupire car l'offre ne me réjouit vraiment pas. Bon, je m'équipe quand même, en pensant aussi à vous car dorénavant ce type de lectures me permet de partager quelques astuces, jolies phrases ou bêtises...

Dans ma besace, Elle (que j'achète rarement et en général pour le critiquer), Neon magazine (un magazine pour trentenaires ), Psychologies (que je lis parfois), Clés (pour le dossier sur la "méditation laïque", sujet qui me concerne professionnellement...). En voiture !

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Elle ne dérogera pas à sa règle, ce n'est vraiment pas un magazine pour moi ! Bon, comme d'hab, je repère quelques idées pour la cuisine sur le thème tutti frutti : des crevettes au melon ou des haricots verts aux pêches, par Elisabeth Scotto. Et je vous conseille de faire comme l'actrice Alice Taglioni qui "savoure l'instant présent" plutôt que vivre dans le passé ou dans l'avenir.

Psychologies est carrément ennuyeux, ce magazine commence à me fatiguer sérieusement. A part apprendre que Valérie Lemercier voyage surtout en Italie ou au Japon comme moi (passionnant !), rien ne m'a marquée...

Clés, c'est un magazine assez chic lancé à destination me semble-t-il de personnes mûres et éduquées qui veulent "donner du sens à leur vie, des sortes de "bobos" chics. Un dossier sur la méditation, un article sur la sieste qui ne m'apprend rien à moi qui en suis une ancienne adepte, un article sur le toucher pas inintéressant où on parle de manger avec les doigts. Pas sûr que j'en ai vraiment pour mon argent... Et je suis un peu choquée par un encart à la gloire de Ferrero qui ne dit pas son nom (aucune mention de publi-rédactionnel).

Neon magazine, étonnamment, c'est le magazine le plus plaisant à lire, avec plein d'articles fantaisistes ou instructifs, qu'il s'agisse de retrouver de vieux baba cool pas du tout fans de David Guetta à Ibiza, de revoir quelques principes pour bien se tenir à table, de suivre la balade en compagnie d'un âne sur les pas de Stevenson, de s'intéresser aux intersexués ou de comprendre les motivations des gens qui vivent dans le désordre, ...

Bref, en théorie, je fais sûrement typiquement partie de la cible de Clés et je suis trop vieille pour lire Neon magazine. Le problème, c'est que, malgré quelques tentatives via des dessins ou citations, Clés, ce n'est vraiment pas drôle, ça se prend au sérieux ! Alors que dans Neon, je trouve des sujets d'articles improbables, des angles amusants, des reportages agréables à lire sur des sujets qui ne me concernent pas du tout, et ça, c'est une vraie détente ! Bien sûr, je ne lis pas tout et je suis assez loin de leurs goûts musicaux mais quelle importance !

Et vous, vous en lisez des magazines en voyage ? Est-ce que vous découvrez des nouveaux de temps en temps ?

PS : article non sponsorisé bien sûr, j'ai tout payé et c'est cher, les magazines d'ailleurs !

08:45 Publié dans Livres & medias | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : lecture, magazines, elle, neon magazine, clés, psychologies magazine | |  Facebook | |  Imprimer

27/06/2012

De l'(in)utilité des lectures...

Ce week-end, j'ai fait de longs voyages en train. C'est l'occasion bienvenue de disposer de temps pour lire. Pas une raison pour ne se fixer que des lectures utiles, sérieuses, ... On a aussi envie de se distraire, ne pas se prendre la tête, découvrir, ... Malheureusement, le marchand de journaux propose assez peu de lectures passionnantes.

Je me rabats sans enthousiame sur Elle car lors de mes rares achats de ce magazine, je trouve souvent matière à partager avec vous. Pas grand chose à se mettre sous la dent cette fois :

- un témoignage vrai ou fabulé (rubrique "C'est mon histoire") sur les grands dangers de l'obsession de la balance pour la survie d'un couple : une prise de conscience qui pourrait être utile à bien des personnes qui ont besoin de "se désintoxiquer" de cet outil. Et on peut le lire en ligne (plusieurs "pages").

- un hallucinant smoothie quasi de science-fiction : alors que je pensais trouver peut-être une idée de recette sympa dans un paragraphe : "le smoothie de Miranda Kerr" (une top model), je lis : "protéines en poudre Sunwarrior, baies de goji, jus de noni, poudre Vitamineral Green, graines de chia, granulés de pollen d'abeille, poudre de cacao cru, baies d'açai" ! Elle ne serait pas légèrement obsessionnelle de l'alimentation santé, cette jeune femme ?! Je n'appelle pas ça de l'alimentation et je me demande où est le plaisir du goût là-dedans !

- un panier pour la semaine : des conseils pour un panier et des recettes pour toute la semaine (il s'agit de concurrencer le principe Hellofresh sans la livraison ?!) dont je doute que certaines se l'approprient intégralement. Juste une autre façon de présenter des recettes de cuisine en fait. Pour ma part, je note la pizzetta à la trévise et le poulet à la vietnamienne. Et ils sont sympas chez Elle, les recettes sont sur le site.

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Tout cela est quand même bien maigre. Autre choix, bien différent, Neon. Un magazine qui ne m'est pas destiné, puisque ciblant plutôt les trentenaires... J'avais découvert le numéro 1 car on m'y avait interviewée à propos de la mode des hamburgers et je l'avais trouvé plutôt sympa et avec des sujets originaux. Allons-y pour le numéro 2. Certes, ce n'est pas vraiment mon style globalement et c'est plein de savoirs inutiles (une page est même consacrée à ceux-ci) mais il y avait finalement pas mal de choses à lire.

Par exemple, dans mon champ d'intérêt, j'ai lu :
- un schéma humoristique sur le nettoyage du frigo qui participe peut-être indirectement à une certaine sensibilisation à l'hygiène alimentaire (?) ;

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- l'expérience de 5 jours de jeûne d'une jeune journaliste, narrée de façon vivante et précise quant aux sensations vécues jour après jour, qui devrait faire réfléchir sur leurs motivations ceux qui souhaitent s'adonner à cette pratique: en tout cas, ne le faites pas pour perdre du poids : comme elle l'écrit : 4 kilos perdus, dont 2 de muscles, et tous repris dans les 15 jours ! On peut en avoir un aperçu en video.

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Mais j'a lu aussi par exemple quelques conseils pour se faire apprécier de ses nouveaux collègues de bureau (même si je ne suis pas du tout concernée !) ou une interview d'un sérieux expert de l'analyse des foules de concerts rock (que je fréquente fort peu, et jamais dans la fosse !)...

Bref, lire, c'est comme le reste, ne le faisons pas que par utilité !

06/06/2012

Les régimes, une folie...et un business

La semaine dernière, Canal + diffusait un reportage consacré à "La folie des régimes". Une vision documentée sur les dégâts causés par les régimes et autres démarches souvent désespérées pour perdre du poids. Je n'ai pas vu l'émission tout de suite car je ne suis pas abonnée à Canal + mais, grâce à un instrument antique que certains d'entre vous ne connaissent peut-être même pas (!), le magnétoscope, j'ai pu regarder un enregistrement. 

L'émission dénonce à juste titre le gigantesque business des régimes et montre le désarroi des femmes qui sont entrées dans la spirale du yoyo qui les emmène vers un poids toujours plus haut. Toutes sortes de manières de manipuler les personnes en demande de minceur sont présentées et plus particulièrement les plus célèbres ou les plus dangereuses (car on peut aller jusqu' à mourir de son envie de maigrir...). Elles sont critiquées avec des témoignages de "victimes" à l'appui :

- le régime Dukan avec incursion chez des "Dukanautes" (au cours d'un pique-nique 100% protéines !) et dans l'"usine" à profit Dukan où il fait passer des "chargées de clientèle" pour une "armée de diététiciennes" (grand moment quand le centre téléphonique promet à une personne-testeuse de 180 kg qu'elle pourra perdre 110 kg. "Ce sera juste un peu plus long" et elle atteindra le poids souhaité précisément "le 15 juillet 2013" ! M. Dukan est loin de vouloir s'arrêter, quels que soient les critiques et rappels à l'ordre : il navigue entre conquête de nouveaux pays (convaincre les Italiens d'abandonner pâtes et pizza par exemple !) et espoir de faire du konjac (un aliment gluant 0 calorie mais aussi 0 intérêt gustatif, un des rares aliments qui ne me réjouit pas au Japon !) un nouveau miracle sonnant et trébuchant comme celui du son d'avoine.

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Interdit bien sûr quand on se lance dans le régime D ! 

- la merveilleuse réussite de Natur House : cette enseigne qui ouvre boutique sur boutique propose un suivi diététique gratuit (avec régime qui refuse de dire son nom et "journées choc" si la perte de poids promise tarde à venir). Mais cette "gratuité" s'accompagne de 40 euros de compléments alimentaires à consommer par semaine en ajout aux règles alimentaires prescrites...

- les compléments alimentaires et pilules diverses, souvent interdites en France (car très dangereuses) mais facilement disponibles, qui promettent un corps de rêve sans un pouce de gras.

- l'opération du "bypass' qui consiste à court-circuiter l'estomac et lui laisser une taille fort réduite qui empêche de manger plus que quelques bouchées. Mais les risques opératoires pendant et les risques de dénutrition après sont nombreux. Les personnes sans scrupule aussi...

L'émission fait assez froid dans le dos et le titre est vraiment approprié, c'est un comportement tout à fait irrationnel qui pousse de millions de personnes vers une quête toujours renouvelée de la minceur. Il renvoie d'ailleurs à un livre de Gérard Apfeldorfer paru il y a plusieurs années : "Maigrir, c'est fou !". Certains diront peut-être que l'on présente des cas extrêmes mais je ne crois pas quand je pense à tout ce que me racontent mes patient(e)s.

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Pilules et minceur : un couple à éviter...

Elle met en colère aussi contre tous ces individus/entreprises assoiffés de revenus (y compris dans le monde médical) qui profitent de la détresse des personnes qui ne supportent pas leur corps et sont prêtes à tout pour le changer.

Etant opposée aux régimes, néfastes pour le corps et la tête (et souvent aussi pour le porte-monnaie), je ne peux qu'approuver le contenu de cette émission et espérer que certaines personnes, après l'avoir vue, arrêteront les régimes. Mais je regrette qu'on n'y ait pas insufflé une note d'optimisme en évoquant plus précisément d'autres voies possibles pour perdre du poids comme celle des praticiens du GROS. La place laissée à ces solutions alternatives était vraiment limitée, avec une brève incursion, pas très optimiste, dans un groupe animé par Gérard Apfeldorfer et Jean-Philippe Zermati, Présidents d'honneur du GROS.

Suite à ce reportage, quelques éléments complémentaires :

- d'abord, une évidence : pour ne pas avoir à maigrir, commencez par ne pas grossir ! Ecoutez votre faim, mangez sans excès, savourez, apprenez à avoir du plaisir à manger tous les types d'aliments. Si vous mangez sans faim, demandez-vous à quel besoin cela répond.
- acceptez votre corps, apprenez à le respecter, l'apprécier et en prendre soin tel qu'il est.
- si vous avez du poids à perdre, refusez tout ce qui est une démarche manifestement commerciale promettant une perte de poids rapide. Et dites-vous qu'il n'existe pas de produit ou de recette miracle : si on vous annonce des résultats spectaculaires et rapides, méfiez-vous ! Ce qui compte c'est la perte de poids durable et raisonnable en fonction de vos spécificités. Il s'agit de comprendre pourquoi on a pris du poids pour travailler sur un changement durable et adapté de ses habitudes.

Si vous avez des questions ou remarques sur ces sujets, vous pouvez les poser en commentaires bien sûr.

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