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19/02/2015

Dans la famille gâteaux, je choisis Pascale Weeks !

Je suis une diététicienne gourmande. J'adore les gâteaux, les pâtisseries, les desserts et je m'efforce de leur garder de la place assez souvent. Parmi mes douceurs maison favorites côté pâtisseries :

Il y a le gâteau au yaourt, que je décline à l'infini en changeant la farine, le sucre, la matière grasse, les ajouts.... et j'ai vu de nouvelles déclinaisons à expérimenter dans le dernier Zeste Magazine.

Il y a les tartes aux fruits, un bonheur en chaque saison, et j'ai trouvé mon bonheur côté base avec les pâtes à tarte d'Edda Onorato.

Il y a le gâteau chocolat-courgettes de Clotilde Dusoulier qui est devenu pour Monsieur LA référence de gâteau au chocolat.

Et il y a les cakes, les gâteaux tout simples mais si délicieux que depuis quelques années les pâtissiers chic appellent gâteaux de voyage. Je me suis rendue compte que, depuis quelque temps, quand j'ai l'idée de faire ce type de gâteau, à partir d'un ingrédient, pour un événement... je me tourne vers Pascale Weeks :

-soit son livre Cookies, muffins & co où il y a bien d'autres tentations que celles du titre...

J'ai ainsi fait et refait son délicieux cake au citron ("Lemon drizzle cake"), et je l'ai notamment servi lors de mes "braderies". Une des ses réussites est le sirop de citron que l'on verse sur le gâteau encore chaud, qui renforce l'arôme global du gâteau.P1110316.JPG

J'ai aussi transposé ce gâteau avec de l'orange et ce fut aussi un régal.

Ayant des noisettes en quantité sous la main, j'ai trouvé sur son site une vieille (presque 10 ans !) mais toujours parfaite recette de gâteau aux noisettesmoelleux et au goût bien marqué, que j'ai réalisé en miniature (avis aux personnes qui doivent manger sans gluten, les noisettes remplacent la farine donc ce gâteau est sans gluten).

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En quête de recette pour utiliser une pâte de marrons la semaine dernière, je suis tombée sur une recette d'Ardéchois (que je n'ai pas mis dans sa boite) qui s'est avérée étonnamment légère, que j'ai accompagné d'une crème de marrons maison (NB : j'ai mis de la pâte de marron à la place de la crème de marron et ajoutée une infime quantité de sucre en plus). 

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Pourquoi revenir ainsi toujours ou presque vers Pascale ? Parce que ses recettes, outre le fait qu'elles sont bien appétissantes, sont claires, détaillées et fiables. Elle a fait le boulot pour nous : souvent elle a fait des essais nombreux pour trouver la meilleure recette... Donc, si on suit les indications, les risques de rater sont quasi inexistants et le résultat est délicieux.

Hasard du calendrier, Pascale a justement publié il y a deux jours sur 750g, le site dont elle est rédatrice en chef, des conseils fort utiles et concrets sur la réalisation des cakes.

Et vous, avez-vous des références livresques ou bloguesques en matière de pâtisserie ?

11/02/2015

Petite épicerie anglaise lorgnant vers l'Italie...

Je vous ai déjà parlé du livre de Marie Grave sur l'épicerie du Royaume-Uni. J'y avais repéré depuis un moment une recette de salade hivernale à la poire et au Stilton, un fromage bleu anglais. Je me mets en quête du dit fromage à associer avec poire, noix et salade. Et voilà que je tombe dans régal sur une recette de pizza (pas très traditionnelle diraient les puristes...) aux épinards, gorgonzola et poire. Je décide de remplacer le gorgonzola par du Stilton.

Du coup, je propose deux versions du quatuor poire-Stilton-épinards-noix :

- en salade,

- en pizza.

La salade, avec des poires crues et cuites, était absolument délicieuse, bravo Marie pour la recette.

La pizza, avec des épinards poêlés, était très bonne aussi mais j'ai encore des progrès à faire en pâte à pizza maison (et léger manque de cuisson)...

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Et vous, quels furent vos récents plaisirs gourmands de saison ?

 

 

04/02/2015

Connaissez-vous Thomas d'Ansembourg et l'intériorité transformante ?

Thomas d'Ansembourg est un auteur, conférencier, thérapeute belge, spécialisé dans la "conscience non violente" telle que nommée sur son site, en lien avec un domaine communément appelé communication non violente (CNV). Il est notamment l'auteur d'un livre dont je parle souvent à mes patients que je sens dans certaines difficultés relationnelles, “Cessez d’être gentil, soyez vrai - Etre avec les autres en restant soi-même” (2001). Je le connais de réputation depuis plusieurs années, je trouve ses propos très intéressants et j'ai eu la chance d'assister pour la première fois à une conférence qu'il animait la semaine dernière à Paris. Conférence à l'initiative de l'Association Française pour la Communication Non Violente, accessible pour un prix très raisonnable de 14 euros vs des experts ou pseudo gourous qu'on voit régulièrement demander bien davantage...
 
La conférence était très riche et stimulante, mettant l'accent sur une notion fondamentale pour lui, l'intériorité transformante. Se relier à son intériorité est parfois évacué car on croit que cela doit être associé à une religion, or, ce n'est pas nécessairement le cas et, a contrario, on peut pratiquer une religion sans se mettre dans cette position. "S'asseoir régulièrement sur la chaise de l'intériorité transformante" permet, affirme Thomas d'Ansembourg, de voir autrement ce qu'on a regardé, de remettre en question des positions. Il a donc vivement incité à ralentir, s'asseoir, faire silence pour "laisser le seau du discernement descendre dans le puits de la connaissance infinie". Il a d'ailleurs indiqué que ces moments d'arrêt existent dans toutes les traditions. Mais aujourd'hui ? Est-ce que l'on n'est pas bloqué individuellement et/oucollectivement  selon la formule tellement évidente de Paul Watzlawick : "Si l'on fait ce qu'on a toujours fait, on obtient ce qu'on a toujours obtenu". 
 
Il nous a montré par un petit "jeu" avec notre voisin de siège que l'on pouvait vivre un profond contentement dès lors qu'on répondait à nos besoins fondamentaux de relation à soi, à l'autre, à l'univers. Mais beaucoup de personnes se sont éloignées de leur chemin de vie et se sont bloquées dans des enfermements et des automatismes qui les rendent malheureuses. Et très souvent mettent en place des mécanismes compensatoires (tabac, alcool, ...), abusent des autres, sont agressifs, malveillants, développent des comportements avides.
 
Car selon cet homme souvent percutant dans ses formulations, "on a davantage appris à compenser le mal-être qu'à vivre le bien-être". Il a souligné certains pièges dans lesquels on tombe fréquemment :
- le faire sans répit et l'avoir plutôt que l'être, ce qui nous entraîne dans une course perpétuelle qui nous épuise et épuise la planète,
- la culture du malheur, l'habitude de se plaindre plutôt qu'être joyeux et se réjouir de ce qu'on a.

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Mais, bonne nouvelle, on peut "se réaligner sur son chemin de vie" par un apprentissage progressif, en commençant par s'apporter de la douceur à soi-même, par nourrir son intériorité transformante avec, selon les préférences de chacun, de la beauté, de la joie, de la nature, du lien, de la méditation, de la simplicité..., par développer un rapport pacifié avec le temps. Et Thomas d'Ansembourg affirme que cela est le contraire de l'égocentrisme car "un citoyen pacifié devient un citoyen pacifiant". Avec à l'appui une citation de l'écrivaine Christiane Singer "Dans ce monde qui se dessèche, si nous ne voulons pas mourir de soif, il nous faudra devenir source". 
 
Pourquoi cela me parle ?
 
- Je vois chaque jour des personnes qui compensent un mal-être, tel que le décrit Thomas d'Ansembourg, par une surconsommation ou une sous-consommation alimentaire.
- Il a commencé sa conférence en disant "il n'y a pas de fatalité. Notre capacité à nous transformer et à transformer le monde est aussi puissante qu'ignorée, il suffit de réapprendre" : cela me rappelle ce que je dis dans mon domaine à de nombreuses personnes qui me consultent : il n'y a pas de fatalité, on peut faire la paix avec la nourriture, il faut juste y aller à son rythme, étape par étape.
- J'ai le sentiment d'avoir entamé moi-même une part de ce travail pour revenir sur mon propre chemin et de le vivre très joyeusement, dans le bonheur de la rencontre avec l'autre et du ralentissement.
 
Et vous, que vous évoque ce compte-rendu ?
 
Si vous voulez avoir  un (long) aperçu du Monsieur, j'ai trouvé en ligne la captation d'une conférence de 2014 sur les rapports homme-femme.
 

22/01/2015

Ces livres qui me surprennent et me font cuisiner - Episode 2 : Retour vers la cuisine

Rappel : Quand on a quelques relations amicales dans le monde gastronomico-culinaire, il y en a parmi elles qui sont des personnes talentueuses et courageuses qui écrivent des livres de cuisine ou les éditent. Et qui parfois me les offrent, avec probablement la légère arrière-pensée que je vous en parle, en tant que "blogueuse influente" comme on me qualifia un jour.

Il se trouve que j'ai ainsi reçu récemment trois livres de cuisine que, soyons honnête; je n'aurais vraisemblablement pas achetés ! Alors qu'ils se sont révélés finalement fort appétissants et plein de recettes en phase avec mes goûts culinaires ou propices à faire de délicieuses découvertes. Je les ai donc truffés de marque-pages pour repérer les nombreuses recettes à essayer.

Le deuxième de ces livres, c'est Retour vers la cuisine, de Claire Pichon, chez Marabout.

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Claire, que j'ai le plaisir de voir assez régulièrement autour de savoureux déjeuners, m'avait parlé de son livre il y a plus d'un an, d'abord de façon mystérieuse, puis plus précise, évoquant un livre de recettes des différentes décennies du vingtième siècle. J'étais curieuse de le découvrir. En même temps, je n'étais pas sûre d'avoir envie de me plonger dans une rétrospective de plats traditionnels. Je l'ai regardé brièvement sans me décider à l'acheter. Mais, belle surprise, elle m'a offert le livre à l'occasion de son lancement. Je me suis plongée dedans et si, clairement certaines recettes ne m'attirent pas trop comme la tourte au pigeon (mais on verra au fil du temps...), j'en ai identifié beaucoup que je tenterais bien au fil des saisons. Et j'ai par ailleurs beaucoup aimé plusieurs aspects :

- la possibilité de découvrir ou se remémorer de quelle période date chaque recette, d'en approcher des inconnues, d'en détailler des peu familières, d'en retrouver avec amusement des fort proches, replacées dans leur époque, du taboulé aux brownies, du soufflé au fromage à la paëlla.

- le fait de replacer chaque recette dans le contexte d'époque, la façon dont elle a été créée, avec une remarque, une anecdote...

- le hors-recette de chaque décennie : la musique, les thématiques spécifiques associées (le cake "pauvre" des temps de guerre...).

- les jolies et sobres photos d'Emilie Guelpa alias la créatrice du délicat blog Griottes.

Tout cela fait qu'on part pour un joli voyage temporel avant même de cuisiner.

Ceci dit, je me suis quand même mise en cuisine et j'ai commencé par trois desserts :

- un dessert que je ne connaissais pas, qui m'a séduite par son histoire et sa composition de saison : le chabraninof, un dessert des années 40 : des pommes confites et flambées avec de la glace de vanille et un peu de pralin (touche de Claire). Tout simple mais diablement efficace, on s'est régalés. La preuve : Monsieur a réclamé de le revoir vite !

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- un autre, célébrissime, repéré dans les années 70, que je pensais réaliser depuis longtemps sans m'y mettre, la poire Belle Hélène. Délicieux aussi.

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- encore un autre, un classique que je n'avais pourtant jamais fait, une tarte aux pommes grillagée, datée années 50, pas tout à fait réussie par manque de pâte, néanmoins délicieuse.

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Ces premiers essais valident ce que je pressentais et qui est évidemment essentiel dans un livre de cuisine, plat célèbre ou non, que la recette soit fiable : c'est validé (connaissant un peu l'auteure, je n'avais pas trop de doute...). En ligne de mire, le koulibiac, la cuisine de restriction, le fondant au chocolat, ...

Retour vers la cuisine, Claire Pichon et Emilie Guelpa, éditions Marabout.

 

16/01/2015

Ces livres qui me surprennent et me font cuisiner... Episode 1 - l'épicerie du Royaume-Uni

Quand on a quelques relations amicales dans le monde gastronomico-culinaire, il y en a parmi elles qui sont des personnes talentueuses et courageuses qui écrivent des livres de cuisine, les éditent, ... Et qui parfois me les offrent, avec probablement la légère arrière-pensée que je vous en parle, en tant que "blogueuse influente" comme on me qualifia un jour...

Il se trouve que j'ai ainsi reçu récemment plusieurs livres de cuisine que, soyons honnête; je n'aurais vraisemblablement pas achetés. Alors qu'ils se sont révélés finalement fort appétissants, pleins de recettes en phase avec mes goûts culinaires ou propices à faire de délicieuses découvertes. Je les ai donc truffés de marque-pages pour repérer les nombreux plats à essayer.

Le premier, c'est l'Epicerie du Royaume-Uni, de Marie Grave dans la série des Epiceries du monde, aux Editions La Plage.

Rien qui pouvait m'attirer a priori. Je ne suis pas spécialement fan de la nourriture anglaise, je ne cours pas les épiceries britanniques pour remplir mon placard culinaire... Mais je sais cette collection joliment faite. Quand j'ai reçu le livre, j'ai eu la surprise d'avoir envie de réaliser quasiment toutes les recettes ! Il faut dire que, si les ingrédients sont anglais, les plats proposés sont actuels et accessibles sans trop d'excentricité. J'ai commencé par un ingrédient que je connais plutôt bien, même si je le cuisine assez peu, les flocons d'avoine. J'ai réalisé un savoureux crumble pomme-poire, les flocons d'avoine étant tout à fait propices à un crumble croustillant.

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Puis de plus originales galettes de légumes où j'ai, suivant la recette, mis entre autres, des choux de Bruxelles, mes nouveaux amis... Avec pomme de terre et carotte. Excellent !

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Enfin, j'ai préparé des biscuits aux noisettes et flocons d'avoine très plaisants, qui ont parfaitement accompagné une mousse au chocolat au réveillon.

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Il y aussi le thé Earl Grey, la moutarde anglaise, le stilton... Plein de jolies recettes en perspective.

Connaissez-vous cette collection Epiceries du Monde où il y a déjà eu le Liban, l'Inde, ... ?

Pratiquez-vous régulièrement ou occasionnellement de votre côté les ingrédients britanniques ?

05/01/2015

Repas festif, multicolore et (quasi) végétarien avec Ottolenghi

Cette année, comme je l'ai raconté, je n'étais pas en charge du repas de réveillon du 31 décembre, contrairement aux années précédentes. Les festivités familiales ayant par ailleurs été anticipées, Noël n'a pas donné lieu à un dîner particulier (mais on a bien mangé comme tous les jours !).

Toutefois, le 25, disposant de temps, j'ai eu envie de concevoir un repas sortant de l'ordinaire. Comme souvent, j'aime bien me fixer une contrainte (une couleur, des ingrédients...). Je me suis dit que j'allais essayer de me centrer sur un livre d'Ottolenghi* (par ailleurs restaurant londonien où je m'étais régalée) que j'avais fait venir du Québec (pour en avoir une version française, je suis assez flemmarde avec les recettes en anglais...), Plenty, pas encore vraiment utilisé. C'est une cuisine originale, qui a beaucoup de goût, utilisant de multiples ingrédients, herbes et épices.

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Plenty est un livre de recettes végétariennes et cela m'a donné l'envie de faire un repas qui le soit. De plus, en le feuilletant, j'ai trouvé qu'il était plein de recettes colorées et je me suis fixée une autre contrainte, que le repas soit multicolore. Pas juste coloré, non, mais avec chaque plat d'une couleur différente. Donc, une triple contrainte (choisie) : végétarien, ottolenghien et multicolore !

j'ai choisi les plats, fait les courses (en renonçant parfois à quelques ingrédients, par exemple trois sauces soja différentes pour un plat) Cela m'a pris un peu de temps en cuisine mais le résultat s'est avéré très satisfaisant et remplissant les conditions fixées à deux exceptions près. Le dessert ne provenait pas du livre (tout en étant végétarien, le cas de la plupart des desserts !). Et il y a eu un amuse-bouche non végétarien : un tarama d'oursin car j'avais eu l'opportunité d'en trouver dans une épicerie méditerranéenne récemment découverte, Agrology et eu envie de le faire goûter à Monsieur, grand amateur d'oursins.

Les plats furent donc les suivants (servis en simultané) :

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- rose et vert : tarama d'oursin sur endive (coupé sur la photo),

- rouge : salade aigre-douce d'endive rouge , trévise, grenade, ricotta et sirop d'orange,

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- noir : tofu au poivre noir,

- blanc : riz,

- brun-vert : salade de lentilles au céleri et noisettes,

- orange : courge rôtie avec sauce à la citronnelle,

- jaune : coings confits (dessert).

 

On s'est régalés, une nouvelle preuve qu'il n'y a pas nécessairement besoin de viande ou poisson pour cela. Avec, pour ma part, une mention particulière pour la salade rouge et le tofu.

Et vous, vous fixez-vous parfois des contraintes pour composer vos repas ? Avez-vous déjà fait des repas festifs et végétariens ?

 

*Deux autres livres de Yotam OTTOLENGHI & Sami TAMIMI ont été traduits en français : Jerusalem et le Cookbook

 

03/12/2014

Des livres, des mets mais pas des recettes...

Les fêtes approchent, vous cherchez peut-être des cadeaux. Pour ma part, ils tournent souvent autour de la gourmandise, à savourer, à vivre, à se rappeler. Mais, même si c'est moins fort qu'avant, il y a aussi mon amour des livres qui est toujours là. Et j'adore les livres qui parlent alimentation, nourriture, gastronomie, non à travers des recettes mais sous l'angle d'histoires humaines, de transmission, de parcours, de souvenirs... Dans ce domaine, je me suis régalée dernièrement avec quelques merveilleux ouvrages. Et je ne dis pas cela parce que j'ai la grande chance de connaître certains de leurs initiateurs...

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L'ami intime, un musée imaginaire du pain, de Jean-Philippe de Tonnac et Anne Le Cozannet-Renan

J'ai plongé dans ce livre avec étonnement, émerveillement, passion. J'adore le pain, je connais sa place dans notre histoire, mais je n'imaginais pas vraiment à quelle richesse artistique il avait donné lieu. C'est un recueil de tableaux, photos... de toutes époques, très joliment et intelligemment commentés par les auteurs. Rien que dans l'introduction, on lit de fort belles choses écrites par l'écrivain Christian Bobin, notamment cette jolie phrase : "Le pain est un ange, le plus petit, tout au bas de l'échelle des anges. Enlevez-le et il n'y a plus d'échelle". Cheminer dans ce livre est un bonheur mais me renvoie aussi à la tristesse de voir des personnes se priver de bon pain par peur de grossir ou phobie du gluten..

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Le prolongement du geste, de Laurent Dupont

Il y a presque deux ans, lors d'un déjeuner, Laurent, que je connais un tout petit peu, auteur d'un blog gourmand, a parlé d'un projet de livre sans en dire beaucoup plus. Puis je l'ai suivi au fil des réseaux sociaux faire le tour de France de chefs en vue. Sans davantage de détails. Et voilà le résultat, original, un livre très beau visuellement (Laurent Dupont est photographe) et beau aussi dans ses textes, où chaque chef raconte son lien à un ustensile de cuisine, qu'il a choisi et qui est photographié. On se promène d'un chef à l'autre, on s'intéresse à la relation que chacun(e) a avec un ustensile, on savoure chaque histoire et on a envie que le plaisir de lire et regarder se prolonge lui aussi.

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Les Petits Précis Polenta et Parmesan, d'Alessandra Pierini : il s'agit de tout petits livres de la nouvelle maison des Editions du Pétrin, lancée par Emmanuelle Mourareau, passionnée d'Italie, de mots et de mets. Et ce sont des récits à la première personne de petites tranches de vie d'Alessandra Pierini, la passionnée et passionnante patronne de l'épicerie RAP à Paris. autour de ces produits si italiens. Il y a quelques recettes mais ce n'est pas l'essentiel. L'important, ce sont les jolies évocations personnelles, les histoires familiales que ces produits évoquent à Alessandra. Et elle en a beaucoup d'autres à partager : après le parmesan et la polenta, sont attendus le prosciutto di Parma, le pesto...

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Et vous, aimez-vous ces livres qui tournent autour de la cuisine et des aliments autrement que par des recettes ?

 

L'ami intime, un musée imaginaire du pain, Flammarion, 35 euros

Le prolongement du geste, Keribus éditions, 29,90 euros

Petits précis, éditions du Pétrin, 11 euros l'un

NB : j'ai payé tous ces livres

03/10/2014

Cuisine Naturelle, j'aime ou pas ? Et est-ce la question ?

Je vous parlais avant l'été des magazines de cuisine.  A côté de titres bien installés, certains ne vont pas plus loin que quelques numéros (J'ai Faim par exemple), d'autres apparaissent régulièrement. Ainsi, j'ai vu quelqu'un annoncer sur internet la sortie de Cuisine naturelle. J'ai un peu ricané sur le décalage de la Une entre le positionnement "sain, bio et éthique" et l'annonce d'une "detox" qui surfe sur les tendances minceur...
 
Mais bon, étant curieuse, j'ai quand même acheté le numéro 1. J'ai un peu fait la grimace sur le prix, 4,50 euros.
 
J'ai apprécié d'y trouver le récit d'un atelier d'Ona Maiocco, de trouver des pages sur la chocolatomane Laurence Alemanno, de lire une interview du sociologue Claude Fischler (où je n'ai pas appris grand chose. je connais trop bien ses travaux). Quant aux recettes, je déborde de stock puisé dans les livres, les blogs...Celles qui sont proposées ne sont pas antipathiques mais je n'ai pas vraiment tilté pour me précipiter en cuisine.

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Malgré un certain manque d'enthousiasme sur le premier numéro, j'ai acheté le deuxième (un peu l'angoisse du passage chez le marchand de journaux avant un voyage en train : tant d'offre et si peu d'envie...).

Même ressenti : des articles assez intéressants, une série sympa sur la cuisine nomade par Martine Camillieri, quelques infos utiles. Mais pas d'emballement, de jubilation (ceci dit, est-ce l'effet attendu d'un magazine de cuisine ;-) ?)
 
Finalement, au global, je me dis que je ne suis peut-être pas trop dans la cible. Entre beaucoup d'éléments que je connais ou pratique déjà (par mes habitudes et mon métier...) et ce qui ne m'intéresse pas vraiment, je ne m'y retrouve pas complètement. Cela ne veut pas dire que ce n'est pas intéressant. C'est sûrement un magazine qui peut faire évoluer des habitudes vers une cuisine plus saine, vers un usage du bio, de nouveaux ingrédients ou manières de cuisiner. Je me sens un peu à mi-chemin : je ne fais pas (plus) partie des personnes qui doivent réapprendre à cuisiner, découvrir le bio, s'interroger sur ce qu'elles mangent... mais je n'ai pas forcément envie de passer au compost, aux produits intégralement maison, au déshydrateur...
 
Et vous, avez-vous vu, lu, entendu parler de ce magazine ?
 
 
Cuisine naturelle (site pas très à jour, annonçant encore le 1er numéro...), tous les deux mois
 

30/09/2014

Au revoir septembre, bonjour octobre et l'automne !

Pour cause de rythme un peu différent pendant les vacances, j'ai dérogé à mes petits bilans mensuels. Du coup, je me rattrape avec un bilan mordant un peu sur fin août.

Alimentation, culture et agriculture

Carlo Petrini (fondateur de Slowfood) : "Manger est le premier acte agricole, et il peut être un acte poilitique". 

Pierre Rabhi, paysan et philosophe, dans Kaizen Magazine : "« Terre mère, terre nourricière » n’est pas une métaphore poétique, c’est une réalité absolue".

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J'ai bien aimé cette émission de France Inter sur le manger et l'identité.

J'ai découvert cette carte à explorer selon ses envies sur la belle et diverse géographie du patrimoine céréalier en France : je connais un certain nombre de spécialités mais j'ai par exemple découvert (mais pas encore goûté) le pastéchou, une brioche bretonne aux pruneaux. 

Corps et esprit

Une intéressante interview du psychiatre Christophe André dans l'Express sur les interactions entre le corps et l'esprit, qui rejoint le travail que je fais avec certains patients sur l'apprentissage de l'accueil des émotions (pour qu'elles ne fassent plus manger...)

Parisianisme

J'ai aimé cet autre plan qui repère les lieux théophiles de Paris, qu'il s'agisse de salons de thé, comptoirs, ...

Je suis depuis le début plutôt sceptique sur le fastueux concept de la "Jeune Rue" qui prétend réapprendre aux Parisiens à bien manger. Je ne demande qu'à réviser mon a priori mais ce n'est pas cet article du Monde qui va m'aider...

Parmi les annonces gastronomiques de rentrée du Figaroscope, j'ai surtout retenu l'ouverture de la très bobo-chic Epicerie Générale à deux pas de mon cabinet et y ai déjà fait quelques petites emplettes, en regrettant le règne quasi général du sans gluten dans leurs pâtisseries.

Corps, minceur et surpoids

J'ai bien aimé cet article sur le fantasme du bonheur associé à la perte de poids : bien sûr, il ne s'agit surtout pas de renoncer à trouver un juste poids où l'on se sent bien. Mais il ne faut pas non plus imaginer que la perte de poids règlera  tous les problèmes et créera une vie merveilleuse... 

J'ai été effarée (et je n'ai pas été la seule) par la nouvelle campagne de la marque de luxe Marc Jacobs montrant un mannequin livide et squelettique. Même si cette image en particulier est extrême et visait peut-être justement à créer la réaction, on ne peut pas méconnaître l'influence des images de maigreur dans la mode en ce qu'elles créent un nouveau référentiel de beauté inconscient.

Citation

"C'est en forgeant qu'on devient forgeron et en se gourant qu'on devient gourou" !

Auto-promo !

On peut m'apercevoir deci-delà

J'ai été interrogée avec d'autres par Terra Eco sur les moyens de reconnaitre concrètement le fait maison au restaurant (car ce n'est pas vraiment la loi qui le permettra...)

Véronique, la dynamique initiatrice d'Amoureusement Soupe, grande fête montmartroise de la soupe maison, m'a demandé de parler soupe et j'ai un peu raconté ma vie avec la soupe en huit épisodes...

J'ai écrit un article sur le sommeil sur le blog En aparté consacré à l'équilibre vie professionnelle-vie privée car c'est un sujet vraiment fondamental selon moi, à ne surtout pas négliger...

Le magazine féminin Marie-France m'a interviewée sur ces femmes qui ne se voient pas grossir (parce qu'elles oublient de penser à elles, ou qui ne veulent pas le voir parce qu'elles ont d'autres priorités à certains moments de leur vie,...) (l'article n'est pas en ligne, du moins pour l'instant).

J'avais aussi été interviewée sur la problématique, mal vécue par beaucoup, du manger seul(e) mais la journaliste de Psychologies, sans doute confrontée à trop d'intervenants, ne m'a finalement pas citée. A la place, on peut relire ces billets sur les repas solitaires chez soi ou au restaurant.

Lectures

Je vous avais parlé de différents aspects de mon été via mon petit feuilleton de fin août. Comme je l'avais annoncé, j'ai déconnecté des réseaux sociaux pendant plus d'un mois. Cela permet d'éviter des poussées d'adrénaline face à des informations énervantes, d'être plus calme et d'avoir davantage de temps pour lire (des livres). J'ai particulièrement adoré deux livres qui, pour une fois, n'ont rien avoir avec mon domaine de passion professionnelle :

- la Saga Maeght de Yoyo Maeght : je connais la Fondation Maeght depuis fort longtemps, j'y ai fait de merveilleuses visites, j'aime l'art moderne mais je craignais un livre un peu ennuyeux et documentaire. C'est tout le contraire et c'est une plongée palpitante au cœur de l'histoire d'une famille en prise directe avec l'histoire de l'art et pleine de passions violentes.

- Petits poissons, de Simon Leys : un ami grand connaisseur de l'Asie nous a offert ce livre et ces petites chroniques à la fois profondes et spirituelles sont un grand ravissement.

Et vous, que retenez-vous de cette fin d'été ?
 
 

25/09/2014

Le coing, début réussi, merci Clea !

Le coing, je crois que j'en avais assez rarement mangé. Quelques rares fois dans des plats, très occasionnellement de la pâte de coing ou de la gelée. Jamais dans ma famille, jamais acheté. Mais Monsieur est très fan. Alors, quand j'ai vu le nouveau livre de Clea, je me suis précipitée pour l'acheter : de quoi nous faire plaisir à tous les deux : la rhubarbe pour moi, le coing pour lui. Comme on est ouverts et tolérants, on accepte aussi les préférences de l'autre ! Et les recettes de coing font saliver...

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Je prévoyais donc de découvrir la cuisine du coing à l'automne d'ici quelques semaines. Et voilà que samedi, passant à l'Epicerie Générale, lieu chic et bio nouvellement installé tout près de mon cabinet (pour le possible malheur de mon portefeuille..), je vois des coings. Et aussi des petites poires Louis Bonne dont "Mingou Mango" avait parlé et des kiwaïs que je découvre avec gourmandise, c'est délicieux.

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Emportée par mon élan, j'ai eu envie de préparer deux desserts différents, servis en petite quantité. N'ayant pas vraiment anticipé, j'ai choisi deux recettes réalisables avec les moyens du bord :

- un tout simple gâteau aux coings, recette du blog (j'ai à peu près suivi la recette, mais avec des petites variations d'ingrédients, de l'huile d'olive à la place de la margarine et un petit tiers de farine de sarrasin en complément de la farine de blé.

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- des coings farcis au croustillant de noisettes, recette très appétissante du livre (croustillant avec noisettes, pâte de noisette, flocons de céréales...) (euh, résultat pas très photogénique !).

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Les coings manquaient un peu de goût ou de mûrissement mais c'était globalement très bon et je compte bien multiplier les essais avec ce fruit. Merci à Clea pour les conseils d'épluchage, parfaits, et pour son inspirante gourmandise.

Qui a dit qu'il n'y avait que les fruits d'été ?!